Écrire entre les langues : traduction et genre chez Nancy Huston
Bibliographic record
Abstract
L’entre-deux langues de l’auto-traduction, chez Nancy Huston, vient subvertir les rapports hiérarchiques entre l’original et la traduction, ou l’opposition entre langue maternelle et langue étrangère, nous invitant à nous interroger sur nos pratiques et nos représentations de la traduction ou de l’écriture. Nous cherchons ainsi à comprendre dans quelle mesure l’écriture entre le français et l’anglais de Nancy Huston remet en question non seulement les catégories traditionnelles de la traduction, mais également le genre comme construction sociale. L’histoire de la traduction est traversée par des métaphores sexistes ou de nature sexuelle, telles que « les belles infidèles », reflétant le rôle inférieur de la traduction associé au féminin, par rapport à l’original identifié au masculin. Aussi la question de l’infidélité, illustrée par l’adage traduttore traditore, se trouve-t-elle être réfutée par Nancy Huston, à la fois dans sa pratique de l’auto-traduction et dans un texte intitulé « Traduttore non è traditore », publié dans le recueil collectif Pour une littérature-monde. Elle revient, dans ses écrits, sur le thème de la maternité et la dichotomie homme-esprit/femme-corps. On retrouve une certaine anxiété tenant au rapport à la langue maternelle et au corps dans sa fiction, de même qu’une interrogation portant sur le masque et les identités multiples. L’exil, ce « sentiment d’être dedans/dehors », pour Nancy Huston, ouvre sur la question de l’identité personnelle et des identités multiples (linguistique, sexuelle, nationale ou politique), si bien que l’identité des auteurs et des traducteurs peut également s’entremêler et se confondre. En quête de sens, auteurs et lecteurs se trouvent engagés dans un travail infini de traduction, de sorte que c’est toute l’expérience humaine qui s’inscrirait dans les termes d’un paradigme de la traduction.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.011 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.004 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.006 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".