Bibliographic record
Abstract
Dès l'aube de la colonie, le Saint-Laurent a été la voie de l'humanisation des paysages québécois, l'axe privilégié de peuplement de l'Est canadien, le facteur dominant de ses pulsations économiques et politiques. L'auteur, limitant son propos à la période antérieure au régime confédéral (1867), s'interroge sur les facteurs qui ont fait du Saint-Laurent le pôle géographique du Canada français et sur les « définitions » successives du fleuve, de 1608 à 1867. De 1608 à 1665, le fleuve fut une voie de commerce international des fourrures, de conquête des terres du ponant totalement « extroverti », il était au service des vieux pays, plus que du Canada. A partir de 1665, les efforts de peuplement agricole de Jean Talon lui donnent une importance de premier plan dans la vie de relations à l’intérieur de la Nouvelle-France, dont il est l'unique route ; il commence alors à devenir mer intérieure. // le restera pour la majeure partie des Canadiens français, jusqu'aux années 1830-1840, tout au long de leur phase de repliement rural, en dépit des activités de commerce international qu'animaient depuis 1765 des entrepreneurs anglophones employant une main d'oeuvre canadienne. Mais la notion de Saint-Laurent - mer intérieure s'affirmera presque sans partage, chez les Canadiens français, à partir de 1840. Le commerce du bois, celui des grains, les constructions navales sont entre les mains des Britanniques ; les habitants renforcent le caractère autarcique de leur agriculture et de leur genre de vie; leurs relations avec la France sont à peu près nulles depuis le tournant du siècle. Le concept dominant de Saint-Laurent - mer intérieure qui a prévalu alors n'a pas été sans danger pour la nation canadienne-française et pour son insertion dans le monde industriel qui s'épanouissait de part et d'autre de l'Atlantique.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.006 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.151 | 0.052 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".