Comparaison des effets du yoga Hatha et du yoga Vinyasa sur les symptômes de stress, d’anxiété et de dépression chez des étudiants universitaires
Notice bibliographique
Résumé
L’université est dépeinte comme une période au cours de laquelle les étudiants font face à de grands changements. Le passage à la vie adulte et autonome, le rendement académique, le stress financier, les relations sociales et les plans de carrière, entre autres, font partie d’une gamme de préoccupations qui ont des effets considérables sur les niveaux de stress et la santé mentale des étudiants. Les études qui se sont penchées sur cette problématique ont répertorié une forte prévalence des troubles de la santé mentale chez cette population, notamment le trouble d’anxiété généralisée et le trouble de dépression majeure. Ceux-ci seraient associés notamment à une qualité de vie et un rendement académique inférieurs ainsi qu’à un taux de décrochage plus important aux études supérieures. Les études montrent également que plusieurs étudiants souffrant de troubles de la santé mentale ne reçoivent ou ne cherchent pas l’aide dont ils ont besoin. Les raisons les plus évoquées par ceux-ci concernent la peur de la stigmatisation, le manque de temps ou la perception des traitements comme étant non essentiels ou non urgents. Pour remédier à ces problématiques et diminuer les barrières perçues par les étudiants, les universités se sont mobilisées afin d’offrir des programmes d’aide en santé mentale à même le milieu d’étude. Les campus sont des milieux de vie uniques qui ont la capacité de rassembler les étudiants, idéaux pour « développer, évaluer et diffuser les meilleures pratiques » (Hunt et Eisenberg, 2010, p. 3) en matière de santé mentale. Les universités se sont également tournées vers les approches alternatives non stigmatisantes, dont la pratique du yoga, afin d’aider un plus grand nombre d’étudiants en matière de santé mentale. Plusieurs études ont déjà répertorié des effets positifs modérés de la pratique du yoga sur les symptômes de stress, d’anxiété et de dépression (SAD) chez cette population (Breedvelt et al., 2019). Toutefois, on sait encore peu de choses sur la façon dont la pratique du yoga amène ces effets. La pratique du yoga est complexe et les variations présentes à travers les différents types de pratiques pourraient affecter les mécanismes physiologiques et psychologiques différemment et, conséquemment, entraîner des effets différents sur les symptômes de SAD. Cependant, la caractérisation inadéquate des interventions en yoga limite la comparaison et l’interprétation des résultats des études qui se sont penchées sur les effets de la pratique du yoga sur la santé mentale. Afin d’améliorer la qualité et l’efficacité des interventions en yoga mises en place sur les campus, il semble important d’évaluer les différents types de pratiques au regard des besoins de la population étudiante en matière de santé mentale. Cette étude poursuit trois objectifs de recherche en lien avec la problématique soulevée, soit : a) évaluer et comparer l’intensité la pratique du yoga Hatha et du yoga Vinyasa, b) évaluer et comparer les effets de ces deux types de pratique sur les symptômes de SAD chez des étudiants universitaires et c) documenter les perceptions des participants en lien avec le type de pratique qu’ils ont vécu. Afin de répondre aux objectifs de recherche, 24 étudiants provenant de différentes facultés de l’Université de Sherbrooke ont été recrutés sur une base volontaire et divisés en trois groupes, soit : a) le groupe Hatha, b) le groupe Vinyasa et c) le groupe contrôle. Le groupe contrôle ne prenait part à aucune intervention. Les groupes expérimentaux, Hatha et Vinyasa, prenaient part à l’un des programmes d’intervention en yoga conçus par la chercheuse, qui est également une enseignante de yoga certifiée, pour les pratiques respectives du yoga Hatha et du yoga Vinyasa. Le programme, d’une durée de quatre semaines, proposait deux séances de yoga de 60 minutes par semaine. Les participants qui prenaient part aux séances de yoga devaient porter un accéléromètre à la taille à toutes les séances afin de mesurer l’intensité des deux pratiques. Afin d’évaluer et de comparer les symptômes de stress, d’anxiété et de dépression entre les groupes à travers le temps, tous les participants devaient répondre au questionnaire du DASS-21 (Lovibond et Lovibond, 1995) au début de chacune des semaines de l’intervention ainsi qu’au début de la semaine suivant la fin de l’intervention. Finalement, les participants des groupes expérimentaux ont répondu au questionnaire sur les perceptions de l’expérience de yoga (QPEY) à la toute fin de l’intervention afin de décrire l’intensité des séances, les changements perçus en ce qui a trait aux symptômes de SAD ainsi que leurs perceptions du programme de yoga qu’ils avaient vécu. Les résultats provenant des accéléromètres indiquent que 75 % des séances de yoga Vinyasa avaient une intensité significativement plus élevée que les séances de yoga Hatha dans ce programme. Les perceptions des participants appuient également ce constat. En ce qui concerne les données du DASS-21, une différence significative a été observée dans l’échelle de stress lors des semaines 3 et 4 entre les groupes Contrôle et Vinyasa seulement. Aucune différence significative n’a été observée dans les échelles d’anxiété et de dépression. Les données qualitatives obtenues à l’aide du questionnaire sur les perceptions de l’expérience de yoga ont permis, quant à elles, d’observer des améliorations considérables des symptômes de SAD chez la plupart des participants, surtout en ce qui a trait à la diminution aigüe des symptômes de stress. Quelques participants ont également répertorié des améliorations marquées de leurs symptômes d’anxiété et de dépression. Les perceptions des participants recueillies à l’aide du questionnaire indiquent également que la méditation pleine conscience, les enchaînements, l’enseignante et le contexte de pratique jouent des rôles importants dans l’appréciation de la pratique. Finalement, les résultats du questionnaire sur les perceptions de l’expérience de yoga indiquent également que les participants ont réalisé, pour la plupart, des apprentissages en lien avec l’adoption de saines habitudes de vie, la pratique du yoga ainsi que la méditation pleine conscience. La courte durée de l’intervention, la faible taille d’échantillon et la présence de plusieurs variables font partie des limites de cette étude. Tout bien considéré, il semble réaliste et souhaitable d’implanter des programmes d’intervention en yoga sur les campus comme stratégie de prévention en santé mentale chez les étudiants. Il reste encore plusieurs composantes de cette pratique complexe à démystifier en lien avec l’amélioration des symptômes de SAD. Cette étude indique également que la perception des participants, recueillies à l’aide de mesures qualitatives, joue un rôle clé dans l’évaluation de programmes d’intervention en yoga.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,004 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».