Les transfusions et le risque d’infection au Canada : mise à jour pour 2012
Bibliographic record
Abstract
Au Canada et dans d’autres pays industrialisés, de nombreuses mesures sont prises pour réduire au minimum le risque d’infections causées par une transfusion de sang ou de produits sanguins (1), mais ce risque ne peut jamais être réduit à zéro car ces produits biologiques sont prélevés sur des donneurs vivants qui ne sont jamais complètements dépourvus « de germes » (2). Cependant, le risque de réactions non infectieuses à des transfusions, telles que le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) et les réactions allergiques ou anaphylactiques majeures, est plus élevé que le risque d’infection (3). Le présent point de pratique présente une mise à jour des risques d’infections causées par les transfusions au Canada. Il remplace un avis de 2006 (4) et peut être utile aux praticiens lorsqu’ils discutent avec les patients et les parents en vue d’obtenir un consentement éclairé avant d’administrer du sang ou des produits sanguins. Une mesure cruciale pour améliorer la sécurité consiste à évaluer soigneusement si le patient est susceptible de profiter de l’administration de sang ou d’un produit sanguin (c’est-à-dire que les avantages potentiels sont supérieurs aux risques potentiels) (3). Cette évaluation est essentielle en pédiatrie, parce que de nombreux événements indésirables au sein de ce groupe d’âge sont attribuables à une erreur humaine, telle qu’une surtransfusion ou une transfusion inadéquate pour les nouveau-nés (3). Les études auprès d’adultes en soins intensifs démontrent que, sur le plan des résultats, une politique restrictive de transfusion est au moins aussi efficace qu’une stratégie de transfusion libérale (5). Puisque les résultats des politiques restrictives en soins intensifs néonatals et pédiatriques ne sont pas aussi évidents, il est recommandé d’opter pour des stratégies de prévention ou d’intervention qui réduisent au minimum la nécessité d’effectuer une transfusion (6–8). Tout agent infectieux ayant une phase sanguine a le potentiel d’être transmis lors de la transfusion de sang ou de produits sanguins, mais la probabilité d’infection du receveur dépend de plusieurs facteurs, y compris les suivants (9) : La prévalence de l’agent dans le sang de la population de donneurs La tolérance de l’agent aux processus de manipulation, d’entreposage et de fabrication du sang Le caractère infectieux et pathogène de l’agent L’état de santé et le statut immunitaire du receveur L’efficacité du dépistage ou du test chez les donneurs, afin de déceler l’agent L’efficacité des techniques d’asepsie utilisées pour prélever du sang ou des produits sanguins chez le donneur et pour les perfuser au receveur Au Canada, les risques de maladies infectieuses post-transfusionnelles sont réduits au minimum grâce à de multiples mesures, y compris la collecte de sang auprès de donneurs volontaires non rémunérés, une entrevue et des critères de sélection auprès des donneurs, des techniques d’asepsie attentives lors de la collecte et de la perfusion (10,11), la dérivation des 40 premiers millilitres de sang, recueillis dans un sac de diversion (12) (non utilisé pour la transfusion), le dépistage des donneurs au moyen de tests sérologiques ou d’autres tests, y compris la détection de bactéries dans les plaquettes (13) (tableau 1), les mesures d’inactivation virale utilisées pendant la fabrication des produits dérivés du plasma (tableau 2) (9) et les techniques de réduction leucocytaire qui limitent le risque de transmission de virus associés aux globules blancs, tels que le cytomégalovirus (CMV) (9). Malheureusement, les solvants et les détergents et l’inactivation par la chaleur exposés au tableau 2 ne peuvent pas être utilisés pour les globules rouges ou les plaquettes, qui ne peuvent supporter ces processus vigoureux. Des méthodes de réduction des pathogènes sont en cours de développement pour les plaquettes, mais elles ne sont pas homologuées au Canada. La méthode de réduction des pathogènes dans les solvants et les détergents, adoptée au milieu de 2012, est homologuée pour le plasma. Tests des donneurs de sang au Canada* par la Société canadienne du sang (SCS) et Héma-Québec (HQ) Communications personnelles : docteur Gilles Delage, HQ, et docteure Sheila O’Brien, SCS. AgHbs Antigène de surface de l’hépatite B; CMV Cytomégalovirus; HTLV Virus lymphotropiques T humains; TAN