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Record W2622689145

Dépenses publiques : quels enjeux pour le prochain quinquennat ?

2017· preprint· fr· W2622689145 on OpenAlex

Why this work is in the frame

A frame that forgets how it found something cannot be audited. These are the routes that admitted this work.

aboutThe title or abstract carries a Canadian signal from the geographic lexicon.
no affNo Canadian affiliation: this work is invisible to an affiliation-only frame.
No Canadian affiliation. An affiliation-only frame, the usual design, would never have seen this work. It is one of the works that make the case for inverting the frame.

Bibliographic record

VenueSPIRE (Sciences Po) · 2017
Typepreprint
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicSocial Sciences and Governance
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsHumanitiesPolitical sciencePhilosophy
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

En 2015, la France a connu un niveau des dépenses publiques de près de 57 % du PIB,\nparmi les plus élevés de l'OCDE. Ce constat interroge sur le niveau d'intervention de l'État\ndans l'économie et le bon périmètre de la dépense publique. Il s'agit dans ce Policy Brief\nd'éclairer le débat, qui se polarise entre d'une part ceux qui considèrent l'économie française\nsuradministrée, ce qui étoufferait l'activité du secteur privé en le contraignant à supporter une\ncharge fiscale trop lourde en regard de dépenses trop élevées ; et d'autre part, ceux qui\nmilitent pour que la sortie de crise passe par une relance budgétaire de grande ampleur, une\nhausse de l'emploi public et une diminution des inégalités de revenu, quitte à accepter un\naccroissement substantiel des prélèvements obligatoires. Or il apparaît que la dépense\npublique est de nature très diverse (dépenses sociales, investissements dans les infrastructures,\nsalaires des fonctionnaires, crédits d'impôts aux entreprises, …). De l'analyse de cette diversité\net de son évolution émergent plusieurs constats :\n■ Le poids important de la dépense publique française s'explique d'abord par son modèle\nsocial et fiscal, une démographie plus dynamique et un budget de la défense conséquent.\nLes dépenses de retraites, santé ou éducation sont très largement publiques et financées\npar des prélèvements obligatoires. Dans les autres pays, si la production du service ou la\ndistribution de la prestation peut être confiée à un organisme relevant du secteur privé, la\ndépense totale mobilisée pour faire face à un risque donné peut être toute aussi importante.\nDès lors, si l'on doit se comparer aux autres pays, il est primordial de raisonner à\npérimètre et service équivalents. À titre d'exemple, les dépenses publiques de retraite et\nsanté sont aux États-Unis 8 points de PIB inférieures à celles de la France, mais les dépenses\ntotales de retraite et santé, incluant les dépenses privées, sont 2 points de PIB supérieures à\ncelles de la France ;\n■ En revanche, l'emploi public n'est pas une singularité française : la part de l'emploi public\nen France, quel que soit le type de contrat et d'activité, représente 20 % de l'emploi total,\nsoit un niveau légèrement inférieur à celui de la moyenne de l'OCDE, du Canada, du\nRoyaume-Uni ou de l'Irlande et loin derrière les pays scandinaves ;\n■ Des efforts importants de maîtrise de la dépense publique ont été réalisés au cours des dix\ndernières années, dont le rythme de croissance a été divisé par deux par rapport à la\npériode avant-crise. Si le poids de la dépense publique s'est accru de près de 5 points de\nPIB depuis 2008, cela s'explique avant tout par l'affaissement de la croissance depuis la\ncrise ;\n■ Le vieillissement de la population devrait engendrer un changement de la structure des\ndépenses, pour s'adapter aux nouveaux besoins sociaux, notamment en ce qui concerne la\nretraite et la dépendance. Or d'un point de vue strictement budgétaire, la France, contrairement\nà d'autres pays membres de la zone euro, semble avoir déjà fait les adaptations\nnécessaires aux évolutions démographiques ;\n■ La dépense publique contribue largement à la réduction des inégalités et constitue\nun stabilisateur puissant de l'activité économique. Réduire massivement le poids de\nla dépense publique ne peut donc se faire sans modifier le niveau de vie des\nménages et la répartition des revenus. L'impact serait par ailleurs négatif à courtmoyen\nterme pour l'activité économique. Selon le modèle e-mod.fr de l'OFCE, et\nnon ciblée de la dépense publique de 1 point de PIB, en même temps qu'une baisse\ndes prélèvements obligatoires du même montant, est récessive à court-moyen\nterme (-0,4 point de PIB au bout de 2 ans et -84 000 emplois) et s'atténue à 5 ans\n(-0,1 point de PIB). La baisse des dépenses publiques, sans baisse des prélèvements\nobligatoires, diminue le PIB de 0,9 % au bout de 2-3 ans (et détruit 240 000\nemplois) et 0,6 % à 5 ans (et détruit 180 000 emplois).\n Le poids de la dépense publique dans l'économie renvoie avant tout à un choix de\nsociété. La structure des dépenses publiques et le niveau des prélèvements obligatoires\ntémoignent du degré d'implication de l'État dans la gestion des risques individuels et la\nlutte contre les inégalités par la redistribution. Le niveau à atteindre de la dépense\npublique ne peut donc se résumer à un débat comptable. Aucune étude ne peut\nsérieusement définir le niveau optimal de dépense publique pour une économie sans\ndéfinir un système de préférences collectives pour les biens publics et la distribution\ndes revenus.\n

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

Full frame distilled prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.

metaresearch head score (Codex)0.006
metaresearch head score (Gemma)0.004
Version: codex-gemma-dda1882f352aValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesMeta-epidemiology (narrow), Science and technology studies, Scholarly communication, Open science
Consensus categoriesScience and technology studies
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Theoretical or conceptual · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: none
Teacher disagreement score0.698
Threshold uncertainty score0.999

Codex and Gemma teacher scores by category

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0060.004
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.001
Meta-epidemiology (broad)0.0010.001
Bibliometrics0.0000.001
Science and technology studies0.0070.014
Scholarly communication0.0030.003
Open science0.0070.002
Research integrity0.0010.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0010.001

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.099
GPT teacher head0.380
Teacher spread0.281 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it