Sleep as a mediator between cannabis use and the neurodevelopmental processes related to psychosis
Notice bibliographique
Résumé
Cette thèse présente un nouveau modèle selon lequel les perturbations du sommeil à l’adolescence jouent un rôle central en tant que médiateur du risque dans le développement de la psychose. Bien que les difficultés de sommeil aient longtemps été associées aux troubles psychotiques, elles étaient jusqu’à récemment considérées comme de simples comorbidités. Cette thèse soutient que le sommeil devrait plutôt être envisagé comme une cible thérapeutique potentielle afin de réduire le risque de transition vers la psychose. Les facteurs de risque environnementaux connus de la psychose, comme la consommation de cannabis, sont reconnus pour interférer avec l’architecture et la qualité du sommeil. Cette observation est d’autant plus préoccupante qu’un nombre croissant d’individus se tournent vers le cannabis comme alternative aux somnifères dans les juridictions où sa légalisation progresse. De plus, certains facteurs de risque psychologiques, comme les difficultés cognitives observées chez les individus qui finissent par développer une psychose, sont également associés à des troubles du sommeil. Dans mes deux premières études, j’ai examiné la dynamique temporelle entre le sommeil et certaines variables d’intérêt en utilisant les données recueillies dans le cadre du projet CoVenture. Cette étude longitudinale de cohorte a suivi 3 800 adolescents, évalués annuellement tout au long des cinq années de leur scolarité au secondaire. Ces adolescents provenaient de 31 écoles de la grande région de Montréal, constituant ainsi un échantillon représentatif de la taille et du statut socioéconomique moyens des établissements d’enseignement secondaire de la région. La première étude visait à examiner l’association entre les perturbations du sommeil, la consommation de cannabis et les expériences psychotiques atténuées. Les résultats ont montré que la consommation de cannabis et les expériences psychotiques atténuées étaient toutes deux bidirectionnellement associées à une qualité de sommeil réduite. Cependant, l’association décalée de deux ans entre la consommation de cannabis et les expériences psychotiques atténuées était unidirectionnelle et médiée par les perturbations du sommeil. S’appuyant sur les résultats de cette première étude, j’ai ensuite examiné le rôle des déficits cognitifs dans la relation entre les perturbations du sommeil et les expériences psychotiques atténuées. Quatre domaines cognitifs ont été testés : l’inhibition de réponse, la mémoire de travail spatiale, le raisonnement perceptif et le rappel différé. Parmi ceux-ci, seule l’inhibition s’est révélée médiatrice de la relation entre le sommeil et les expériences psychotiques atténuées, tandis que la mémoire de travail spatiale montrait une association directe avec ces expériences. Ces résultats suggèrent un rôle spécifique du dysfonctionnement inhibiteur lié au sommeil dans les premières étapes du développement de la psychose. La troisième étude de cette thèse s’est appuyée sur les données du projet NeuroVenture, une étude longitudinale en neuroimagerie qui a évalué 150 adolescents à trois moments différents sur une période de cinq ans. L’objectif de cette étude était d’examiner les bases neurophysiologiques de l’association entre le sommeil et les altérations du contrôle inhibiteur. L’inhibition a été mesurée dans le scanner par la tâche du signal d’arrêt (Stop-Signal Task) et en dehors du scanner par une version modifiée de la tâche Go/No-Go. Après un mois de perturbations du sommeil, on observait une augmentation de l’activité fonctionnelle du thalamus et du striatum (noyau caudé, putamen et pallidum) lors d’une tâche d’inhibition. Plus précisément, les perturbations du sommeil étaient associées à une augmentation de l’activité du pallidum lors d’une inhibition réussie, et à une augmentation de l’activité du pallidum, du noyau caudé, du putamen et du thalamus lors d’une inhibition échouée. De plus, les perturbations du sommeil étaient associées à une augmentation de l’activité thalamique lors des inhibitions échouées par rapport aux inhibitions réussies. Bien que ces perturbations n’aient pas été associées à un changement significatif de performance à la tâche du signal d’arrêt, elles étaient corrélées à une diminution de la performance à la version modifiée de la tâche Go/No-Go. Par ailleurs, l’augmentation de l’activité du pallidum et du putamen médiatisait la relation entre les perturbations du sommeil et la diminution des performances à la tâche Go/No-Go. Bien que la littérature existante soutienne le rôle du circuit thalamostriatal dans le sommeil et les fonctions inhibitrices, ces résultats établissent un lien essentiel suggérant que ce circuit médie l’interaction entre les perturbations du sommeil et l’échec de l’inhibition. Les résultats de cette thèse indiquent que le sommeil est au centre d’un réseau développemental complexe englobant différents facteurs de risque de la psychose chez les adolescents. Pris ensemble, ces travaux suggèrent que des facteurs environnementaux, tels que la consommation de cannabis, perturbent le sommeil, que ces perturbations compromettent le développement de certains domaines cognitifs spécifiques, comme l’inhibition, et qu’en retour, ces déficits augmentent la vulnérabilité psychologique à la psychose. De plus, ces résultats apportent des preuves inédites que les perturbations du sommeil modulent l’activité fonctionnelle du circuit thalamostriatal lors du contrôle inhibiteur, mettant en lumière une voie neurophysiologique potentielle par laquelle les troubles du sommeil contribuent aux déficits cognitifs à l’adolescence. Les recherches futures devraient examiner le potentiel des interventions ciblant le sommeil, telles que la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie, afin d’atténuer le risque et les symptômes de la psychose. De telles interventions pourraient enrichir les protocoles thérapeutiques existants visant à prévenir la toxicomanie, la psychose et d’autres troubles affectant la santé mentale et physique.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,001 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,005 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».