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Abstract
De la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux dernières décennies du XXe siècle, l'État-nation s'est imposé sur tous les continents comme modèle de communauté politique dominant. Par son autorité il prescrivait les règles de fonctionnement politique, économique et de gestion des conflits sociaux. Or, à partir des années 1970, cette forme de communauté politique a subi de profondes transformations. En effet, la diffusion des idées néolibérales dès les années 1970-1980 s'est traduite par la dérèglementation des leviers de contrôle économique des États-nations au profit du libre marché. Reprenant la philosophie libérale qui avait émergé en Angleterre au XVIe et XVIIe siècle, notamment sous la plume de John Locke, elle fut véhiculée par les libertariens au nom de la défense des libertés individuelles et du laissez-faire économique à l'échelle planétaire. Par le fait même, la libéralisation de l'économie remit en cause le modèle stato-national au sein duquel la citoyenneté s'articulait. Désincarnée de ses institutions, des citoyens réclament des réformes démocratiques, principalement depuis les grandes manifestations des altermondialistes, de Seattle, en passant par Gênes, Québec et les récentes protestations en Europe contre les mesures d'austérités et le mouvement Occupy. Ainsi, des réformes du système démocratique sont réclamées pour redonner davantage de contrôle à la population sur les grandes décisions qui régissent et affectent la vie quotidienne et l'avenir des générations futures. Alors, dans ce contexte, l'introduction de processus participatifs, expérimentés dans certaines villes et États à travers le monde, est perçue comme une alternative politique au modèle néolibéral, qui selon plusieurs auteurs entraîne un accroissement des disparités de richesses entre les habitants des diverses nations. C'est pourquoi le budget participatif de Porto Alegre au Brésil a attiré l'attention de nombreux chercheurs, militants, mais aussi des organisations internationales comme la Banque mondiale qui considère cette expérience comme prometteuse sur le plan de la transparence et de l'imputabilité dans les nouvelles pratiques de gouvernance. Implanté en 1989 par le Parti des travailleurs et les associations populaires de quartier, le budget participatif de Porto Alegre constitue un processus de démocratie participative original qui accorde aux citoyens un pouvoir décisionnel important sur les orientations des investissements, notamment en matière d'aménagement urbain. Cette expérience est d'autant plus originale si l'on considère le contexte politique et social dans lequel elle s'est implantée. En effet, historiquement une part importante de la population brésilienne fut constamment marginalisée et opprimée par les autorités publiques dans les quartiers périphériques des grandes villes. Ces quartiers informels étaient dénudés d'infrastructures et de services alors que les parties centrales urbaines étaient réservées à l'élite sociale. Le peu d'investissements publics dont pouvaient bénéficier les périphéries visaient à garantir le résultat d'élections par des relations de clientélisme et de cooptation. La démocratisation du Brésil au cours des années 1980 et l'introduction de mécanismes participatifs comme celui de Porto Alegre visaient à assainir ces méthodes autoritaires et clientélistes et à garantir un développement urbain plus équitable grâce au contrôle populaire. Or, le processus du budget participatif de Porto Alegre est généré par la démocratie délibérative et s'apparente aux nombreuses théories élaborées à cet égard au cours des dernières décennies, notamment celles de Jürgen Habermas. De plus, des analyses démontrent que ce processus a permis de favoriser une redistribution des richesses et un développement urbain plus équitable. Ainsi, dans le contexte où le modèle stato-national est affaibli, tout comme la citoyenneté qui en émanait et où l'accroissement des inégalités se poursuit, conséquences des politiques néolibérales, des questions fondamentales s'imposent : le processus du budget participatif de Porto Alegre, fondé sur la mobilisation de la société civile, peut-il favoriser la construction d'une nouvelle forme de communauté politique de nature participative à l'échelle urbaine? Est-ce que la délibération citoyenne permet l'adoption de mesures et de politiques fondées sur le bien commun? Le budget participatif permet la création d'une nouvelle forme de communauté politique participative à l'échelle urbaine qui se distingue des autres modèles tels que le libéralisme ou le républicanisme. Cependant, la création de cette communauté politique et son maintien ne peuvent se faire que sous des conditions particulières, notamment par une fine collaboration entre l'État et la société civile, une qualité délibérative et une disposition à redistribuer les richesses. C'est pourquoi cette thèse s'attardera à décrire les diverses formes de communauté politique et les concepts qui y sont rattachés; à analyser les théories sur la démocratie participative et délibérative; à présenter le contexte politique et social brésilien dans lequel le budget participatif s'est implanté; et surtout à présenter les résultats de l'enquête-terrain qui a été menée en 2007 et 2008 par des entrevues, questionnaires et observations participantes. Les résultats démontrent une capacité du processus à construire une communauté politique participative à l'échelle urbaine. Cependant, ce processus a présenté certaines failles apparues au cours des dernières années qui remettent en question sa capacité à garantir la pérennité de cette communauté politique participative. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : budget participatif, démocratie participative, communauté politique, Porto Alegre, Brésil
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".