Gilles Boudinet, Des arts et des idées au XXe siècle. Musique, peinture, philosophie et sciences humaines : fragments croisés, Paris/Montréal, L’Harmattan, 1998, 21,5×13,5 cm, 192 p.
Notice bibliographique
Résumé
La bonne école, t.I, Penser l'école dans la civilisation industrielle, Seyssel, Champ Vallon, 2000, coll.« Milieux », 368 p., 150 F Étude philosophique d'un nouveau rapport au savoir et de la transmission de ce dernier dans notre société en mutation.Repenser l'instruction publique suppose une problématisation anthropologique et une définition de concepts.Thèse clé : l'école d'aujourd'hui n'est guère sortie de ce qu'était la société agricole -du néolithique au XVIII e siècle -alors qu'elle doit épouser intégralement la société industrielle, technologique et désormais mondialisée, en se reliant à l'Industrie et à la Société civile.Il est urgent de surmonter la crise due au télescopage actuel de deux civilisations et de diffuser une éthique et un humanisme du monde industrialisé.Après l'exposé de la problématique et des principes de pensée du réel, sert de commentaire conséquent un glossaire de 102 termes (sur 218 pages), d'Admiration à Vrai-Faux.Par exemple : apprendre est un acte dialectique, néguentropique et éthique.Est prévu pour 2001 le tome II, à dimension politique, Structures et contenus du savoir.Jean-Marc GABAUDE.Jean-Pierre Kamieniak, Freud, un enfant de l'humour ?, Paris, Delachaux & Niestlé, 2000, 271 p.Il est tout à fait pertinent, sur un tel sujet, d'avoir choisi un titre sous forme de jeu de mots, assorti d'un point d'interrogation qui marque le caractère problématique de la thèse annoncée.L'auteur a été frappé, dans l'œuvre freudienne, par la position excentrée, marginale, qu'y tiennent deux objets : la mère, d'une part, et l'humour, d'autre part, fait d'autant plus étonnant que ceux-ci ont joué un rôle majeur, incontournable, dans la vie de l'homme Freud.Et si les deux étaient liés, se demande-t-il ?« Et si Revue philosophique, n o 2/2001, p. 231 à p. 273 la mère, quelque peu maintenue à l'écart dans la pensée freudienne (mais pas dans celle de Sigmund Freud), n'en pointait pas moins le bout de son nez, et ne s'imposait pas là aussi, dans l'œuvre théorique, à travers l'humour ?» (p.9).En 1905, Freud achève la rédaction du Mot d'esprit dans ses rapports avec l'inconscient, une œuvre qui, en dépit du peu de crédit qu'il a semblé lui accorder, appartient pleinement aux textes fondateurs de la psychanalyse (tout comme L'interprétation des rêves et La psychopathologie de la vie quotidienne) par son caractère auto-analytique.Dans la quête identitaire engagée à la mort de son père, Freud se propose, à côté de ses rêves, d'interpréter cette activité plaisante, un peu triviale, à savoir les blagues juives « qui ont produit sur nous la plus grande impression et nous ont fait le plus rire ».Il s'agit, sans doute, de continuer le travail du deuil en retrouvant et en se réappropriant un mode d'expression familier à Jacob Freud, le Judenwitz, arme spirituelle d'une minorité aux prises avec l'hostilité ambiante.Cette pratique engage essentiellement le père, la gent masculine, la communauté juive et le yiddish.Jean-Pierre Kamieniak commence par réfuter l'opinion de Peter Gay qui, dans l'autobiographie de Freud, insiste sur le caractère universel de l'intérêt du savant viennois pour le fonctionnement de l'esprit humain, à travers ce phénomène particulièrement complexe qu'est l'humour, dont le Witz ne serait qu'un exemple parmi d'autres.Thèse à laquelle aurait certainement souscrit Freud, ce juif de la Haskala, qui ne professait que mépris pour tous les théoriciens de la « haine de soi » juive (Otto Weiniger, Theodor Lessing, Karl Kraus) et dont l'humour était finalement le seul trait manifeste et assumé de son identité juive.Cette vision, réductrice, ferait l'impasse sur l'histoire familiale, et ses effets directs dans l'œuvre de Freud.On en accordera en effet volontiers crédit à Jean-Pierre Kamieniak, car on voit bien le lien direct qui unit l'ouvrage de 1905 au père, Jacob, et aux fondements de l'identité juive du fils, Sigmund.Mais quid de la mère ?Pour étayer son propos, l'auteur invoque la discrétion, la gêne, voire le malaise de Freud à toucher à ces deux objets, quasi tabous : l'humour et la mère.Il en cherche la preuve dans un ensemble de notations, remarques, intérêts indirects et récurrents qui ponctuent le corps de l'œuvre ou la correspondance, et s'avère ainsi, comme nombre de psychanalystes, fasciné par l'inconscient du grand homme, du génie fondateur de la science nouvelle.L'humour de Freud serait alors la trace de l'amour maternel, la présence en lui de cet « autre » aimé et aimant, source de toutes les identifications primaires, affection essentielle appelée à la rescousse dans tous les moments difficiles de la vie, et le Judenwitz l'héritage recueilli à la mort du père.On peut finalement repérer dans cet ouvrage deux thèses, qui ne se recouvrent et ne s'articulent que partiellement, et dont atteste l'organisation en deux parties.1/«LeWitz, un objet singulier » (la part du père). 2 / « Freud, l'humour et la mère », dans laquelle l'auteur minimise la dimension juive développée dans la première.Si Georges Favez, dans Psychanalyste, qui es-tu ?, a défini l'humour comme une des qualités primordiales chez le psychanalyste, comme une sublimation réussie, on peut savoir gré à Jean-Pierre Kamieniak de nous montrer un Freud interpellé malgré lui par la question de l'identité à tra-Revue philosophique, n o 2/2001, p. 231 à p. 273
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,002 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,006 |
| Communication savante | 0,006 | 0,010 |
| Science ouverte | 0,003 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,005 | 0,006 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,015 | 0,006 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».