Test des acides nucléiques; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; VNO Virus du Nil occidental Tests des donneurs de sang au Canada* par la Société canadienne du sang (SCS) et Héma-Québec (HQ) Communications personnelles : docteur Gilles Delage, HQ, et docteure Sheila O’Brien, SCS. AgHbs Antigène de surface de l’hépatite B; CMV Cytomégalovirus; HTLV Virus lymphotropiques T humains; TAN Test des acides nucléiques; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; VNO Virus du Nil occidental Modes de fabrication précis pour inactiver ou supprimer un virus CMV Cytomégalovirus; GB Globules blancs; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VHA Virus de l’hépatite A; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; VNO Virus du Nil occidental Modes de fabrication précis pour inactiver ou supprimer un virus CMV Cytomégalovirus; GB Globules blancs; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VHA Virus de l’hépatite A; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; VNO Virus du Nil occidental Le tableau 3 contient des mesures d’inactivation propres à la fabrication de divers produits dérivés du plasma, qui réduisent les risques d’infection virale. Il est à souligner que la plus grande partie du facteur VIII et du facteur IX utilisés au Canada sont des produits recombinants, non dérivés du plasma, et qu’ils ne posent donc pas les risques d’infection d’un produit sanguin. Étapes de fabrication pour réduire les risques d’infection des préparations de plasma et des composants dérivés du plasma Les virus lymphotropiques T humains (HTLV) de type I et II sont des virus associés à une cellule et ne sont donc pas contenus dans les produits fabriqués dérivés du plasma; il n’est donc pas nécessaire de procéder au dépistage sérologique de la source du plasma. De même, le cytomégalovirus (CMV) est principalement associé à une cellule, et les processus de fabrication suppriment le risque; Par conséquent, le risque de transmission d’une infection par un cryoprécipité est similaire au risque d’infection par le sang et les produits sanguins, et plus élevé que par les produits fabriqués dérivés du plasma. Très peu de patients du Canada sont traités à l’aide de facteur VII ou de facteur IX dérivés du plasma. Remarque : Puisque plus d’un produit peut se trouver dans chaque préparation de plasma, le tableau précédent résume les étapes d’inactivation des produits contenus dans chaque préparation. p. ex., immunoglobuline de l’hépatite B (VHB), immunoglobuline du tétanos, immunoglobuline de la rage, immunoglobuline Rh (D), etc. IgIM Immunoglobuline intramusculaire; DEAE Diéthylaminoéthanol; IgIV Immunoglobuline intraveineuse; VHC Virus de l’hépatite C Adapté de l’information figurant sur l’emballage du fabricant Étapes de fabrication pour réduire les risques d’infection des préparations de plasma et des composants dérivés du plasma Les virus lymphotropiques T humains (HTLV) de type I et II sont des virus associés à une cellule et ne sont donc pas contenus dans les produits fabriqués dérivés du plasma; il n’est donc pas nécessaire de procéder au dépistage sérologique de la source du plasma. De même, le cytomégalovirus (CMV) est principalement associé à une cellule, et les processus de fabrication suppriment le risque; Par conséquent, le risque de transmission d’une infection par un cryoprécipité est similaire au risque d’infection par le sang et les produits sanguins, et plus élevé que par les produits fabriqués dérivés du plasma. Très peu de patients du Canada sont traités à l’aide de facteur VII ou de facteur IX dérivés du plasma. Remarque : Puisque plus d’un produit peut se trouver dans chaque préparation de plasma, le tableau précédent résume les étapes d’inactivation des produits contenus dans chaque préparation. p. ex., immunoglobuline de l’hépatite B (VHB), immunoglobuline du tétanos, immunoglobuline de la rage, immunoglobuline Rh (D), etc. IgIM Immunoglobuline intramusculaire; DEAE Diéthylaminoéthanol; IgIV Immunoglobuline intraveineuse; VHC Virus de l’hépatite C Adapté de l’information figurant sur l’emballage du fabricant Le risque de contamination des plaquettes par des bactéries est plus élevé que celui des globules rouges, parce que les plaquettes sont entreposées à température ambiante (22 °C ± 2 °C), ce qui favorise la multiplication des pathogènes bactériens (14,15). Même si la diversion initiale des aliquots et la détection bactérienne