Maurice Lagueux, Actualité de la philosophie de l’histoire. L’histoire aux mains des philosophes, Sainte-Foy (Québec), Les Presses de l’Université Laval, 2001, 246 p., 30 $.
Notice bibliographique
Résumé
L'amitié, les travaux et les jours », Paris, Didier Sedon / Acedia, 2004, 166 p. (dont 11 d'illustrations), 15 E. Recueil d'articles de K. Papaioannou (1925Papaioannou ( -1981) ) disséminés, parfois sous des pseudonymes, dans diverses publications.Ces textes sont précédés de fervents témoignages d'amis de ce « génie effervescent » (Bulletin Gallimard, mai-juillet 1983, p. 9) et ils sont suivis d'une biographie intellectuelle commentée et d'une bibliographie.En philosophe enthousiasmé par la pérennité de ses racines grecques, Papaioannou s'est intéressé à l'art, à la poésie, à l'histoire, au marxisme, au politique.D'une ambition prométhéenne, l'homme moderne imagine dans l'histoire « la dimension de sa liberté et de son salut » (p.26) et il s'oppose à « la conception grecque du cosmos où les "mortels" trouvent la juste mesure de leur destin » (ibid.).À propos de la poésie métaphysique anglaise et de Rainer M. Rilke, il écrit : « Plus la raison se soumet le monde, plus nous avons besoin du mystère » (p.59).De son arrivée d'exilé en France (1946) à sa mort, Papaioannou a pourfendu l'hybris soviétique, les marxismes et le totalitarisme.Jean-Marc GABAUDE.Vincent Descombes, Le complément de sujet.Enquête sur le fait d'agir de soimême, Paris, Gallimard, 2004, coll.« Les Essais », 526 p. La philosophie continentale du XX e siècle a été dominée par une grande querelle, que V. Descombes appelle la « querelle du sujet ».Une bonne partie de l'œuvre d'auteurs aussi imposants que Husserl, Heidegger, Sartre, Foucault, Gadamer ou Ricœur a en effet été consacrée à déterminer si et comment il convenait de faire une place au « sujet » en philosophie.Certains ont jugé que le sujet était « mort » ; d'autres, plus nombreux, qu'il convenait d'en produire un concept moins exigeant ou plus raffiné Revue philosophique, n o 4/2004, p. 469 à p. 506 Presses Universitaires de France | Téléchargé le 06/02/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 185.151.57.189)que celui que Descartes était censé avoir introduit.L'objet du livre de V. Descombes n'est pas de prendre parti dans cette querelle du sujet.Il est de prendre parti sur elle.Il est de montrer en premier lieu que cette querelle n'avait pas d'objet.Il est d'expliquer en second lieu quels « embrouillements grammaticaux » ont pu donner aux philosophes le sentiment qu'elle en avait un.La première partie du livre montre d'abord qu'il existe un concept à la fois inoffensif et indispensable de sujet : c'est le concept de « complément de sujet ».Cette expression, que l'auteur emprunte au linguiste Lucien Tesnière, découle d'une analyse structurale de la phrase, centrée sur le rôle du verbe.Le verbe est le noyau de la phrase et on peut le comparer à l'action d'un drame (p.84).Or, pour que l'action soit mise en scène, il faut à la fois des personnages pour la jouer et des circonstances pour la particulariser.Le verbe doit donc être complété par des adverbes ou, plus généralement, des « circonstants ».Mais il doit aussi, sauf dans le cas de verbes comme « neiger » qui représentent une action sans actant, être complété par un double réseau de compléments « actantiels », les traditionnels « compléments d'objet », mais aussi un « complément de sujet ».Le verbe « manger » appelle la question « quoi ?», mais il appelle aussi la question « qui ?».La grammaire des phrases d'action ou, plus généralement, des propositions narratives fournit donc un concept tout à fait clair et absolument indispensable de sujet : le sujet, c'est celui qui accomplit l'action représentée par le verbe.Dans la seconde partie, V. Descombes se demande si l'on a besoin d'un autre concept de sujet que celui d'agent ou d'auteur intentionnel d'une action.Sa réponse est négative : la grammaire n'impose aucun autre concept de sujet que celui d'auteur ou d'agent.En revanche, une fausse image de l'emploi des verbes en première personne peut donner le sentiment qu'un tel concept supplémentaire est requis.Il existe en effet, dans la langue, des verbes qui peuvent être construits comme « réfléchis » : un barbier peut raser les gens de son village, mais il peut aussi se raser luimême.Il est dans ce cas à la fois l'agent et le patient, celui qui rase et celui qui est rasé.Or considérons une phrase comme : « Ce monsieur veut aller à Marseille.» Le locuteur de cette phrase attribue à la personne dont il parle l'intention d'aller à Marseille.Le risque est alors grand de comprendre une phrase comme « Je veux aller à Marseille » comme impliquant que le locuteur s'attribue à lui-même l'intention d'aller à Marseille.Telle est donc la fausse image grammaticale qui constitue la racine du concept philosophique de sujet : on s'imagine que certains emplois du pronom de la première personne dissimulent ce que V. Descombes appelle « une diathèse réfléchie subjective », par contraste avec la diathèse réfléchie objective de « se raser soi-même ».Le locuteur devrait effectuer sur lui-même certaines opérations que lui seul pourrait accomplir et dont lui seul pourrait être l'objet.L'auteur appelle « égologie cognitive » le développement philosophique de ce fantasme grammatical : le sujet n'est plus seulement un agent, il est d'abord celui dont la pensée en première personne exprime la conscience qu'il a de lui-même et les diverses opérations qu'en conséquence il accomplit sur lui-même : s'apercevoir, se désigner, faire référence à soimême, s'attribuer des intentions, etc. L'essentiel de la seconde partie est dès lors consacré à déconstruire ce mythe philosophique de la conscience de soi, en avançant principalement 1 / que le concept d'une observation intérieure de soi est dénué de fondements, aussi bien empiriques que grammati-Revue philosophique, n o 4/2004, p. 469 à p. 506
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,008 | 0,016 |
| Communication savante | 0,008 | 0,008 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,004 | 0,006 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,015 | 0,004 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».