Bibliographic record
Abstract
i l'on prend comme postulat la Révolution Française comme émergence d'une nouvelle donne dans la contemporanéité, comment définir le rôle des intellectuels dans le processus de transformation de la société de 1789 ?JACK LANG.Tous les mouvements de réflexion du XVIII e siècle, que certains ont appelé l'avènement d'une conscience européenne, ont constitué un terreau de débats contradictoires et vivants.Les origines intellectuelles de la Révolution française sont multiples.Il y a évidemment Rousseau,Voltaire, Diderot, l'Encyclopé-die… Mais c'est toute la société qui était travaillée très profondément par l'inquiétude, les révoltes.La Révolution n'est pas née un beau jour de mai 1789.Les intellectuels ne l'ont pas imaginée, personne ne songeait à la fin de la monarchie.L'Ancien Régime était légitime même si ses abus étaient parfois pourfendus par les philosophes, en particulier l'arbitraire royal.Je dirais que c'est surtout une autre idée de l'Homme qui surgissait : le bonheur, « idée neuve en Europe » ; l'homme n'est pas sur terre pour souffrir mais pour s'épanouir.Et, petit à petit, l'idée de libertés civiles, individuelles, politiques.Je ne suis pas historien des idées, mais, à ma connaissance, la Révolution française n'a pas été pressentie, programmée, ordonnée, ordonnancée, imaginée avant qu'elle ne surgisse.L'histoire fait apparaître que les révoltes étaient très profondes, permanentes, récurrentes : révoltes paysannes, populaires, révoltes de corporations.Il est intéressant de lire par exemple les lettres des ambassadeurs de Venise à Paris adressées à leurs autorités.On est impressionné par les descriptions des faits, d'une société en voie de contestation permanente.Cela n'a pas pris la forme d'un projet, mais plutôt d'une coalition d'intérêts contraires. D.B. Pour autant, la construction d'utopies par les philosophes des Lumières semble avoir été déterminante.J. L. Les utopies ont été très nombreuses.Il n'y a pas eu l'idée d'un grand jour, d'un autre système, d'une autre société.Sur certains points, les philosophes de cette époque seraient aujourd'hui considérés comme très réactionnaires, notamment sur le plan social.Encore faudrait-il définir qui était ou pas intellectuel.Beaumarchais l'était.Il était joué à la cour de Versailles tout en étant un contestataire de l'ordre politique.Donc, c'est moins l'idée d'une autre société que la transformation de l'Ancien Régime.Je ne pense pas qu'il y ait eu des textes réclamant l'abolition de la monarchie.Cette idée a surgi après le commencement du processus révolutionnaire.Les premiers pas de certaines révolutions, la Révolution française, la Révolution soviétique, ont été souvent des premiers pas éclairés.Condorcet, Monge et l'abbé Grégoire sont trois intellectuels en action, en mouvement.Leurs idées étaient très neuves, très humaines, très généreuses.Je pense notamment à ce qu'ils ont dit sur l'éducation, la culture ou la science : cela n'a pas pris une ride.Après, la guerre a joué son rôle, je pense à la Terreur… S'agissant de la Révolution soviétique, les premiers pas ont été marqués par l'engagement de peintres, d'intellectuels, de cinéastes.Il y avait l'idée d'une culture pour le peuple, avec des initiatives prises sur l'ensemble du pays.Même constat à Cuba.Les premières années de la révolution cubaine ont été plutôt heureuses pour la culture, pour le savoir, pour la santé.Ensuite, le pouvoir s'est raidi, s'est recroquevillé sur le lui-même, a commis des abus.On rêve d'une révolution qui soit en quelque sorte celle observée dans ces débuts.D.B. Vous avez plusieurs fois avoué avoir été marqué par les liens entre le Parti communiste français et les intellectuels.J. L. Avant la Première Guerre mondiale, et surtout après, le socialisme démocratique français, bien qu'animé par des hommes de haute densité intellectuelle comme Jaurès, ou Blum, qui étaient des intellectuels (le rêve de Léon Blum était d'être écrivain, critique d'art ; il est auteur de textes d'une très grande * Journaliste
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Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.010 | 0.017 |
| Scholarly communication | 0.009 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.003 | 0.008 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.007 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".