réduisent considérablement ce risque (13), tout comme la culture automatisée des composants plaquettaires, la contamination bactérienne des concentrés plaquettaires demeure préoccupante (16). Le risque de contamination bactérienne des composants congelés, tels que le plasma frais congelé et les cryoprécipités, est beaucoup plus faible, car les microbes habituels (tableau 4) sont tués par la congélation et les autres conditions d’entreposage. La contamination du plasma par le bain d’eau utilisé pour décongeler le produit a déjà représenté un problème, mais l’utilisation des techniques micro-ondes ou de couvertures de plastique conçues expressément à cette fin ont réduit le risque au minimum (17). Agents bactériens associés à une infection aiguë pendant la transfusion de produits sanguins Adapté des références 14 et 15 Agents bactériens associés à une infection aiguë pendant la transfusion de produits sanguins Adapté des références 14 et 15 Le Système de surveillance des incidents transfusionnels (SSIT) ( ) saisit désormais plus de 80 % de toutes les transfusions au Canada et fournit des données nationales sur les maladies transmises par les transfusions (c’est-à-dire les maladies infectieuses et les événements indésirables non infectieux). Le rapport du SSIT pour 2006 a rendu compte de neuf décès, pour un taux de un cas sur 130 122 unités transfusées. Le taux déclaré d’événements indésirables par produit perfusé est passé à un cas sur 2 950, soit une hausse par rapport au taux de un cas sur 4 091 en 2005 (18). Cette augmentation était surtout attribuable à un meilleur dépistage et une meilleure déclaration des cas de surcharge circulatoire post-transfusionnelle, quelle que soit leur gravité. Au tableau 5 sont résumés les types de réactions aux produits sanguins transfusés dans le cadre des 420 événements déclarés en 2006, qui démontrent que les événements les plus fréquents étaient une surcharge circulatoire post-transfusionnelle (46,2 % des événements indésirables graves), des réactions graves, anaphylactiques ou anaphylactoïdes (15,9 %), des réactions hypotensives (11,9 %) et des syndromes respiratoires aigus post-transfusionnels (8,1 % + 1,9 % possible) (18). Seulement cinq cas de contamination bactérienne ont été déclarés, pour un taux de un cas sur 292 775 unités transfusées. Le programme du SSIT continue de corroborer le fort degré d’innocuité du système canadien de collecte et de distribution du sang et un très faible risque de contamination bactérienne, même si tant les réactions allergiques et anaphylactiques que la surcharge transfusionnelle demeurent des sujets de préoccupation. Incidence d’événements indésirables post-transfusionnels au Canada, selon le composant sanguin en cause, 2006 Données présentées sous forme de n(%), à moins d’une indication à l’effet contraire. p. ex., thrombocytopénie, réaction hypertensive post-transfusionnelle (1) et réaction post-transfusionnelle (1). Adapté de la référence 18 Incidence d’événements indésirables post-transfusionnels au Canada, selon le composant sanguin en cause, 2006 Données présentées sous forme de n(%), à moins d’une indication à l’effet contraire. p. ex., thrombocytopénie, réaction hypertensive post-transfusionnelle (1) et réaction post-transfusionnelle (1). Adapté de la référence 18 Les risques estimatifs de contamination du sang, des produits sanguins et des produits fabriqués dérivés du plasma à l’égard d’un certain nombre d’agents viraux bactériens, parasitaires, à prion et à tiques au Canada figurent aux tableaux 6 et 7. Comme le démontrent les données qui y sont inscrites, les risques de transmission d’agents infectieux par le sang, et notamment par des produits fabriqués dérivés du plasma, sont extrêmement faibles au Canada. Pour une mise en contexte, un risque de un cas sur 3 000 000 est similaire au risque de se faire frapper par la foudre. Risques estimatifs de présence d’agents infectieux dans le sang ou les produits sanguins Le risque de contamination désigne le risque résiduel potentiel d’infection par les organismes énumérés contenus dans le sang ou les produits dérivés sanguins après un dépistage convenable et l’exécution des bons processus de fabrication; D’après les calculs de risque résiduel publiés par la Société canadienne du sang (SCS) et Héma-Québec (HQ); VNO non testé au Québec pendant l’hiver sauf chez les donneurs présentant un risque lié à des voyages; Le risque d’infection par le