La relation entre l'utilisation problématique d'Internet et les symptômes d'anxiété sociale et d'anxiété généralisée en fonction du genre et du type d'application chez les adolescents québécois
Notice bibliographique
Résumé
Durant leur adolescence, les jeunes seront confrontés à de nombreux défis pouvant occasionner de la détresse psychologique (Ahmed et al., 2015 ; Schneiders et al., 2006 ; Silvers et al., 2012 ; Skinner et Zimmer-Gembeck, 2018 ; Somerville, 2013 ; Zimmer-Gembeck et Skinner, 2008). Une part de ces adolescents développeront des symptômes, voire des troubles anxieux (Meng et al., 2011). Face aux enjeux de gestion des événements stressants, les jeunes peuvent se tourner vers Internet et ses applications afin d’oublier ces difficultés, de les éviter ou même de les gérer (Kardefelt-Winther, 2014). Cet attrait et ces nouvelles techniques de gestion émotionnelle via le monde en ligne suscitent des inquiétudes surtout concernant les jeunes ayant des difficultés chroniques telles que les troubles anxieux. De fait, l’utilisation compensatoire d’Internet, c’est-àdire en réponse à des difficultés hors ligne, peut mener à son utilisation problématique (UPI ; Kardefelt-Winther, 2014). Ainsi, nos travaux se sont penchés sur les divers facteurs psychosociaux en jeu dans l’UPI, c’est-à-dire sur l’individu (genre, estime de soi, anxiété), la substance (type d’application) et le contexte (événements stressants). Plus spécifiquement, cet ouvrage a pour but de : (a) mesurer et comparer le profil d’UPI en prenant en compte le type d’application, le genre, les problèmes d’anxiété (c.-à-d. trouble d’anxiété généralisée [TAG] et trouble d’anxiété sociale [TAS]) et les événements stressants ; (b) déterminer la contribution du type d’application, du genre, des symptômes anxieux et du contexte sur les problèmes d’utilisation d’Internet chez les adolescents québécois. Pour ce faire, les données du projet HORS-PISTE recueillies dans 14 écoles secondaires au Québec ont été utilisées. Au total, 2883 adolescents âgés en moyenne de 14,61 ans dont 55,7 % étaient des filles ont constitué l’échantillon de notre projet actuel. L’Internet Addiction Test a été utilisée pour mesure l’UPI. En conjuguant le score de cette échelle et la différence d’heures passées sur les jeux vidéo et les réseaux sociaux, trois groupes ont été formés, c’est-à-dire les non-UPI, les UPI-Jeux vidéo (UPI-JV) et les UPI-Réseaux sociaux (UPI-RS). Pour leur part, les symptômes anxieux ont été mesurés via les sous-échelles TAG et Phobie sociale du Screen for Child Anxiety Related Emotional Disorders — Revised — 51. L’estime de soi a été évaluée par l’Indice de Rosenberg. Finalement, le nombre d’événements stressants vécus a été mesuré par l’intermédiaire d’une échelle maison. Des analyses statistiques descriptives, des chi-carré et une MANCOVA ont été réalisés afin d’analyser les différences entre les trois groupes sur l’ensemble des variables. Ensuite, ces variables ont été intégrées dans un modèle de régression logistique multinominale ayant comme variable dépendante l’UPI (une variable catégorielle divisée en trois groupes tel que mentionné) afin d’identifier les facteurs de risque y étant associés. Dans cet échantillon d’adolescents, 23,3 % des participants avaient un diagnostic d’anxiété et 31,5 % présentaient une symptomatologie à risque d’UPI. Plus précisément, 17,6 % présentaient une UPIRS et 13,8 % une UPI-JV. Les résultats suggèrent que ces deux groupes se distinguent quant aux symptômes anxieux comorbides. En fait, les symptômes de TAG augmentent spécifiquement le risque de se retrouver dans le groupe UPI-RS alors que les symptômes de TAS accroissent le risque de présenter une UPI-JV uniquement. Le présent essai permet de constater également que l’expérience d’événements stressants actuels ainsi qu’une faible estime de soi augmentent le risque de présenter l’un ou l’autre des profils d’UPI (RS ou JV). Or, les jeunes du groupe UPI-RS présentent une estime de soi moyenne significativement plus faible et davantage d’événements stressants que les adolescents du groupe UPI-JV ou non-UPI. Les nouvelles connaissances engendrées par cet essai permettent dans un premier temps d’enrichir les connaissances théoriques sur l’UPI chez les jeunes en fournissant une compréhension multifactorielle (c.-à-d. contexte, individu et type d’application [« substance »]) de ce problème. Les retombées cliniques de ce projet sont également nombreuses. Sur le plan de la prévention, notre recherche permet de constater l’importance globale de se pencher sur les facteurs de risques de l’UPI tels que l’estime de soi, l’expérience d’événements stressants et l’anxiété (TAG et TAS) dans les campagnes de prévention universelle. Quant à l’évaluation, nos travaux soulignent la nécessité d’une détection adéquate et spécifique, impliquant des intervenants formés aux problèmes d’utilisation d’Internet ainsi qu’aux troubles anxieux associés. Enfin, concernant le traitement, les résultats présentés appuient l’importance de traitements intégrés pour les jeunes présentant une UPI impliquant le traitement conjoint de cette problématique et des symptômes anxieux spécifiques présents (TAG et TAS). _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : utilisation problématique d’Internet, dépendance, anxiété généralisée, anxiété sociale, adolescence
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,002 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».