La stratégie sénégalaise du faire faire et la construction du sens de la gouvernance de lâéducation non formelle
Notice bibliographique
Résumé
Ces trois dernières décennies, les systèmes éducatifs du monde ont subi de grandes transformations axées sur la recherche de plus de pertinence et dâefficacité en relation avec lâévolution globale de la société (Mundy, 2005; Lessard, 2000; Farrell, 1997). Ces évolutions ont pris, entre autres formes, celle dâun mouvement de décentralisation de lâoffre éducative (Mons, 2004) considérée par plusieurs chercheurs comme une forme de privatisation. Aujourdâhui, la manière dont la politique de décentralisation a été menée est remise en question par certains au motif que (1) la faible capacité financière dâun bon nombre dâÃtats en cause les a amenés à accepter des politiques recommandées, pour ne pas dire imposées, par des instances supranationales et aussi devant le constat que (2) plusieurs années plus tard, les fruits promis du changement sont encore attendus (Daun, 2007).\nDans le cadre de la présente thèse, nous nous sommes intéressé à lâexpérience sénégalaise de décentralisation de lâéducation. à partir des années 1990, ce pays, confronté comme les autres pays dâAfrique au sud du Sahara à une profonde crise de son système éducatif, a initié une réforme décentralisatrice (Pelletier, 2001; ADEA, 2001). Nous avons, plus précisément, étudié la stratégie du faire faire quâil a alors mise en place. Présentée comme une stratégie prometteuse, voire exemplaire, au cours de ses premières années de mise en Åuvre (ADEA, 2004), le faire faire fait aujourdâhui face à des critiques acerbes (Charlier & Faye 2005; Clemons, 2007). Convaincu quâune compréhension de la construction du sens de cette initiative aiderait à mieux la cerner, nous lâavons analysé à la lumière de perspectives critiques et de dé/re/construction du sens donné par les acteurs (Ball, 1994 et 2006; Weick, 1995 et 2001; Spillane, 1998 et 2000). Nous avons, pour les besoins de cette analyse, observé et interrogé près dâune centaine dâacteurs impliqués dans ladite stratégie.\nLe traitement de lâensemble des données recueillies dans le cadre de la recherche a permis de préciser le sens que les principaux acteurs donnent à lâinitiative, de constater lâabsence dâun sens partagé, voire le conflit entre des sens divergents attribués à cette initiative. Ainsi, si le discours qui porte la stratégie tente dâinscrire le projet dans une dynamique de participation et dâimplication des acteurs, une observation poussée montre une toute autre direction, celle dâune inscription dans une dynamique de marchandisation et dâune application aveugle de ses impératifs (Charlier, 2003). Lâétude des structures et des règles de fonctionnement de la stratégie telles quâelles sont présentées dans les documents officiels dévoile, du reste, une organisation et des orientations de type bureaucratique et centralisé. Lâanalyse du sens du faire faire nous a, de fait, ouvert à la confrontation des deux modèles, de « type démocratie de participation » et de « type démocratie marchande », décrite par Lessard (2006) dans son analyse des principales tendances dâévolution de la gouvernance de lâéducation. Les promoteurs du faire faire ont alors beau proclamer pour se dédouaner que le projet est bon, mais que lâimplantation est mauvaise parce que les moyens ne suivent pas les intentions proclamées ou encore que les populations ne sont pas prêtes pour le changement : Il reste quâils se sont très peu préoccupés du sens quâune telle initiative a pour les acteurs à la base, or câest vraisemblablement une des raisons des problèmes rencontrés. En fait, inspirés par la rhétorique des bailleurs de fonds internationaux, ces promoteurs tiennent un discours fondé sur le premier modèle (participatif) tout en mettant en place le second (marchand).\nAu plan conceptuel, le choix dâun cadre dâanalyse combinant les perspectives critiques et post-positives de sensemaking et dâanalyse des représentations (frame analysis) a permis de sortir des sentiers battus de la résistance au changement et des analyses exclusivement macro. Ce cadre apporte un éclairage nouveau sur la mise en Åuvre de la politique publique quâest le faire faire; un éclairage très instructif pour les acteurs impliqués, en particulier les acteurs institutionnels. Avec ce cadre, la thèse montre que ce qui nâa pas fonctionné dans le cas de la stratégie câest quâil y a eu, entre autres, la confrontation dâau moins deux sens qui se côtoient sans se parler dans la stratégie et la prédominance dâun sens officiel de la décentralisation essentiellement et prioritairement orienté vers une diversification de lâoffre éducative (visiblement assimilée à la demande la définissant) et faisant très peu de cas de la demande réelle. La thèse confirme également la place de plus en plus grande que prennent de nouveaux acteurs que sont les « opérateurs en éducation » et a contrario le peu de place laissée aux bénéficiaires directs que sont les apprenants et les populations. Elle réaffirme finalement la pertinence dâexplorer les possibilités dâhybridation des sens émergeant du vécu des acteurs.\nAu demeurant, le cas sénégalais ici étudié est un prétexte pour aborder la mise en Åuvre des politiques publiques en éducation, un domaine de connaissances en émergence. La démarche méthodologique et les résultats de cette recherche doctorale sont de ce fait transférables à dâautres contextes où la même problématique se pose.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,001 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,001 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».