Comprendre l'apparition de comportements suicidaires en contexte de violence conjugale : une étude exploratoire
Notice bibliographique
Résumé
En 2010 à travers le monde, 30% des femmes âgées de 15 ans et plus avaient été victimes de violence physique ou sexuelle de la part de leur conjoint au courant de leur vie (Devries et al., 2013). Selon l’Institut national de santé publique du Québec (2015), 18 885 personnes de 12 ans et plus ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal. « Ces victimes représentent près du quart (24,4 %) de l’ensemble des victimes de crimes contre la personne au Québec en 2013 » (p. 3). Plus récemment, selon le ministère de la Sécurité publique (2022), les femmes représentaient 75,8% des 22 104 victimes de violence conjugale déclarées en 2020. Aussi, la littérature indique que les femmes victimes de violence conjugale sont plus susceptibles d’avoir fait une tentative de suicide que les femmes qui ne sont pas victimes de violence conjugale (Abbott et al., 1995; Amaro et al., 1990; Bergman & Brismar, 1991; Kaplan et al., 1995; Roberts et al., 1997; Stark & Flitcraft, 1996). Reviere et al. (2007), quant à eux, indiquent que 35 à 40% des victimes de violence conjugale ont fait une tentative de suicide durant la relation abusive ou à la suite de cette dernière. De plus, 20% des victimes de violence conjugale font de multiples tentatives de suicide (Stark & Flitcraft, 1995). Bien que plusieurs de ces références datent un peu, elles sont les plus récentes concernant les comportements suicidaires des femmes victimes de violence conjugale. Les articles cités par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans leur rapport québécois sur la violence et la santé (Laforest et al., 2018) datent des mêmes années. Ce faible taux de données récentes est un indicateur que les comportements suicidaires des femmes victimes de violence conjugale sont une problématique qui demeure mal comprise. La présente recherche vise donc à améliorer la compréhension et la prévention des comportements suicidaires chez les femmes victimes de violence conjugale du Québec. Ce projet vise également à combler les lacunes de modélisation quant aux comportements suicidaires en situation de violence conjugale. En effet, il n’existe aucun modèle scientifique jumelant ces deux problématiques (violence conjugale et comportements suicidaires). Nous avons donc utilisé la littérature scientifique de ces deux disciplines comme élément de base pour élaborer un modèle provisoire permettant d’expliquer la présence de comportements suicidaires dans les situations de violence conjugale. Des entrevues à questions ouvertes ainsi que la méthode de l’Emergent Fit en recherche qualitative ont permis d’évaluer et de bonifier notre modèle provisoire. Les données recueillies auprès de huit participantes nous ont permis d’identifier des processus d’apparition des comportements suicidaires en situation de violence conjugale et nous ont également permis d’identifier les indicateurs spécifiques de risque et d’accélération du danger suicidaire chez la victime en tenant compte des dynamiques de pouvoir en jeu dans la violence conjugale. Nos résultats nous ont permis d’identifier un phénomène de boucle de rétroactions partant de la violence conjugale, qui influence l’apparition de comportements suicidaires et qui se produit entre la faible estime de soi de nos participantes, la violence qu’elles subissent et leur sentiment d’être un fardeau. Ces éléments s’influencent mutuellement dans une chaîne de répétitions et il est difficile de déterminer l’élément qui apparaît en premier chez nos participantes. En conclusion, nous suggérons qu’il est primordial d’effectuer une évaluation précoce et systématique du risque suicidaire chez les femmes victimes de violence conjugale. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : comportements suicidaires, évaluation du risque suicidaire, violence conjugale
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,005 | 0,009 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,002 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,001 |
| Communication savante | 0,002 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,002 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».