Autre espace, autre temps : Entretien avec Brigitte Haentjens et Christian Lapointe
Bibliographic record
Abstract
entretien avec brigitte haentjens et christian Lapointe Liberté -Dans un premier temps, j'aimerais connaître le contexte dans lequel votre désir de faire du théâtre est devenu une chose concrète.Brigitte Haentjens -Pour ma part, ça commence en 1977, à Ottawa.Je ne sais pas à quel point mon parcours personnel peut s'avérer représentatif, mais enfin, quand je commence à faire du théâtre, je sors de l'École Jacques Lecoq.Ce qu'il y a de particulier, c'est que mon désir de faire du théâtre se met en action au moment où je rencontre les Franco-Ontariens.Ce passage à l'acte s'est donc manifesté par une prise de parole, face à et dans la communauté francoontarienne.Je savais bien, à ce moment-là, que je n'avais pas suivi la filière classique qui m'aurait amenée à faire une carrière traditionnelle d'interprète ou de metteur en scène.Mais la rencontre avec la communauté franco-ontarienne a été en quelque sorte un révélateur puissant et un événement tout à fait décisif dans ce qu'on peut appeler ironiquement ma « carrière ».Le premier projet auquel j'ai travaillé professionnellement est un spectacle sur l'histoire de 53 l'Ontario français, et plus particulièrement sur le règlement 17, une loi adoptée en 1917 qui interdisait l'usage du français dans les écoles publiques en Ontario.C'était donc un spectacle très politique et, également, très caustique.Nous l'avons monté avec des moyens financiers ridicules, mais la forme était assez proche d'un théâtre de rue ou d'agitation, avec les outils appris chez Jacques Lecoq : le masque, le corps, le conte, la parole directe au public.Christian Lapointe -Et quel était l'état du théâtre francophone, en Ontario, à ce moment-là ?B. H. -Essentiellement, au niveau professionnel, il y avait le Centre national des Arts, qui représentait l'Institution par excellencedirigée à l'époque par Jean Herbiet -et qui privilégiait le grand théâtre universel.En dehors de celle-ci, c'était vraiment très difficile de travailler.Il me semble qu'il y avait aussi une compagnie dirigée par Pierre Collin et Louison Danis.Le théâtre de création, de création franco-ontarienne, était considéré avec un dédain profond dans les médias d'Ottawa.La seule troupe franco-ontarienne qui avait été fondée depuis peu était le Théâtre de la Corvée.C'était un théâtre engagé, politique, qui avait des parentés avec les compagnies québécoises de l'époque, comme Les gens d'en bas, à Rimouski, pour ne nommer que celle-là.Mais ma perception des choses était un peu biaisée : je venais d'un pays où j'avais vu, entre autres, les spectacles de Peter Brook et d'Ariane Mnouchkine.À mon arrivée, j'ai bien sûr ressenti une espèce de choc… J'étais un peu perdue face à ce que je jugeais être le vide culturel d'Ottawa !Par contre, j'étais très stimulée par le combat des Franco-Ontariens pour survivre, par toutes les questions qui traitaient d'histoire et d'identité.Et je me suis très vite plongée dans l'histoire de l'Ontario français.C'est amusant, d'ailleurs, parce que tout récemment j'ai relu, pour la préparation du Moulin à paroles, certains de ces textes fondateurs de l'Ontario français qui m'avaient tant marquée, à l'époque, en 1977.Enfin, je suis donc demeurée en Ontario une quinzaine d'années, tout en étant au courant de ce qui pouvait se faire au Québec, surtout à l'époque de l'AQJT [l'Association québécoise du jeune théâtre], qui était à ce moment-là un lieu d'échanges aussi stimulants que passionnés.On se plaint aujourd'hui, à juste titre, que personne ne prend la parole, mais, dans ce temps-là, la parole était d'une virulence qu'on pourrait difficilement imaginer maintenant.Dans les années 1980, lors des Liberté n o 287 / 2010 brigitte haentjens et christian lapointe
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.005 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.016 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.011 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.005 | 0.010 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.050 | 0.009 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".