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Record W1520918332

Sélection des milieux ouverts par le caribou forestier de Charlevoix, Québec : compromis entre risque de prédation et ressources alimentaires

2011· article· fr· W1520918332 on OpenAlexaboutno aff
Jo-Annie Charbonneau

Bibliographic record

VenueSémaphore (Université du Québec à Rimouski) · 2011
Typearticle
Languagefr
FieldEnvironmental Science
TopicFire effects on ecosystems
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsGeology
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

RÉSUMÉ: Les milieux ouverts constituent des habitats contrastés qui peuvent aussi bien
\nprésenter des coûts que des bénéfices pour les ongulés boréaux qui les utilisent. D'une
\npart, certains milieux ouverts productifs peuvent supporter d'importantes biomasses de
\nressources alimentaires, mais fournir peu de couvert de protection contre les prédateurs.
\nD'autre part, l'ouverture du couvert peut permettre à une proie de détecter plus facilement
\nles menaces potentielles. Dans la mesure où l'ouverture du paysage forestier boréal est
\naujourd'hui régie par les activités anthropiques (e.g. coupes forestières, contrôle des
\nincendies, reforestation des sites improductifs), nous avons voulu étudier la relation entre
\nle caribou forestier et les milieux ouverts. Pour ce faire, vingt femelles ont été suivies par
\ntélémétrie GPS entre 2004 et 2007 dans la région de la Réserve faunique des Laurentides
\nau Québec, Canada. Afin de mettre en lumière l'influence des facteurs limitants sur la
\nsélection d'habitat et le compromis potentiellement fait par le caribou en forêt boréale
\naménagée, nous avons testé l'effet de la période annuelle (saison) et celui de la présence
\ndu faon (statut maternel) sur les patrons de sélection des milieux ouverts. Des analyses de
\nsélection d'habitat réalisées à trois échelles spatiales ont permis d'identifier des variations
\ndans la sélection des milieux ouverts entre les saisons et entre les individus.
\nDans Charlevoix, le caribou se situe à la limite sud de son aire de répartition en
\nAmérique du Nord. Dans un tel environnement fortement modifié par les activités
\nhumaines, le caribou forestier a sélectionné les milieux ouverts à plusieurs échelles
\nspatiales et à différentes périodes de l'année, un comportement plutôt inusité pour cet
\nécotype. Tous les individus suivis ont montré une sélection pour les milieux ouverts aux
\ntrois échelles spatiales considérées. À l'échelle du paysage, les domaines vitaux annuels
\ndes caribous étaient situés dans des secteurs hétérogènes où l'abondance relative des
\npessières ouvertes à lichen, des brûlis et des coupes forestières récentes était
\nparticulièrement élevée par rapport à l'aire d'étude. À l'échelle du domaine vital, les
\npatrons de sélection des femelles non suitées (sans faon) semblaient plus orientés vers la
\ndiversité et la quantité des ressources alimentaires que ceux des femelles suitées qui
\nsélectionnaient plutôt les habitats les plus ouverts. Ces différences ont été observées
\npendant la mise bas, l'été, le rut et l'hiver. À fine échelle, les sites utilisés par l'ensemble
\ndes individus présentaient un couvert latéral plus faible et étaient généralement situés plus
\nprès d'un peuplement forestier que les sites aléatoires. Par ailleurs, alors que les femelles
\nsuitées n'ont sélectionné que le lichen en hiver et les graminées durant la mise bas, i.e. les
\npériodes critiques où les ressources alimentaires sont plus limitantes, les femelles non
\nsuitées ont sélectionné des ressources alimentaires variées tout au long de l'année. Les
\nvariations saisonnières observées entre les patrons de sélection des milieux ouverts des
\nfemelles suitées et non suitées suggèrent que l'utilisation des milieux ouverts par le
\ncaribou correspondrait à un compromis entre le risque de prédation et la disponibilité des
\nressources alimentaires. Cependant, le risque de prédation semble être le principal facteur
\nlimitant régissant les patrons de sélection observés. À grande échelle, le caribou
\nsélectionne ainsi des habitats qui sont moins susceptibles d'être utilisés par l'orignal et
\nson prédateur, le loup, alors qu'à fine échelle il sélectionne des caractéristiques d'habitat
\nfavorisant la détection visuelle des menaces potentielles et la probabilité de fuite. Lorsque
\nle risque de prédation est plus élevé, i.e. en présence d'un faon, la sélection pour les
\nmilieux riches en ressources alimentaires diminue. Nous croyons que ce comportement
\ninusité de sélection des milieux ouverts constitue une adaptation comportementale du
