L’iconodulie cinématographique ou la nouvelle offrande du monde (à propos de Cinéma 1 et 2 de Gilles Deleuze)
Bibliographic record
Abstract
En deçà ou au-delà des pouvoirs de fascination ou de capture anesthésiante propres aux mauvais films, d’où provient la puissance singulière des images cinématographiques, capables d’offrir « le » monde, entendu comme ouverture sur un dehors qui serait à la fois extérieur à notre expérience quotidienne et pourtant doté de sens, donc perceptible et descriptible ? Comment, entre tous les arts de l’image, le cinéma parvient-il à nous libérer des images toutes faites, des clichés, pour nous rendre à un tel dehors ? Ces questions constituent le fil directeur que l’on peut trouver au double ouvrage, L’image-mouvement et L’image-temps , que Gilles Deleuze a consacré au cinéma : montrer comment l’histoire du grand cinéma, et non simplement tel ou tel film, peut articuler un projet-de-monde d’inspiration phénoménologique et une « manière de faire des mondes » d’inspiration plus analytique ; autrement dit, montrer combien le cinéma peut nous éveiller à l’unité du monde tout en le reconstruisant techniquement et à la manière propre de son réalisateur dans chaque film singulier. Pour donner au fil conducteur traversant l’ouvrage de Deleuze toute son extension, il nous faut toutefois voir à quoi il se rattache. D’abord, en montrant en quoi la cinéphilie moderne peut effectivement être considérée comme une nouvelle « iconodulie », au sens byzantin du terme : une sauvegarde du monde par l’image. Ensuite, en montrant de quelle manière, chez Deleuze, un tel monde, étrangement donné et fabriqué à la fois, un et multiple, en vient de lui-même à changer de sens, en particulier en se constituant non plus à partir de l’espace mais du temps, non plus à partir des choses mais des signes, non plus à partir des communautés nationales mais des devenirs minoritaires. Enfin, en montrant que le cinéma est par conséquent justiciable de bien davantage que d’une nouvelle esthétique : d’une nouvelle ontologie, d’une nouvelle pédagogie et d’une nouvelle politique.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.002 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".