(In)visibles : les expériences des femmes racisées lesbiennes/gaies et bisexuelles face au racisme sexuel en contexte de dating au Québec
Notice bibliographique
Résumé
Le racisme sexuel (RS) renvoie à une forme de discrimination qui mène au traitement différencié des personnes racisées (qui ne sont pas blanches) dans le contexte de la sexualité et de l’intimité. Le RS limite leur accès au développement de relations significatives en contexte de dating, mais il contribue aussi à soutenir une hiérarchie raciale (Bedi 2015, 2019). Le RS se manifeste par le rejet sexuel basé sur la race, l’attribution de stéréotypes ethnosexuels et la fétichisation raciale (Plummer, 2007). Alors qu’il découle du racisme qui est davantage condamné socialement, la reconnaissance du RS demeure un sujet contentieux, et ce, même au sein des communautés de la diversité sexuelle et des genres. Justifiée sous le prétexte de préférences raciales inoffensives, cette discrimination engendre de lourdes conséquences pour les personnes qui y sont confrontées puisqu’elle reflète les rapports de domination déjà existants en société (Callander et al., 2017; Smith et al., 2022; Ruez, 2017). Depuis une dizaine d’années, l’enjeu est davantage étudié auprès des hommes des communautés de la diversité sexuelle alors que les réalités des femmes demeurent peu documentées. Pourtant, ces dernières font face simultanément au racisme, à l’hétérosexisme et au sexisme. Qu’en est-il de leurs expériences? À l’aide d’une approche critique de la race et ancrée dans le féminisme intersectionnel, cette étude qualitative s’intéresse aux façons dont les manifestations du RS sont vécues par neuf femmes racisées, soit sept qui s’identifient comme étant bisexuelles et deux qui s’identifient comme étant lesbiennes/gaies. Les conséquences du RS, ainsi que les stratégies déployées pour y faire face sont explorées. Nos résultats suggèrent que les rapports genrés au sein du dating engendrent un rejet plus implicite entre femmes, comparativement aux manifestations très explicites perpétrées en contexte hétérosexuel. Les participantes font face à peu de rejet sexuel basé sur la race, mais l’ensemble rapporte avoir été fétichisé, objectifié sexuellement et avoir fait l’objet de stéréotypes rigides. Par leur altérisation, elles rapportent être davantage visibles et désirées comme partenaires sexuelles, et souvent invisibilisées comme partenaire romantique. De plus, le sexisme auquel elles font face accroit leurs risques d’être exposées à d’autres formes de violence, plus spécifiquement aux violences à caractère sexuel. De ce fait, leur expérience du dating est indissociable de leur racisation et de l’intersection de leurs identités minorisées. Face aux nombreuses conséquences qui découlent du RS, leur hypervigilance et leurs efforts constants pour s’en protéger occasionnent une charge mentale spécifique à leurs réalités, soit une charge raciale (Soumahoro, 2020). Malgré le contexte social dans lequel elles existent qui soutient le racisme systémique, la capacité des participantes à faire preuve d’agentivité est indéniable et s’est manifestée par leurs diverses stratégies de prévention, d’adaptation et de résistance. Les résultats qui ont émergé gagneraient à être approfondis au sein de futures recherches afin de permettre le développement de services adaptés aux besoins de cette population invisibilisée. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : racisme sexuel, fétichisation raciale, dating, lesbienne, bisexuelle, intersectionnalité, féminisme intersectionnel, théorie critique de la race, femmes racisées, diversité sexuelle, communautés LGBTQ+
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,015 | 0,005 |
| Communication savante | 0,004 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,010 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».