\ncaribou forestier de Charlevoix à un milieu fortement modifié par les coupes forestières. -- ABSTRACT: The use of open habitats (i.e., an environment with few or no canopy and/or ground
\ncoyer) by ungulate species inhabiting the boreal forest may result in both costs and benefits.
\nWhile open habitats often provide relatively good foraging opportunities, these areas may
\noffer fewer hiding places to shelter from predators. Alternatively, sorne highly-opened
\nhabitats could a110w a prey to detect an approaching predator more easily or facilitate
\nescape behaviour. The dynamics of open habitats is now mostly driven by anthropogenic
\nactivities (e.g., forest management, fire control, reforestation of unproductive stands). We
\ntherefore investigated the relationship between forest-dwelling caribou and open habitats.
\nWe fo11owed twenty females using GPS telemetry collars between 2004 and 2007 in the
\nLaurentides Wildlife Reserve, Québec, Canada. We tested the impact of the annual period
\n(season) and of calf presence (maternaI status) on the selection patterns of open habitats by
\nfemales, in order to highlight the influence of limiting factors on habitat selection and the
\npossible trade-off made by caribou in a highly-managed boreal forest. Habitat selection
\nanalyses was conducted at three spatial scales and allowed us to identify inter-seasonal and
\ninter-individual variations in the selection of open habitats.
\nIn our study are a, which is located at the southern limit of caribou range in North
\nAmerica and is deeply impacted by human activities, we found forest-dwelling caribou
\nselected open habitats at multiple scales and during aIl seasons which is an unexpected
\nbehaviour for this ecotype. At the landscape scale, annual home ranges were located in
\nheterogeneous landscapes with relatively high proportions of open lichen woodlands, burnt
\nareas and recent c1ear-cuts. At the home-range scale, selection patterns of solitary females
\nappeared more oriented toward foraging resources than those of females with a calf, which
\nmostly selected for highly-opened habitats. These differences were observed during
\ncalving, summer, rut and winter. At fine scale, aIl individuals selected for sites with lower
\nlateral coyer that were located near a forest stand edge compared to random locations.
\nHowever, while females with calves only selected for lichen in winter and grasses during
\ncalving, i.e., critical periods wh en food resources were likely more limiting, solitary
\nfemales selected for various food resources a11 year long. The seasonal differences between
\nselection patterns of females with and without ca Ives suggest that the use of open habitats
\ncould correspond to a trade-off between predation risk and food abundance. Predation risk,
\nhowever, seemed to be the most important limiting factor driving the observed selection
\npatterns. At larger scale, caribou selected open habitats that were less likely to be used by
\nmoose and its predator, the wolf, and at finer scale they selected habitat features that likely
\nfavoured visual detection of potential threats. When predation risk is higher, i.e., in the
\npresence of a calf, selection of foraging resources appeared to decrease. We believe that the
\nunusual selection of open habitats by caribou in Charlevoix could be a behavioural
\nadaptation in a landscape highly impacted by forestry practices.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame distilled prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.000
Version: codex-gemma-dda1882f352aValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesMeta-epidemiology (narrow), Science and technology studies, Insufficient payload (model declined to judge)
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Observational · Consensus signal: Observational
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.182
Threshold uncertainty score1.000

Codex and Gemma teacher scores by category

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.000
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.001
Meta-epidemiology (broad)0.0010.000
Bibliometrics0.0000.001
Science and technology studies0.0010.001
Scholarly communication0.0000.002
Open science0.0010.000
Research integrity0.0000.000
Insufficient payload (model declined to judge)0.0030.001

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.010
GPT teacher head0.189
Teacher spread0.179 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.

Study designObservational
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations2
Published2011
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