Alain Médam, L’Aube des signes. Préhistoire et naissance de l’homme, Montréal, Liber, 2016, 160 p., 17 €.
Notice bibliographique
Résumé
Revue philosophique, n° 1/2018, p. 87 à p. 147 analyses eT CompTes rendus XX e siÈcle (suite) christian laval, luca paltrinieri et ferhat taylan (éd.), Marx et Foucault.Lectures, usages, confrontations, paris, la découverte, coll.« recherches », 2015, 300 p., 25 €.cet ouvrage, issu d'un colloque, est doublement intéressant.il ne s'agit pas seulement de confronter deux auteurs.l'enjeu est plus important : on cherche dans le dialogue de foucault et de marx à voir si la pensée critique peut être féconde, en allant au-delà des habituelles rengaines du type foucault contre marx, des tentatives de cataloguer un auteur et, pire encore, de chercher à savoir si foucault était ou non marxiste ou s'il était devenu dans ses derniers écrits un néolibéral.le texte de balibar, définissant le libéralisme de foucault comme « une logique d'action […] qui maximise les espaces de liberté » (p.102) est une réponse définitive à ce faux débat.la proposition mériterait un examen plus attentif, mais elle a l'avantage de sortir de la querelle idéologique.un tel dialogue est possible si tous ceux qui y participent généreusement acceptent un principe foucaultien (épithète destinée à éviter le calque de l'anglais foucauldian, pour protester contre la réception anglophone de foucault qui a imposé en français le terme « foucaldien ») : modifier son rapport à soi, poser à soi-même la question de ce que nous sommes et de ce que nous pensons.ce livre collectif présente un second intérêt : envisagé en termes de dialogue, de générosité herméneutique, le rapport foucault/ marx constitue un apport important à la pensée politique.ainsi, l'ouvrage est important non seulement par ses résultats, mais aussi pédagogiquement en permettant de faire de la philosophie politique autrement.mais pourquoi faut-il penser autrement ? on ne cherche pas seulement un espace de dialogue : on en espère sinon un agir politique différent, des pistes possibles, au moins une manière nouvelle de considérer le politique.les 23 contributions se développent autour de quatre axes :comment foucault a-t-il lu marx, dans quels contextes, pour quels usages, avec quelles inflexions ?il y a ensuite la discussion explicite ou implicite que mène foucault avec les marxismes, notamment avec la tentative de réinvention d'une philosophie marxiste par althusser, qui est resté longtemps son interlocuteur indirect.il y a encore […] l'effet rétroaction : comment lit-on marx après Revue philosophique, n° 1/2018, p. 87 à p. 147 des états mentaux privés, p. 55, alors que ce dernier soutient seulement que les états mentaux privés ne peuvent pas déterminer la signification d'un mot ; m. pavlopoulos affirme que le dernier Wittgenstein ne s'intéresse pas aux questions « épistémiques », p. 169, interprétation indéfendable en raison de l'existence de De la certitude), on reprochera essentiellement à cet ouvrage de ne pas nous apprendre grand-chose sur Wittgenstein et foucault.la plupart des contributions se contentent de mettre en parallèle des choses que l'on sait (ou que l'on croit savoir) depuis longtemps à propos du rejet du psychologisme partagé par ces deux auteurs ou de leur critique de la subjectivité classique.À la défense de l'ouvrage, on pourra toujours faire valoir que la comparaison mise en chantier ici n'a pas nécessairement pour objet d'approfondir notre compréhension de Wittgenstein ou de foucault, mais plutôt de mettre en relief, par un effet de contraste, les points aveugles de chacun.si l'on ne peut nier qu'un véritable dialogue philosophique entre ces deux auteurs ne manquerait pas de pertinence, certains préjugés issus de la vulgate wittgensteinienne française font obstacle à une véritable rencontre.mentionnons un seul exemple de ce travers, dont de nombreuses illustrations seraient possibles.plusieurs textes (J.revel et d.lorenzini) remarquent le manque de profondeur historique de l'analyse wittgensteinienne du langage et nous invitent à la « compléter » avec la méthode généalogique de foucault.À l'époque où foucault s'est intéressé à Wittgenstein, ce reproche était fréquent, mais l'évolution des études wittgensteiniennes des cinquante dernières années nous permet de voir ce qu'un tel jugement pouvait avoir de naïf.en effet, depuis les premiers textes d'hadot consacrés à Wittgenstein dans les années 1960, nous avons découvert une série de manuscrits issus de la période intermédiaire de Wittgenstein (Remarques sur le rameau d'or, Grammaire philosophique, etc.) qui montrent que cette méfiance à l'égard de l'histoire découle d'une position philosophique réfléchie et argumentée.Wittgenstein propose en réalité une série d'arguments qui le conduisent à conclure qu'il est erroné de croire que la signification d'une pratique sociale ou linguistique est déterminée par sa genèse historique (pour une défense de Wittgenstein sur cette question, voir h.-J.Glock, « analytic philosophy and history: a mismatch?», Mind, 2008, 117 (468), pp.867-897).ces arguments ne sont peut-être pas tous convaincants, mais on ne peut manquer de s'étonner que les auteurs de ce recueil se contentent de voir dans le jugement de foucault une analyse témoignant des limites (qu'il faudrait dépasser) de l'approche synchronique de Wittgenstein, sans jamais faire état des arguments motivant cette prise de position, ni même mentionner ces textes où l'auteur des Recherches philosophiques traite directement du problème de l'histoire.après tout, foucault appartient -il ne faut pas l'oublier -à une génération de lecteurs qui n'avaient qu'un accès partiel et lacunaire à l'œuvre de Wittgenstein.et ce n'est pas en reconduisant une telle lecture de Wittgenstein que l'on parviendra à cerner les points aveugles de sa pensée ou à mettre en place un véritable « dialogue philosophique » entre ces deux philosophes.en dépit de toutes les critiques auxquelles cet ouvrage prête le flanc, il faut mentionner, sur une note plus positive, que certaines études, comme celle de s. plaud, portant sur la distinction que l'on peut faire à partir de Wittgenstein entre l'aliénation et l'automatisation, se démarquent de l'ensemble et méritent vraiment d'être lues.vincent GronDin
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,003 | 0,003 |
| Communication savante | 0,003 | 0,003 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,110 | 0,020 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».