Le somnambulisme chez l'adulte : étude des facteurs précipitants et de l'efficacité du traitement par hypnose
Notice bibliographique
Résumé
À l’image du funambule, le somnambule, composé du latin somnus, « sommeil » et ambulare, « marcher », évoque une « personne sous hypnose, à qui l’on attribuait le don de prévoir l’avenir » (Académie française, 2011). Sans prétendre prédire l’évolution du somnambulisme, la présente thèse s’est intéressée à la trajectoire et au traitement de cette parasomnie. Plus précisément, l’objectif global de cette thèse a été d’approfondir les connaissances sur les facteurs prédisposants et susceptibles de déclencher des épisodes de somnambulisme, ainsi que sur l’efficacité du traitement par hypnose pour ce trouble du sommeil. Le somnambulisme est l'une des parasomnies du sommeil lent les plus répandues et les plus dramatiques. Malgré les efforts des équipes cliniques et des centres de recherche, il est encore difficile de diagnostiquer cette parasomnie complexe aux présentations multiples. Le premier objectif de cette thèse était d’évaluer rétrospectivement une privation de sommeil de 25 heures – reconnue pour augmenter la propension au sommeil lent, favorisant ainsi la survenue d’épisodes de somnambulisme – chez une large cohorte de 124 somnambules adultes, et d’identifier les caractéristiques démographiques et cliniques des patients qui y répondent. Comparativement aux nuits de sommeil standard, les enregistrements de sommeil faisant suite à la privation de sommeil ont permis d’observer près de deux fois plus d'épisodes somnambuliques et d'augmenter significativement la proportion de patients ayant eu au moins un épisode en laboratoire. La privation de sommeil a eu un effet comparable sur le déclenchement des événements somnambuliques chez les patients, indépendamment de l'âge d'apparition et des antécédents familiaux de leur trouble. Toutefois, un plus jeune âge et une fréquence plus élevée d’épisodes à la maison ont tous deux prédit une réponse positive à la privation de sommeil. En somme, les résultats obtenus auprès de cette large cohorte de somnambules soutiennent l'utilisation de la privation de sommeil pour faciliter la survenue d'événements somnambuliques en laboratoire, bien que son rapport coût-bénéfice doive être évalué en fonction de l’objectif, qu’il soit clinique ou expérimental. Malgré la pertinence des études explorant la manière dont les facteurs qui approfondissent et qui fragmentent le sommeil facilitent la survenue d’épisodes somnambuliques en laboratoire, peu d’études se sont intéressées à un plus large éventail de facteurs que les somnambules associent au déclenchement de leurs épisodes dans leur propre environnement. Dès lors, le deuxième objectif de cette thèse était d’examiner les facteurs précipitants du somnambulisme, tels qu’identifiés à travers un vaste questionnaire complété par une cohorte de 188 adultes diagnostiqués avec du somnambulisme primaire. Les facteurs précipitants les plus fréquemment rapportés étaient le stress psychologique (95%), les mauvais rêves et les cauchemars (78%) ainsi que la privation de sommeil (60%). Peu de différences significatives ont été observées en fonction du sexe biologique des participants, de l'âge d'apparition ou des antécédents familiaux du trouble, bien que les femmes aient davantage associé un environnement bruyant et l'utilisation d'hypnotiques à leurs épisodes. Ces résultats soulignent le rôle critique du stress dans le somnambulisme, mettant en évidence l’importance de considérer la gestion du stress et l'hygiène du sommeil dans les stratégies de traitement. En outre, cette étude renforce la reconnaissance croissante de l’activité mentale semblable aux rêves comme partie intégrante du somnambulisme chez l’adulte, remettant ainsi en question certains critères diagnostiques à l’origine du trouble. Le manque de connaissances à propos du somnambulisme ne se limite pas à son diagnostic et son étiologie. En effet, il n’existe actuellement aucun traitement spécifiquement conçu pour cette parasomnie du sommeil lent. Le troisième objectif de cette thèse s’est tout particulièrement intéressé au traitement par hypnose, cherchant à évaluer l’efficacité d’un protocole standardisé de quatre semaines sur la fréquence et la sévérité des épisodes de somnambulisme. Pour ce faire, les données polysomnographiques, de même que des évaluations cliniques ont été comparées avant et après le traitement auprès de 21 somnambules et de leur partenaire de lit. Les données polysomnographiques étaient comparables avant et après le traitement, suggérant que le traitement n'a pas eu d'impact significatif sur la macroarchitecture du sommeil des somnambules. La fréquence et la sévérité auto-rapportées, recueillies une semaine, six mois et 12 mois après la dernière séance de traitement, ont été analysées à l'aide de modèles linéaires mixtes. Une diminution de la fréquence des épisodes de somnambulisme a été constatée après le traitement, atteignant son point le plus bas six mois après celui-ci (c’est-à-dire une réduction moyenne de 2,32 épisodes par semaine). Cependant, une fois contrôlée pour la sévérité des épisodes, la fréquence ne diminuait plus de manière significative, laissant présager que cette dernière est surtout influencée par la sévérité des épisodes, elle-même diminuant au fil du temps. Effectivement, l’effet du temps a aussi été observé sur la sévérité des épisodes, cet effet étant prédominant une semaine après le traitement (c’est-à-dire une diminution moyenne de 1,19 points, passant d'une sévérité moyenne à faible). Les évaluations des partenaires de lit étaient modérément corrélées à la sévérité et fortement corrélées à la fréquence des épisodes rapportés par les patients, soulignant leur rôle considérable dans les évaluations cliniques. Ces résultats mettent en évidence l’effet positif et durable du traitement par hypnose sur les épisodes de somnambulisme, surtout en ce qui concerne leur sévérité. Dès lors, de plus amples recherches devront être réalisées pour mieux comprendre les mécanismes par lesquels l'hypnose exerce ses effets thérapeutiques sur le somnambulisme. Somme toute, les résultats de ces trois études exposent la complexité du somnambulisme sous ses différentes facettes, notamment en termes diagnostiques, étiologiques et thérapeutiques. D’une part, ces résultats montrent la pertinence d’utiliser la privation de sommeil comme outil diagnostique, sans nier son côté fastidieux et ses limitations. Du point de vue des somnambules, les résultats soulignent l’impact significatif du stress et de la mentalisation onirique dans l’avènement du somnambulisme, tout en mettant en avant l’effet de la privation de sommeil. Toujours selon l’expérience vécue par les individus somnambules, ces derniers semblent répondre à l’hypnose d’un point de vue subjectif, laissant présager l’influence de diverses composantes psychologiques telles que la gestion du stress, la relaxation, la régulation et le contrôle de soi ainsi que le cadre thérapeutique. Tout compte fait, cette thèse contribue à l’avancement des connaissances au sujet du somnambulisme, voire des parasomnies du sommeil lent, soulignant l’importance de diversifier les méthodes d’investigation afin de saisir l’étendue objective et subjective d’un trouble aussi complexe.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».