Les risques et périls de la coentreprise branchée sur l'économie de l'information : le cas de l'Université technique de la Colombie-Britannique
Bibliographic record
Abstract
À l'origine, alors que les taux de diplomation universitaire en Colombie-Britannique sont au neuvième rang dans le pays, la province décide d'investir dans la croissance de son enseignement supérieur, ce qu'elle fait de manière inégale selon les régions. Pour se rattraper, elle met en œuvre différents modèles de développement dont celui de l'université associée à des entreprises, ce que nous pouvons appeler des coentreprises. Les risques et périls de ce choix découlent d'un manque de volonté politique d'investir en 1989 dans la vallée du Fraser (région vancouveroise à l'est de l'embouchure du fleuve qui s'étend généralement de Hope à Delta et qui peut comprendre Richmond) à comparer à la région du Nord. Les développements de la première ne doivent s'attaquer d'aucune façon aux développements déjà en cours de la seconde. Le ministre chargé de l'enseignement supérieur fait appel aux ressources existantes et mise sur tous les moyens possibles, aussi controversés qu'ils puissent être, pour en faire plus avec moins. Pour y arriver, la stratégie gouvernementale « Accès pour tous » s'axera à l'époque sur les principes d'accessibilité, d'universalité, d'intégralité et de gestion publique et lancera une série de réformes en formation emploi dans la province. Alors que l'idée d'une nouvelle université pour la vallée du Fraser est conçue à l'origine dans un discours d'articulation et de coentreprise entre l'Université Simon Fraser (SFU) et les collèges communautaires dans la vallée, les événements feront en sorte que l'Université technique de la Colombie-Britannique (TechBC) se concentrera plutôt sur les technologies de l'éducation et mettra en œuvre une stratégie fondée sur l'ultraspécialisation et sur l'économie de l'information. Au lieu d'établir des articulations avec les collèges et les centres techniques provinciaux pour assurer le flux d'étudiants et garantir une plus large fréquentation, les entrepreneurs institutionnels chez TechBC comptent plutôt sur la distribution en ligne de ses enseignements modulaires dans les entreprises du savoir, dont les revenus serviraient de complément au financement public et financerait plus généralement le fonctionnement de l'université. L'idée d'université qui émerge de cette étude est celle de l'Université des apprentissages de qualité distribués en coentreprise aux entreprises du savoir branchées sur son réseau. « Les risques et périls de la coentreprise branchée sur l'économie de l'information » en disent long sur la conception de l'université et sur sa mise en œuvre rapidement interrompue. L'histoire de TechBC n'en demeure pas moins marquée par le boycott des professeurs d'université, qui portera TechBC à s'accrocher coûte que coûte à son autonomie et à manifester une capacité à la fois collégiale et concurrentielle envers la collectivité universitaire et les acteurs ministériels de la responsabilisation universitaire. Au bout de la ligne, suite à un scandale politique incontournable à la fin des années 1990 et à un raz-de-marée libéral en 2001 et compte tenu du rapport étroit avec SFU depuis la conception du projet institutionnel, les effectifs et les programmes de TechBC seront rendus comme il se devait à SFU avec cette fois-ci l'assurance de fonds statutaires et d'un investissement en immobilier de la part du Trésor public et avec la possibilité d'un développement tout à fait endogène de la part de l'université reconnue et bien établie. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Modèles et idées d'université, Institutionnalisation et fusion des institutions universitaires, Universités en Colombie-Britannique, Politiques en matière de développement des universités.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".