Bibliographic record
Abstract
L’art contemporain présente d’étranges entités animales qui ont un point commun avec les animalia et les mirabilia des cabinets de curiosités européens des xvi e et xvii e siècles : leur statut d’objets d’exposition ou de collection destinés à d’éventuels acheteurs. Mais l’abrégé contemporain de ce nouvel univers zoologique reconfiguré par les artistes ne se nourrit pas des mythes du passé, il s’inspire ou expérimente des pratiques techno-biologiques réalisées en laboratoire. À ce titre, les chimères vivantes qui sortent des laboratoires renversent les systèmes de classification du vivant et brouillent radicalement les frontières entre les espèces, anticipant nos rapports à de nouvelles altérités. Il en va ainsi des chimères de laboratoire incarnées par la lapine fluorescente Alba d’Eduardo Kac, les grenouilles au corps translucide de Brandon Ballangée ou des papillons re-naturés de Marta de Menezes. D’autres artistes mettent en scène des animaux de laboratoire victimes des pratiques de clonage ou de transgenèse (Marion Laval et Benoît Mangin, Katy High). Pour sa part, Thomas Grünfeld détourne cette production tératologique en réalisant une serie de Misfits incarnés par d’étranges et sympathiques hybrides taxidermisés. Les bioartistes, fascinés par la fabrique du vivant interviennent in vivo, au cœur même de la cellule animale et des mécanismes qui l’animent. En expérimentant le potentiel technique de la biologie contemporaine, ils en interrogent ses limites. D’autres artistes mettent en spectacle ces mirabilia biologico-futuristes pour souligner les dérives d’une société en proie à un nouveau mode de vie dicté par la reprogrammation technique du vivant. Nous montrerons que cette fabrique d’un monde animal sur mesure tend à la fois à accentuer notre relation mortifère à l’animal et à domestiquer les chimères que la science incarne.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".