Bibliographic record
Abstract
Françoise ESCARPIT, journaliste à L'Humanité. 1. Boulevard promenade en bord de mer à La Havane.2. Un KO inscrit dans les annales, avec une solide droite qui fait d'abord chuter Fernandez, puis une nouvelle droite, un crochet de gauche et une dernière droite qui le font passer entre la deuxième et la troisième corde. Direction FlorideIls sont cinq, nés à Cuba, tous boxeurs professionnels d'avant la révolution, qui figurent sur les tablettes de l'International Boxing Hall de la Célébrité, à Canastota, New-York.Deux ancêtres : le légendaire Eligio Sardinas, connu sous son nom de guerre de Kid Chocolate, et Gerardo Gonzalez, dit Kid Gavilan.Et trois jeunes, Luis Rodriguez, Ultimiño Sugar Ramos et José « Mantequilla » Napoles, qui commençaient leur carrière professionnelle quand, de la Sierra Maestra, déferleront à l'aube de l'année 1959 les barbudos menés par Fidel Castro, un jeune avocat de 33 ans.Comme beaucoup d'autres, ces boxeurs poursuivront leur carrière hors de Cuba.Mais, dans ce lieu à la gloire de la boxe, ne figurent aucun de ceux qui, depuis 1959, l'ont portée jusqu'aux cimes du sport amateur.« Cuba me manque, comme me manquent ma famille et les amis que j'ai laissés derrière moi.Je regrette les plages, ce peuple magnifique et la vue du Malecon 1 .Il y a 42 ans que je me languis de Cuba.» Ainsi parle Florentino Fernandez qui quitta l'île dans les toutes premières années de la révolution.Il avait alors 24 ans.Il fera son dernier combat, à Cuba, en avril 1960, dans la catégorie favorite des spectateurs cubains, celle des poids moyens, réputée difficile car nombreux y sont les concurrents.L'année suivante, Florentino Fernandez combattra à Miami contre Gene Fullmer pour le titre, mais perdra sur une décision discutée.En octobre 1962, il rencontrera Rubin « Hurricane » Carter qui le met KO 2 au milieu de la première reprise.Ce qui ne l'empêchera pas de continuer sa carrière, quelques années encore, aux États-Unis.Cuba : « Le sport, un droit pour tous » Françoise Escarpit Outre-terre | Téléchargé le 05/08/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 206.232.109.65)Françoise Escarpit 3. Camarioca en 1960, Mariel et ses 130 000 « marielitos » en 1980 et les 30 000 « balseros » (qui partent sur des « balsas », radeaux de fortune, pour traverser le détroit de Floride) d'août 1994.4. Cafards.Avec Florentino Fernandez sont aussi partis, parmi d'autres, Luis Rodriguez, Benny « Kid » Paret, Isaac Logart, Doug Vaillant, José Legra qui, en Espagne, deviendra champion du monde poids plume -1968 et 1972, sous la houlette du Cubain Kid Turnero, autre champion du monde -, Ultimiño Sugar Ramos (champion poids plume en 1963) et José « Mantequilla » Napoles (champion welter en 1969 et 1971) devenus tous deux des idoles au Mexique.Beaucoup rejoindront le Team Freedom (équipe Liberté).Une vedette du moment, Antonio « Puppy » Garcia, aura moins de chance.Il restera à Cuba.Arrêté en 1963, il fera neuf années de prison dont il sortira une hanche mal en point.En 1980, il quittera l'île depuis le port de Mariel à l'occasion du deuxième des trois grands exodes de la révolution cubaine 3 .D'autres resteront et connaîtront un sort meilleur, comme le propre frère de « Puppy » Garcia, Lino.Au cours des années 1960, la compétition sera rude, entre anciens et nouveaux, pour gagner une place sur les rings de Cuba.La boxe cubaine actuelle a bien utilisé son héritage prérévolutionnaire, et la suprématie de la plus grande des Antilles dans ce sport devenu strictement amateur et emblématique de la révolution ne s'est jamais démentie.Depuis 1968, malgré deux boycotts des JO, les boxeurs cubains y ont décroché 27 médailles d'or et une douzaine d'argent et de bronze.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.392 | 0.141 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".