La modification des pratiques journalistiques et du contenu des nouvelles télévisées, du quotidien à la situation de crise : analyse France/Québec
Bibliographic record
Abstract
La présente thèse s’intéresse à la couverture de l’information lors de crises, soit des événements brutaux et inattendus, attribuables « à une situation très difficile, voire dangereuse, pour un individu, une organisation, un corps social, un système économique ou un pays » . Elle a pour objectif de définir en quoi les pratiques journalistiques et le contenu des médias diffèrent du quotidien à la situation de crise. L’hypothèse de départ, sur laquelle elle s’appuie, est qu’en situation de crise, les pratiques journalistiques seront affectées par l’émotivité, l’impulsion du moment et la recherche d’exclusivité. S’agissant du contenu, il y aura saturation de certains thèmes liés à la crise, alors que plusieurs sujets abordés quotidiennement seront évacués et que le risque d’erreurs ou d’inexactitudes sera exacerbé. Ce travail doctoral emprunte la voie de la comparaison entre la France et le Québec, deux pays présentant une structure de chaînes télévisées similaire, laquelle permet d’établir des bases de comparaison valables. Pour répondre au questionnement initial, une triple stratégie méthodologique a été adoptée. Cette stratégie inclut d’abord des entretiens semi-directifs sous forme d’histoire de vie professionnelle, réalisés avec différents acteurs de l’information. Suivent les résultats d’une analyse quantitative du contenu des journaux télévisés qui s’appuie sur un corpus composé de reportages présentés lors de trois types de crises survenues en France et au Québec, soit des crises « sociales », des crises « naturelles » et des crises « mixtes ». Ces reportages ont été soumis à une grille d’analyse, issue du projet Television Around the World de George Gerbner, adaptée aux nouvelles télévisées. Enfin, une analyse de contenu des 1 676 décisions issues de la jurisprudence du Conseil de presse du Québec a été effectuée. Cette dernière examine en profondeur les plaintes relatives à des situations de crises déposées au tribunal d'honneur de la presse québécoise et revient sur les griefs invoqués et les décisions rendues. Ces diverses analyses démontrent qu’il existe une complexité relative à la définition et à la compréhension des crises qui pose de nombreux défis aux professionnels de la nouvelle. Néanmoins, ces derniers font régulièrement face à ce type de situations, puisqu’elles occupent une place primordiale au sein de la programmation médiatique. Les répondants que nous avons rencontrés se sont dits préoccupés par la rapidité avec laquelle ils doivent traiter l'information, par le manque d'outils à leur disposition pour le faire lors de crises et par l'accès aux sources d’information, lesquelles peuvent tenter d'influencer ou de fausser leur jugement et ainsi nuire à leur liberté journalistique. Dans les deux pays analysés, la couverture de crise est présentée d’une façon très autocentrée, alors que les éléments qui retiennent principalement l’attention des journalistes sont ceux liés à leur pays d’origine. Néanmoins, le choix des thématiques et l’angle de traitement présentent de grandes similarités d’un pays à l’autre, alors que les journalistes ont tendance à mettre de l’avant les mêmes sujets dans les situations que nous avons observées. Des pratiques très spécifiques, qui se distinguent du quotidien, se manifestent donc lorsque vient le moment d’aborder les crises dans les médias. En identifiant ces façons de faire, la présente thèse jette les bases d’une réflexion essentielle sur la place accordée aux crises en information et révèle un manque d’outils déontologiques essentiels au travail des journalistes ainsi qu’un manque de réflexion et de recul sur la place accordée à certains sujets dans l’actualité.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.010 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".