Bibliographic record
Abstract
On ne peut habiter le monde que s’il possède un sens, et donc si chacun de ses éléments, même le plus infime, se révèle « signifiant » : voilà ce que semblent répéter la plupart des oeuvres — du conte de fées à la fable métaphysique, en passant par le roman policier. Incapable, bien souvent, d’affronter le réel en soi, la littérature procède donc à une allégorisation permanente, faisant de l’objet un « signe », et du monde un discours. Or, une bonne part de la littérature moderne s’emploie à retirer de tels alibis, et confronte l’homme au gris, au fade, au neutre. Mettant à l’écart les « grands discours » et les postures héroïques, les écrivains contemporains plongent en effet leurs personnages dans cette indifférence que suscite un monde anomique. Le héros des temps modernes est donc celui qui affronte, non les dragons et les monstres, mais ces tragédies du minuscule, nées de tous ces détails hostiles qui nous font éprouver la résistance du réel. Face à cet enlisement, le lecteur éprouve, le plus souvent, une impression de dérision puisque de telles existences, vides de signification, semblent n’avoir de fin qu’elles-mêmes. Pourtant il n’est pas certain que l’accumulation des détails matériels et que la substitution de l’anecdotique à l’essentiel constituent de simples « formations écrans » destinées à occulter le néant qui menace. Dans quelques cas, cette atténuation/exténuation du monde apparaît comme la voie d’une « plénitude minimale » qui, une fois mise à l’écart l’arrogance du monde, autorise la sensation immédiate et le simple bonheur d’exister. Plutôt que de chercher à comprendre les choses, sans doute vaut-il mieux en apprécier la pesanteur physique : les palper, les goûter, les sentir… Façon de substituer les sens au Sens, et la saveur au savoir.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.028 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.002 | 0.005 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".