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Enregistrement W7056435890

Effets d'un enseignement du concept de neuroplasticité sur la motivation, la mobilisation du contrôle inhibiteur et la performance à une tâche contre-intuitive en mathématiques

2024· other· fr· W7056435890 sur OpenAlexaboutno aff

Notice bibliographique

RevueArchipelago (University of Quebec in Montreal) · 2024
Typeother
Languefr
DomainePhysics and Astronomy
ThématiqueMagnetic confinement fusion research
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésExtracellular vesiclesContext (archaeology)
DOInon disponible

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

Plusieurs études mettent en évidence que l’un des obstacles importants à la réussite des élèves est la difficulté à corriger des erreurs fréquentes et persistantes (Babai, Younis et Stavy, 2014; Vosniadou et Vershaffel, 2004). Ce type d’erreurs serait lié à la difficulté à résister à certains automatismes se manifestant souvent lors de situations contre-intuitives, alors que la réponse appropriée nécessite d’inhiber, c’est-à-dire de résister à un automatisme menant à une erreur (Houdé, 2014; Houdé et al., 2000). Ces erreurs sont reconnues comme étant particulièrement persistantes et résistantes à l’enseignement et donc difficiles à corriger (Babai et al., 2014; Vamvakoussi et al., 2012). Comparativement à des erreurs qui se corrigent plus facilement, ce type d’erreurs représente un défi considérable pour une grande proportion d’élèves et constitue un grand obstacle à l’apprentissage et à la réussite des élèves (Babai et al., 2014; Obersteiner et al., 2013). En effet, de nombreuses erreurs, notamment en mathématiques, seraient dues à une difficulté à inhiber des automatismes (D’Amico et Passolunghi, 2009), d’où l’importance de se pencher sur les moyens permettant d’améliorer la capacité des élèves à mobiliser le contrôle inhibiteur. Certaines études suggèrent qu’une stratégie prometteuse consiste à enseigner aux élèves comment leur cerveau fonctionne et apprend, en abordant notamment le concept de neuroplasticité (Blanchette Sarrasin et al., 2018; Schroder et al., 2014). Cela consiste à expliquer aux élèves qu’il est possible de modifier les connexions entre leurs neurones, que ces connexions se renforcent et deviennent plus efficaces avec l’effort, la pratique et l’utilisation de stratégies appropriées et qu’ainsi, en se pratiquant à résister à des automatismes, ils pourront s’améliorer à le faire (Ward, 2010). Cet enseignement favoriserait possiblement la mobilisation du contrôle inhibiteur, notamment parce qu’il permettrait de favoriser l’adoption de certaines croyances motivationnelles chez les élèves, telles qu’un état d’esprit dynamique. Cela consiste à croire que les habiletés et compétences peuvent se développer, comparativement à un état d’esprit fixe selon lequel les habiletés sont des traits fixes qui n’évoluent pas (Blackwell et al., 2007; Dweck, 2000). Ainsi, ces croyances motivationnelles influenceraient la réaction de l’élève face à l’erreur : lorsqu’on lui signale qu’il a commis une erreur, un élève ayant un état d’esprit dynamique aurait davantage tendance à mobiliser des mécanismes cérébraux de correction d’erreurs, notamment ceux liés au contrôle inhibiteur, ce qui entraînerait une meilleure performance (Mangels et al., 2006; Moser et al., 2011; Schroder et al., 2017) et se répercuterait sur certains apprentissages et résultats scolaires (Blackwell et al., 2007; Lanoë et al., 2015). Une méta-analyse montre que l’effet d’un enseignement de la neuroplasticité serait d’autant plus fort auprès des élèves « à risque » en mathématiques (g = 0,78) (Blanchette Sarrasin et al., 2018), possiblement en raison d’un état d’esprit plus fixe au départ chez ces élèves (Chouinard et al., 2004; Issaieva, 2013) et dans ce domaine (Rattan et al., 2012). Selon cette méta-analyse, les élèves « à risque » sont ceux qui présentent des facteurs de vulnérabilité susceptibles de nuire à leur réussite, comme de faibles résultats antérieurs. À notre connaissance, aucune recherche n’avait toutefois étudié l’impact d’un enseignement du concept de neuroplasticité chez des élèves qui, sans nécessairement être « à risque » ou en échec scolaire, commettent fréquemment des erreurs dans des tâches qui nécessitent le contrôle inhibiteur. Pourtant, comme cet enseignement du concept de neuroplasticité vise notamment à favoriser la mobilisation du contrôle inhibiteur, il pourrait être particulièrement bénéfique chez les élèves pour qui il est plus difficile de le mobiliser. De plus, les difficultés à inhiber sont fréquemment associées à des difficultés scolaires, notamment en mathématiques (Passolunghi et Siegel, 2004), qui elles sont associées à un état d’esprit plus fixe (Baird et al., 2009; Chouinard et al., 2004; Issaieva, 2013; Perret et al., 2011). Cela laisse entendre que l’effet de l’enseignement du concept de neuroplasticité sur la mobilisation du contrôle inhibiteur et la performance serait susceptible d’être plus grand chez ces élèves. Ainsi, considérant que la difficulté à mobiliser le contrôle inhibiteur est l’un des plus grands obstacles à la réussite des élèves et que peu d’études se sont penchées sur les stratégies pédagogiques visant à y remédier, il apparaît plus que pertinent d’étudier les effets d’une stratégie prometteuse pour favoriser cette mobilisation, soit un enseignement de la neuroplasticité. Considérant que ces erreurs se répercutent fréquemment sur la réussite des élèves, notamment en mathématiques (Fischbein et Schnarch, 1997; Vamvakoussi et al., 2012), et que la littérature montre un effet plus grand d’un enseignement de la neuroplasticité dans ce domaine, la présente recherche a été réalisée auprès d’élèves qui commettent fréquemment des erreurs dans des tâches qui nécessitent le contrôle inhibiteur, dans le contexte d’une tâche contre-intuitive en mathématiques. La question de recherche est donc la suivante : « Quels sont les effets d’un enseignement du concept de neuroplasticité sur la motivation, la mobilisation du contrôle inhibiteur et sur la performance à une tâche contre-intuitive en mathématiques? » Cette étude comparative a été menée auprès d’élèves de 10 à 12 ans recrutés via des écoles de la grande région de Montréal. