Vers une écocritique française : le contrat naturel de Michel Serres
Bibliographic record
Abstract
Tandis que les crises ecologiques se transforment en realite de plus en plus urgente, l'ecologie politique en France ne represente plus la meme force contestataire qu'il y a trente ans lors de ses annees > (Gueho et Neyrat; Sainteny). Certes, l'esprit ecologique s'est fait integrer dans les plateformes politiques des partis de gauche tout comme celles des partis de droite (Bess). Mais il s'agit d'un esprit peu revolutionnaire, qui n'exige ni changement de vision du monde ni changement de style de vie. D'apres la philosophe Catherine Larrere, les Francais ont tendance a rapporter les problemes au domaine scientifique ou encore au domaine de la politique militante. Quant a la creation d'une nouvelle ethique ecologique, le livre du philosophe Luc Ferry publie en 1992, Le Nouvel Ordre ecologique, a eu un effet de censure si bien que la philosophie francaise a pris un retard important par rapport a la philosophie de l'environnement anglo-saxonne (Afeissa). Si la pensee ecologique tard a s'epanouir dans les domaines philosophique et politique en France, nous sommes de l'avis que la litterature peut servir de terrain propice pour cultiver une nouvelle approche ecologique. Premierement, la litterature est le lieu d'ou l'on peut imaginer de nouveaux modes de vivre, de nouvelles realites, et donc, de nouveaux rapports au monde, a la planete et a la terre. Deuxiemement, la litterature est la voix de la contestation, de la subversion, de la mise en cause des autres discours sociaux. Enfin, la litterature est l'outil linguistique qui permet de mettre en evidence les limites, les possibilites et les impossibilites des representations du monde. Elle influence ainsi la maniere dont on comprend le monde mais egalement la maniere dont on concoit l'ecart entre le monde et le texte. La presente analyse se propose de fonder une ecocritique francaise de facon provisoire, exploratrice et originale. Notre pierre de touche sera le contrat naturel tel qu'elabore par le philosophe francais Michel Serres. Ce choix se fait non pas en fonction de la nature bien definie, bien etablie du contrat naturel dans le domaine de la pensee ecologique, mais au contraire, en fonction de son ouverture aux domaines scientifiques et politiques, de son statut philosophique et litteraire et de son influence sur les medias et le public en general. En tant qu'exploration theorique, notre analyse frayera une premiere voie vers l'ecocritique francaise de sorte que des etudes futures puissent l'appliquer a la production litteraire francaise. Nee au sein des universites de l'Ouest des Etats-Unis au debut des annees quatrevingt-dix, l'ecocritique s'est rapidement repandue dans le monde anglo-saxon. Comme les cultural studies, les queer studies et les animal studies, l'ecocritique a ete recemment ajoutee aux anthologies de la theorie litteraire contemporaine anglo-saxonne (Bressler; Barry; Waugh). Reunissant plus de 1200 membres, l'association fondatrice de l'ecocritique, l'Association for the Study of Literature and Environment (ASLE), a engendre des branches internationales en Australie, au Canada, en Coree, en Europe, en Inde, au Japon et en Nouvelle-Zelande. Par ailleurs, les publications telles que Literature of Nature : An International Sourcebook (Murphy) et Nature in Literary and Cultural Studies : Transatlantic Conversations on Ecocriticism (Gersdorf et Mayers) renforcent la portee mondiale de l'ecocritique. Cette internationalisation ne s'est pourtant pas fait sans frais. Tout en traversant les frontieres nationales, l'ecocritique est restee pour la plupart une theorie anglophone. Comme le precise Ursula Heise, l'ecocritique souffre intellectuellement de ce monolinguisme, d'autant plus qu'il s'agit d'une langue hegemonique (> 513). Pour diversifier l'ecocritique, il ne suffit pas de traduire les termes tels que nature writing ou wilderness en d'autres langues. Comme l'affirme le critique Rob Nixon, il n'est pas question de chercher l'equivalent de Henry David Thoreau dans d'autres litteratures nationales. …
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.008 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".