À propos d'un constituant lexical de la modernité : aspects sémantiques du mot crise
Bibliographic record
Abstract
Diffus et cependant profondément enraciné dans le vocabulaire contemporain, le mot crise laisse entrevoir l’image d’une modernité en transformation permanente, où l’accélération des rythmes vitaux – organiques comme mécaniques – imprègne le quotidien, induisant une tension redoublée vers un avenir rendu incertain par la complexité et le prométhéisme des entreprises qui y conduisent. Issu de la sémiologie médicale, ce mot s’est rapidement étendu, au cours des derniers siècles, aux domaines les plus divers de l’écologie humaine, présentant dans chaque cas (personnalité, économie, société, classe d’âge, civilisation...) une vision dramatique de la situation perçue. Traversé par l’actualité brûlante et nourri d’une culture métamorphique, il constitue un instrument d’auscultation de phénomènes en mutation. Facilement exploitable, le mot crise participe aux discours d’appréhension de la réalité vive. Plusieurs de ses caractéristiques sémantiques servent cette fonction discursive, donnant un éclairage alarmant sur un centre névralgique dont il est manifestement urgent de se préoccuper. Tantôt réifiée, tantôt personnifiée, la réalité construite au moyen de ce mot intègre, paroxystique, la logique gestionnaire du risque. La diachronie des associations lexicales révèle une perception ambivalente de la crise : déclenchée par une combinaison de facteurs souvent ténus, elle touche ou frappe des pans entiers de la vie et de l’activité humaines, et à travers ceux-ci, des personnes. Subie ou gérée , on doit se résigner à la traverser , comme un milieu hostile ; on veut l’ endiguer , on la combat ou bien encore on en cherche l’issue afin de mieux la résoudre .
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.004 | 0.009 |
| Scholarly communication | 0.009 | 0.012 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".