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Enregistrement W7111835345

Facteurs de risque et de protection associés aux parcours vers l'itinérance des jeunes de minorités sexuelles et de genre

2025· other· fr· W7111835345 sur OpenAlexaboutno aff

Notice bibliographique

RevueArchipelago (University of Quebec in Montreal) · 2025
Typeother
Languefr
Domaine
Thématique
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésPaid workFrenchPoison control
DOInon disponible

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

Les jeunes de minorités sexuelles et de genre (JMSG), c’est-à-dire qui s’identifient comme lesbiennes, gais, bisexuel·les, trans, queers, bispirituel·les ou autres (LGBTQ2+), présentent un risque significativement plus élevé de se retrouver en situation d’itinérance que les jeunes cisgenres (dont le genre correspond à celui assigné à la naissance) et hétérosexuel·les. Pour expliquer ce risque accru, plusieurs recherches ont mis l’accent sur le rejet parental fondé sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Bien que ce facteur soit crucial pour comprendre les causes de l’itinérance chez les JMSG, il n’est pas le seul. En outre, centrer l’attention sur les discours de rejet risque de pathologiser les familles et d’invisibiliser les facteurs structurels également impliqués dans ces parcours. Afin d’éviter de tels biais, un cadre théorique sensible aux enjeux liés à la diversité sexuelle et de genre et incluant les facteurs structurels peut être utile. De plus, une grande majorité des recherches sur les parcours vers l’itinérance des JMSG recrutent leurs participant·es au sein des ressources d’aide et traitent ces jeunes comme un groupe homogène. Bien que ces pratiques facilitent le recrutement et l’analyse, elles occultent le vécu des JMSG qui se retrouvent en situation d’itinérance sans recourir à ces ressources, ainsi que les variations d’expériences qui peuvent exister au sein de ce groupe. Pour remédier à ces lacunes, il est nécessaire de concevoir des stratégies de recrutement alternatives aux sites des ressources d’aide et d’adopter une approche intersectionnelle. Ancrée dans les théories du stress des minorités et de l’intersectionnalité, cette thèse doctorale visait à documenter les facteurs de risque et de protection associés aux parcours vers l’itinérance des JMSG. Trois objectifs principaux ont guidé cette recherche. Le premier consistait à examiner le rôle médiateur de la polyvictimisation et de la détresse psychologique, ainsi que celui modérateur de la résilience dans la relation entre le statut de minorité sexuelle et la fugue. Le deuxième objectif visait à explorer les variations dans le vécu d’instabilité résidentielle chez les jeunes LGBTQ2+. Enfin, le troisième objectif consistait à recenser et analyser les données qualitatives publiées sur les facteurs de risque et de protection spécifiques aux parcours vers l’itinérance des JMSG. Pour atteindre ces objectifs, un devis de recherche mixte convergent a été employé, intégrant des stratégies d’échantillonnage diversifiées et des méthodes d’analyse variées. Ce cadre méthodologique a permis de réaliser trois études distinctes, chacune répondant à l’un des objectifs de la thèse. Ces études, rédigées sous forme d’articles scientifiques, constituent les fondements de cette thèse doctorale. Dans la première étude, une médiation sérielle modérée a été réalisée sur un échantillon probabiliste de 7731 élèves de 3e, 4e et 5e secondaires du Québec pour examiner le rôle de la polyvictimisation, de la détresse psychologique et de la résilience dans la relation entre le statut de minorité sexuelle et la fugue du domicile. Les résultats soutiennent que les jeunes de minorités sexuelles sont plus susceptibles de fuguer que les jeunes hétérosexuel·les en raison d’expérience plus élevée de polyvictimisation et de détresse psychologique. Toutefois, la résilience peut atténuer leurs effets et diminuer le risque de fugues. Le 2e article a adopté une approche intersectionnelle quantitative pour explorer les variations dans le vécu d’instabilité résidentielle auprès d’un échantillon pancanadien en ligne de 2266 JMSG de 15 à 29 ans. Des modèles de régression logistique ont été réalisés pour examiner la relation entre les croisements du groupe racial avec l’identité de genre ou l’orientation sexuelle et l’instabilité résidentielle. Les résultats ont révélé que les positions minorisées sur les axes du sexisme, du cissexisme, du monosexisme, du binarisme de genre et du racisme/colonialisme étaient davantage associées à un vécu d’instabilité résidentielle. Ainsi, les