cytomégalovirus (CMV) est réduit par les démarches de leucoréduction (voir le texte); HHV-8 Herpès-virus humain 8; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VGB-C autrefois désigné virus de l’hépatite G; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; vMCJ Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob; VNO Virus du Nil occidental; V-SEN Virus SEN; VTT Virus transmis par transfusion. Adapté de la référence 19 Risques estimatifs de présence d’agents infectieux dans le sang ou les produits sanguins Le risque de contamination désigne le risque résiduel potentiel d’infection par les organismes énumérés contenus dans le sang ou les produits dérivés sanguins après un dépistage convenable et l’exécution des bons processus de fabrication; D’après les calculs de risque résiduel publiés par la Société canadienne du sang (SCS) et Héma-Québec (HQ); VNO non testé au Québec pendant l’hiver sauf chez les donneurs présentant un risque lié à des voyages; Le risque d’infection par le cytomégalovirus (CMV) est réduit par les démarches de leucoréduction (voir le texte); HHV-8 Herpès-virus humain 8; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VGB-C autrefois désigné virus de l’hépatite G; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; vMCJ Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob; VNO Virus du Nil occidental; V-SEN Virus SEN; VTT Virus transmis par transfusion. Adapté de la référence 19 Risques estimatifs de la présence d’agents infectieux dans les produits fabriqués dérivés du plasma Le risque de contamination désigne le risque résiduel potentiel d’infection par les organismes énumérés contenus dans les produits dérivés du plasma après un dépistage convenable et l’exécution des bons processus de fabrication. CMV Cytomégalovirus; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; vMCJ Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob; VNO Virus du Nil occidental. Adapté de la référence 20 Risques estimatifs de la présence d’agents infectieux dans les produits fabriqués dérivés du plasma Le risque de contamination désigne le risque résiduel potentiel d’infection par les organismes énumérés contenus dans les produits dérivés du plasma après un dépistage convenable et l’exécution des bons processus de fabrication. CMV Cytomégalovirus; HTLV Virus lymphotropiques T humains; VHB Virus de l’hépatite B; VHC Virus de l’hépatite C; vMCJ Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob; VNO Virus du Nil occidental. Adapté de la référence 20 Il n’existe pas encore de dossier électronique national des transfusions pour faciliter les éventuels programmes de retraçage en cas de nouvel agent transmissible. Il est donc important de s’assurer que : les patients transfusés sachent qu’ils ont reçu du sang, des produits sanguins ou des produits fabriqués dérivés du plasma; le dossier de congé ou de consultations externes contienne l’information pertinente au sujet de ces transfusions, y compris les numéros de code inscrits sur l’étiquette des produits utilisés; les banques de sang des hôpitaux possèdent ces dossiers. Des exposés plus complets sur les risques de maladies infectieuses liés à la transfusion de sang et de produits sanguins sont proposés dans les sites Web suivants : Société canadienne du sang. Guide de la pratique transfusionnelle : www.transfusionmedicine.ca/fr/ressources/guide-de-la-pratique-transfusionnelle Héma-Québec. Notice d’accompagnement portant sur les produits sanguins labiles, octobre 2010 : www.hema-quebec.qc.ca/userfiles/file/notice_accompagnement_fr_web(1).pdf Agence de la santé publique du Canada. Section des incidents transfusionnels. Risques liés aux transfusions : www.phac-aspc.gc.ca/hcai-iamss/tti-it/risks-fra.php Santé et Services sociaux Québec, 2009. Consentement à la transfusion de produits sanguins : Guide destiné aux médecins : http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2009/09-933-01.pdf Nous remercions Cindy Hyson, inf., B. Sc. inf., CON, M. Sc. inf., Directrice adjointe de la surveillance et de l’épidémiologie, Centre de lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Agence de la santé publique du Canada, pour l’information transmise au sujet des événements indésirables post-transfusionnels. Le comité des soins aigus et le comité d’étude du fœtus et du nouveau-né de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent point de pratique.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".