La double fonction de l’eau dans La salle de bain de Jean-Philippe Toussaint
Bibliographic record
Abstract
Le narrateur de La salle de bain (1985) est obsédé par le passage du temps : il contemple ainsi longuement une fissure dans le mur qui surplombe sa baignoire – causée vraisemblablement par l’humidité, et donc par l’eau –, y voyant le reflet de sa propre décrépitude. Ces ravages potentiels exercés par l’élément liquide s’étendent d’ailleurs à la société en son ensemble : en témoignent les visions du personnage de Paris noyé sous la pluie (comparé dès lors à un « aquarium ») ou de Venise submergée par la mer, si ce n’est son intérêt douteux pour le naufrage du Titanic. Cette métaphore filée trouve son apogée dans une scène marquante du roman, où le narrateur, contemplant les gouttes de pluie qui glissent sur sa fenêtre, en tire des conclusions sur « la finalité du mouvement », laquelle serait inéluctablement l’« immobilité ». Les indications données à cet égard peuvent être considérées comme un commentaire métatextuel, cadrant les modalités de traversée du texte. À ceci s’ajoute l’image de l’encre s’écoulant d’un poulpe – animal marin – mal apprêté par l’un des personnages, autre possible illustration de l’écriture, de la fiction qui se crée en dépit de l’adversité. C’est sur cette double nature de la métaphore aquatique, chez Jean-Philippe Toussaint, que portera ma communication. J’y défendrai l’hypothèse comme quoi, dans La salle de bain, l’évocation de l’eau revêt à la fois une dimension négative, en ce qu’elle reflète une usure générale (tant personnelle que collective), et positive, dans la mesure où elle contribue à définir l’écriture et la lecture, et donc, d’une certaine manière, à préciser les moyens mêmes par lesquels il est possible de s’arracher à la stagnation par ailleurs postulée.DOI: http://dx.doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2528
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.007 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.003 |
| Open science | 0.000 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.008 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".