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Record W1024925547

Retour sur les notions de ségrégation et de ghetto ethniques et examen des cas de Montréal, Toronto et Vancouver.

2008· article· fr· W1024925547 on OpenAlexaboutno aff
Philippe Apparicio, Anne‐Marie Séguin

Bibliographic record

VenueEspaceINRS (National Institute for Scientific Research (Canada)) · 2008
Typearticle
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicUrban, Neighborhood, and Segregation Studies
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsHumanitiesEthnologyPolitical scienceSociologyPhilosophy
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Ce rapport a été réalisé dans le cadre d'un mandat de recherche confié à une équipe de l’Institut national de la recherche scientifique, Urbanisation, Culture et Société (INRS-UCS) par la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (CCPARDC). Ce mandat visait les objectifs suivants :
\n- définir les notions de ségrégation et de ghetto ethniques;
\n- décrire les répartitions des immigrants et des populations déclarant appartenir à une minorité visible dans la région métropolitaine de Montréal, et ce, en prenant soin de les comparer aux répartitions observées à Toronto et Vancouver;
\n- vérifier l’existence d’enclaves et de ghettos ethniques à Montréal.
\nLes notions de ségrégation, d’enclave et de ghetto ethniques
\nLa notion de ségrégation résidentielle
\nLa notion de ségrégation ethnique fait l’objet de différentes définitions selon les auteurs et les disciplines. Dans cet éventail, il est possible de dégager deux grands types de définitions et conséquemment d’analyses : celles qui s’attachent à la ségrégation comme processus impliquant des acteurs avec leurs stratégies et celles qui s’attachent à la ségrégation comme situation ou comme état. Dans ce second courant, la ségrégation est définie comme le fait que les immigrants ou les populations appartenant aux minorités visibles ne se répartissent pas uniformément dans l’espace, c’est-à-dire dans une proportion égale dans chaque unité composant l’ensemble du territoire. On parle alors de concentration ethnique. C’est dans ce second courant que se situe notre étude.
\nL’existence de quartiers ethniques est souvent associée à des connotations négatives tel le fait que ces derniers seraient des obstacles à l’intégration ou encore des lieux de relégation. Or, de nombreux avantages sont aussi associés à la concentration ethnique, notamment l’entraide entre immigrants; le soutien de la communauté immigrante dans l’insertion économique; le « confort culturel », etc. Ces analyses nous permettent donc de considérer les concentrations ethniques d’une manière beaucoup plus nuancée et positive.
\nLes notions d’enclave et de ghetto ethniques
\nLes enclaves représentent des secteurs urbains à forte concentration ethnique, où les communautés ethniques sont majoritaires, c’est-à-dire qu’elles représentent plus de la
\nmoitié de la population totale du secteur. Il est à noter que Johnston et al. (2002a, 2003) distinguent plusieurs niveaux d’enclavement :
\n- Les enclaves ethniques pluralistes où les communautés ethniques sont majoritaires (elles représentent entre 50 % et 70 % de la population totale du quartier).
\n- Les enclaves ethniques mixtes où les communautés ethniques sont très majoritaires (elles représentent plus de 70 % de la population totale du quartier), mais où aucune communauté n’est dominante.
\n- Les enclaves ethniques polarisées où les communautés ethniques sont très majoritaires et dominées par une communauté ethnique qui représente plus des deux tiers de la population ethnique (les communautés ethniques représentent plus de 70 % de la population totale du quartier et une communauté représente plus de 66,6 % de l’ensemble de la population ethnique du quartier).
\nLes ghettos représentent quant à eux la forme de concentration ethnique la plus extrême qui soit. De façon opérationnelle, ce sont des enclaves ethniques polarisées auxquelles on ajoute le critère suivant : 30 % de la population totale (de la métropole) de cette communauté ethnique dominante doit résider dans ces enclaves.
\nSynthèse des résultats