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technique de neuroimagerie, a été utilisée dans la présente recherche afin d’observer la mobilisation du contrôle inhibiteur (p. ex., via l’activation du cortex préfrontal ventrolatéral) lors de la réalisation d’une tâche contre-intuitive de comparaison de fractions. Les différences entre un groupe expérimental (n = 22), recevant l’enseignement du concept de neuroplasticité sous la forme d’une courte vidéo, et un groupe contrôle (n = 22), recevant une intervention contrôle, ont été étudiées. La vidéo expérimentale, inspirée de Lanoë et ses collaborateurs (2015) et d’une durée de 5 minutes, aborde notamment la façon dont l’effort, la pratique et l’utilisation de stratégies appropriées améliorent l’efficacité des connexions neuronales, ce qui permet de s’améliorer. La présente recherche visait à vérifier les hypothèses selon lesquelles cet enseignement du concept de neuroplasticité dans le groupe expérimental entraînerait une augmentation de la motivation, du contrôle inhibiteur et de la performance à la tâche de comparaison de fractions, comparativement au groupe contrôle. Les résultats concernant la motivation permettent d’observer une amélioration significative du score motivationnel total entre le prétest et le posttest pour le groupe expérimental, mais pas pour le groupe contrôle. Sur le plan cérébral, les résultats montrent une activation significative du cortex préfrontal ventrolatéral dans le groupe expérimental pour la condition contre-intuitive, comparativement au groupe contrôle. Quant à eux, les résultats à la tâche de comparaison de fractions ne permettent pas d’observer de différences significatives entre les groupes, que ce soit sur le plan des temps de réponse ou des taux de réussite. Il semble donc que l’enseignement du concept de neuroplasticité ait eu un effet significatif sur la motivation et sur l’activité cérébrale liée au contrôle inhibiteur, mais que cet effet n’ait pas été suffisant pour que les élèves du groupe expérimental puissent compléter la mise en place du contrôle inhibiteur et que cela se reflète dans les temps de réponse et les taux de réussite à la tâche de comparaison de fractions. En somme, cette recherche permet non seulement de documenter les effets d’un enseignement de la neuroplasticité, mais également de mieux comprendre pourquoi et comment une telle intervention entraîne des effets positifs sur la motivation et l’activité cérébrale liée au contrôle inhibiteur. Ces résultats, bien que modestes et observés pour la première fois seulement, permettent déjà d’éclairer la pertinence d’introduire dans les écoles un enseignement de la neuroplasticité sous la forme d’une intervention courte, simple et non coûteuse. Cette intervention offre donc un rapport coûts-bénéfices intéressant, car en plus de favoriser la motivation des élèves, elle semble favoriser une activité cérébrale contribuant à la mobilisation du contrôle inhibiteur lors d’apprentissages réputés comme étant difficiles et contre-intuitifs. Bien que cette courte intervention de nature générale (non spécifique à une discipline) n’ait pas eu d’impact immédiat sur le plan comportemental, on peut penser que la mobilisation de régions cérébrales liées au contrôle inhibiteur constitue une première étape pour y parvenir. Ces résultats permettent également d’envisager des pistes de recherche futures concernant ce type d’intervention, afin d’outiller les enseignants et les futurs enseignants pour mieux intervenir auprès de leurs élèves ayant moins de facilité à mobiliser le contrôle inhibiteur.

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,001
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,009
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Observationnel · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Empirique · Signal consensuel: Empirique
Score de désaccord entre enseignants0,010
Score d'incertitude au seuil0,035

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0010,009
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0010,000
Bibliométrie0,0000,000
Études des sciences et des technologies0,0000,001
Communication savante0,0020,001
Science ouverte0,0000,001
Intégrité de la recherche0,0010,002
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0100,000

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,004
Tête enseignante GPT0,192
Écart entre enseignants0,188 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeObservationnel
Domainenon disponible
GenreEmpirique

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

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Publié2024
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