Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: The Russian Origins of the First World War par Sean McMeekin Jean Lévesque McMeekin, Sean – The Russian Origins of the First World War, Cambridge, Harvard University Press, 2013, 344 p. Il est impossible de lire ce livre sans penser à la bombe que l’historien allemand Fritz Fischer a déclenché dans l’historiographie des origines de la Première Guerre mondiale en 1967 avec son Griff nach der Weltmacht (traduit en français sous le titre Les buts de guerre de l’Allemagne impériale en 1970). D’abord par le ton passionné et revendicateur que McMeekin partage avec Fischer dans sa volonté de mettre en évidence la responsabilité de la Russie dans la marche à la guerre, comme Fischer en son temps l’avait fait pour l’Allemagne impériale, quitte à défoncer quelques portes entrouvertes. Aussi pour le simple fait que McMeekin fait peutêtre maladroitement de Fischer le point de référence de cette historiographie trop centrée sur les responsabilités de l’Allemagne qu’il veut remettre en cause, avec véhémence parfois. L’historiographie des origines de la Première Guerre mondiale a ceci d’intéressant qu’elle est constituée de périodes de consensus, ou quasi-consensus, entrecoupées de tentatives assez hardies de remise en cause, et il faut bien dire qu’après plusieurs décennies de remises en cause la thèse unidimensionnelle de Fischer n’a plus beaucoup d’adeptes. La nuance a fini par l’emporter. Bien qu’il fasse partie d’un certain mouvement qui tente de réévaluer la part de responsabilité des Grandes puissances dans le déclenchement du conflit, il est sûrement trop tôt pour voir si l’ouvrage recensé aura la même portée que la remise en cause violente opérée par Fritz Fischer dans les années 1960, mais il n’est pas trop difficile de voir que son auteur aurait de telles ambitions tant sa tentative de remettre le blâme sur Saint-Pétersbourg, et en particulier sur son ministre des Affaires étrangères Sergeï Sazonov, sent parfois la mise en demeure en bonne et due forme. Il faut certes noter que l’auteur, doté de solides capacités linguistiques, a consulté des archives russes, turques, allemandes, autrichiennes, françaises et britanniques même s’il puise en grande partie dans les fonds des Archives de la politique étrangère de l’Empire russe (AVPRI) à Moscou, et les Archives russes d’État d’histoire militaire (RGVIA) également à Moscou. Malgré de nouvelles données et une réévaluation des enjeux qui sera bienvenue pour la discussion dans le champ d’études, McMeekin a tendance, d’une part, à remettre en cause les buts de guerre de la Russie à l’aide de documents qui viennent pour la plupart des opérations militaires en cours, mais qui sont interprétés «à rebours», d’une telle façon qu’il déduit des buts de guerre dans des actions qui peuvent être le fruit de circonstances contingentes. D’autre part, il pèche par excès, en exagérant la place du Moyen-Orient dans les causes de la Grande Guerre et de même la place de la Question d’Orient dans la formulation des buts de guerre russes, tout importante qu’elle l’ait été au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, un peu comme si les enjeux européens de la Russie à l’égard des puissances centrales étaient en quelque sorte glissées sous le tapis. Il s’ensuit un plan de démonstration qui offre la part du lion aux ambitions russes à l’endroit des territoires ottomans, L’ouvrage est divisé en neuf chapitres en plus de l’introduction et de la conclusion, et c’est vraiment dans les chapitres 1 et 2, «The Strategic Imperative [End Page 582] in 1914 » et «It Takes Two to Tango» qui revisite la crise de Sarajevo en tentant de discerner une pression russe sur son allié serbe beaucoup plus forte que ce qui avait été avancé par plusieurs générations...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.002 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.007 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".