jeunes trans autochtones et les jeunes pansexuel·les autochtones étaient les plus susceptibles d’avoir vécu de l’instabilité résidentielle, alors que les hommes cisgenres blancs et les jeunes monosexuel·les blanc·hes l’étaient le moins. Aucun effet d’interaction multiplicative et additive n’a été observé lors de combinaisons d’un groupe racial avec une identité de genre ou une orientation sexuelle, suggérant que les impacts individuels de ces positions sociales sur le vécu d’instabilité résidentielle ont tendance à se cumuler sans toutefois se modifier mutuellement. Quant au 3e article, une métasynthèse a été menée sur un échantillon de 19 études qualitatives pour mieux comprendre comment les facteurs de risque et de protection associés aux parcours vers l’itinérance sont vécus par les JMSG. Les résultats ont révélé un processus cumulatif de vulnérabilités regroupé en quatre catégories de facteurs interdépendants : 1) l’invisibilisation des diversités sexuelles et de genre ; 2) les expériences cishétérosexistes, notamment dans les contextes familial, scolaire et des services d’aide ; 3) les impacts délétères sur les plans identitaire, relationnel et émotionnel ; et 4) les vulnérabilités non reconnues par le personnel d’intervention. Pour contrer ce processus, plusieurs facteurs de résilience ont été identifiés, provenant notamment de ressources internes comme les stratégies d’évitement, de dissimulation et d’affrontement, ainsi que de ressources externes, tels que l’accès à des environnements sécuritaires, à des communautés LGBTQ+ et du soutien approprié. Cependant, la résilience interne place souvent les JMSG dans une impasse où les stratégies adoptées pour assurer leur protection les exposent paradoxalement à des risques accrus, tandis que les ressources de résilience externes, bien que bénéfiques, demeurent insuffisantes pour répondre pleinement à leurs besoins. Par conséquent, les JMSG peuvent peiner à surmonter ce processus cumulatif de vulnérabilités, ce qui ne fait qu’aggraver leur situation et les conduire vers l’itinérance. Ces constats ont pu mettre en lumière la complexité des parcours vers l’itinérance des JMSG. Ils soulignent non seulement l’importance de prendre en considération les facteurs de risque et de protection associés à ces parcours, mais également d’examiner les mécanismes qui les sous-tendent. Les résultats ont en outre permis de mieux comprendre comment les JMSG naviguent entre ces facteurs et comment les contraintes structurelles – telles que le manque d’accès à du soutien adapté à leurs besoins spécifiques – limitent leur résilience, et par conséquent, leur capacité à éviter un parcours vers l’itinérance. Dans ce contexte, il convient de reconnaître que les parcours d’itinérance ne se résument pas à une situation ponctuelle, par exemple, un rejet parental motivé par la désapprobation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, mais qu’elle résulte plutôt de processus d’exclusion et de marginalisation à long terme, contre lesquels il est possible d’agir par le biais de mesures de prévention et de dispositifs d’accompagnement adaptés aux besoins spécifiques des JMSG. En sommes, cette thèse représente une contribution significative dans l’étude des parcours vers l’itinérance des JMSG et à la promotion de leur bien-être ainsi que de leur stabilité résidentielle. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : jeunes de minorité sexuelle et de genre, itinérance, fugue, cishétérosexisme, résilience

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,002
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,010
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Observationnel · Signal consensuel: Observationnel
GenreSignal candidat: Empirique · Signal consensuel: Empirique
Score de désaccord entre enseignants0,985
Score d'incertitude au seuil0,030

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0020,010
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0000,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0000,001
Bibliométrie0,0010,001
Études des sciences et des technologies0,0010,001
Communication savante0,0020,001
Science ouverte0,0010,001
Intégrité de la recherche0,0010,002
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0080,001

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,016
Tête enseignante GPT0,255
Écart entre enseignants0,239 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeObservationnel
Domainenon disponible
GenreEmpirique

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations0
Publié2025
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