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Record W2140076226 · doi:10.1353/frf.0.0045

Ecrire pour qui? L’écrivain francophone et ses publics (review)

2008· article· fr· W2140076226 on OpenAlexaboutno aff
Dominique D. Fisher

Bibliographic record

VenueFrench forum · 2008
Typearticle
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicCanadian Identity and History
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsHumanitiesFrenchArtPhilosophy

Abstract

fetched live from OpenAlex

Reviewed by: Ecrire pour qui? L’écrivain francophone et ses publics Dominique D. Fisher Lise Gauvin. Ecrire pour qui? L’écrivain francophone et ses publics. Paris: Karthala, 2007. 174 pp. A l’heure de la mondialisation et des “littérature-monde,” ce livre traite de questions essentielles relatives au statut des littératures francophones situées hors de l’Hexagone, à leur appellation problématique, à leur traitement de la langue et du genre romanesque. Lise Gauvin se centre ici sur la place de ces littératures qu’elle préfère nommer “littératures de l’intranquilité,” sur leur réception, au sein et hors des institutions littéraires hexagonales et sur les diverses stratégies de détour qu’elles exploitent. A partir de l’étude des seuils du récit, de la note, des occurrences du dictionnaire, des modes d’inscription du lectorat dans le texte, elle démontre que ces œuvres aux prises avec des “poétiques forcées” et une “opacité indispensable à tout dialogue [End Page 145] interculturel,” réinventent une langue et une forme qui s’adressent à des “publics aussi bien endogènes qu’exogènes.” Si la note peut se donner comme “le symptôme d’un malaise” chez l’écrivain par rapport à l’institution littéraire, elle s’impose avant tout comme “une double mise en cause des frontières des langues et du récit.” Qu’elle soit d’ordre explicatif (Patrick Chamoiseau), ironique (Yves Beauchemin), ou ludique (Réjean Ducharme), la note est partie intégrante de la diégèse. La “présence quasi obsédante du dictionnaire dans les textes francophones” peut servir d’“argument narratif,” de mise en fiction du “conflit des codes dans l’institution littéraire québécoise” (Michel Tremblay), de mise à distance des normes linguistiques sur un mode ludique (Francine Noël). Le dictionnaire peut encore servir d’objet de “déférence” et “transgression” chez Rober Racine (geste inscrit dans l’écriture même du prénom “en osant enlever le t”), tel son traitement de la langue et de l’intertextualité dans ses romans, tels les multiples déplacements du Petit Robert qu’il opère “au sens physique” dans ses compositions visuelles (Le Terrain du dictionnaire A/Z, Pages-Miroirs). Chez Ahmadou Kourouma, il s’agit de “casser le français,” de faire résonner la langue contre les contraintes idéologiques et l’écriture de l’Histoire. Inscrivant le lectorat dans leurs textes, certains écrivains exposent les contraintes linguistiques et éditoriales en jeu pour légitimer leurs œuvres. Raphaël Confiant procède à une “mise en abyme parodique de sa propre situation, dans sa Trilogie tropicale.” Dany Laferrière et France Daigle “scénarisent la réception de leur propre textes,” Emile Ollivier joue sur “une image plurielle de l’écrivain” et opère en “médiateur et de passeur entre les cultures et les publics auxquels il destine ces livres.” L’originalité de cette étude tient à sa portée géopolitique et géopoétique. D’une part, elle embrasse des régions aussi vastes et diverses que le Québec, l’Acadie, L’Afrique Subsaharienne, la Caraïbe, y compris Haïti, tout en soulignant les similitudes et les nuances quant à leur traitement des codes culturels et linguistiques, quant aux questions de diglossie et de déterritorialisation. D’autre part, elle présente les multiples facettes de ces œuvres, leur réception, telle que les auteurs “francophones” de diverses régions du monde la conçoivent, l’interrogent, la parodie, la mettent en scène et en signe. Examinant en profondeur les multiples tensions existant dans ces littératures entre la fiction et le réel, entre l’écrivain et ses publics, entre les pratiques [End Page 146] ripturales, les contraintes éditoriales et les diverses institutions littéraires, Ecrire pour qui? est une œuvre critique majeure, brillante, qui ne manquera pas de fasciner tous ceux, spécialistes ou non, qui s’intéressent aux études dites francophones. Dominique D. Fisher University of North Carolina, Chapel Hill Copyright © 2009 French Forum, Inc

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame distilled prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.000
Version: codex-gemma-dda1882f352aValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesMeta-epidemiology (narrow), Science and technology studies, Insufficient payload (model declined to judge)
Consensus categoriesInsufficient payload (model declined to judge)
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: Not applicable
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: none
Teacher disagreement score0.375
Threshold uncertainty score1.000

Codex and Gemma teacher scores by category

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.000
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0000.001
Science and technology studies0.0020.001
Scholarly communication0.0000.001
Open science0.0010.000
Research integrity0.0000.000
Insufficient payload (model declined to judge)0.0150.005

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.021
GPT teacher head0.246
Teacher spread0.225 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.

Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations0
Published2008
Admission routes1
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