\nLes analyses réalisées à partir de données extraites de cinq recensements de Statistique Canada (1981, 1986, 1991, 1996 et 2001) pour les régions métropolitaines de Montréal, Toronto et Vancouver, ont permis d’avancer plusieurs constats relativement à la répartition de l’immigration et des minorités visibles à Montréal.
\nUne présence des immigrants et des minorités visibles moins marquée à Montréal qu’à Toronto et Vancouver
\nEn 2001, la métropole montréalaise compte 612 890 immigrants, soit 18,4 % de la population totale et 458 335 personnes ayant déclaré appartenir à une minorité visible, soit 13,6 %. La présence des immigrants est ainsi moins marquée à Montréal (18,4 %) qu’à Toronto (43,7 %) et Vancouver (37,5 %). Il en va de même pour les minorités visibles, 15,9 % à Montréal contre 36,8 % et 36,9 % respectivement à Toronto et à Vancouver. Une stabilité des niveaux de ségrégation des immigrants depuis une vingtaine d’années
\nLes indices de ségrégation des immigrants calculés pour les cinq années de recensement sont restés fort stables entre 1981 et 2001. Ceci démontre qu’il n’y a donc pas eu une augmentation de la ségrégation résidentielle des immigrants – et ainsi des concentrations d’immigrants – à Montréal durant les deux dernières décennies.
\nDes immigrants plus exposés à la société d’accueil à Montréal qu’à Toronto et Vancouver
\nLes immigrants sont moins isolés à Montréal qu’à Toronto et Vancouver : en 2001, pour un immigrant de Montréal, en moyenne 31 % de la population résidant dans son secteur de recensement est aussi immigrante contre respectivement 50 % et 42,5 % à Toronto et Vancouver. En d’autres termes, en moyenne sept personnes sur dix résidant dans le secteur de recensement d’un immigrant ne sont pas immigrantes. Au plan résidentiel, les immigrants sont ainsi plus exposés aux membres de la société d’accueil à Montréal qu’à Toronto et Vancouver.
\nUne présence plus marquée des immigrants et des minorités visibles sur l’île de Montréal
\nLa population immigrante et celle des minorités visibles ne se distribuent pas de façon homogène sur le territoire de la métropole montréalaise : elles se concentrent surtout sur l’île de Montréal, et secondairement dans certains secteurs de la ville de Laval et de la Proche-Rive-Sud. Absence de ghetto à Montréal
\nIl n’existe pas de ghetto ethnique à Montréal, d’ailleurs pas plus qu’à Toronto et Vancouver, soit des espaces caractérisés par une concentration extrême de minorités visibles. En outre, les enclaves ethniques sont une forme de concentration relativement rare à Montréal, alors qu’elles sont davantage présentes à Toronto et Vancouver.
\nConclusion
\nCes cinq constats nous amènent ainsi à conclure que la réalité de l’immigration à Montréal ne doit pas se poser en termes de ghettoïsation. Une très forte majorité des immigrants et des membres des minorités visibles partagent leur espace résidentiel avec des natifs et avec des populations qui n’appartiennent pas aux minorités visibles. On observe quelques enclaves ethniques, mais elles forment nettement l’exception.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame distilled prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.

metaresearch head score (Codex)0.012
metaresearch head score (Gemma)0.007
Version: codex-gemma-dda1882f352aValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesMeta-epidemiology (narrow), Science and technology studies
Consensus categoriesScience and technology studies
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: Not applicable
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: none
Teacher disagreement score0.525
Threshold uncertainty score1.000

Codex and Gemma teacher scores by category

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0120.007
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0000.001
Science and technology studies0.0070.003
Scholarly communication0.0010.002
Open science0.0010.000
Research integrity0.0000.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0000.000

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.127
GPT teacher head0.380
Teacher spread0.253 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.

Study designNot applicable
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations3
Published2008
Admission routes1
Has abstractyes

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