Les jeunes et les armes à feu au Canada
Bibliographic record
Abstract
Les blessures causées par une arme à feu représentent une cause importante et évitable de décès au Canada, tant dans l’ensemble de la population qu’au sein du groupe d’âge pédiatrique. Le présent énoncé décrit le problème des blessures causées par une arme à feu chez les jeunes canadiens et analyse les risques associés à la présence d’une arme à feu à la maison. Les dangers des armes à feu sans poudre [telles que les armes à balles BB et les armes à air comprimé) sont abordés. Enfin, le présent énoncé traite des conseils des médecins et des programmes d’éducation des enfants sur la sécurité des armes à feu. En 2002, 811 Canadiens de tout âge sont morts d’une blessure causée par une arme à feu [1]. Ces décès comprennent les blessures non intentionnelles [accidentelles) et intentionnelles [suicides et homicides). Soixante-sept décès se sont produits chez des jeunes de moins de 20 ans. Le taux de décès causés par une arme à feu chez les jeunes au Canada est l’un des plus élevés du monde. Une étude [2] menée par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis a permis de classer 26 pays industrialisés d’après le taux de décès causés par une arme à feu chez les jeunes de moins de 15 ans. Le Canada est arrivé en cinquième position, derrière les États-Unis, la Finlande, l’Irlande du Nord et Israël (voir figure 1). Taux de décès causés par une arme à feu* par 100 000 enfants de moins de 15 ans pendant un an entre 1990 et 1995 dans 26 pays industrialisés [c.-à-d. tous les pays classés dans le groupe à revenu élevé dont la population était de 1 000 000 ou plus et qui ont remis des données complètes; dans cette analyse, Hong Kong, l’Irlande du Nord et Taïwan étaient considérés comme des pays). *Homicides par arme à feu [Classification internationale des maladies, neuvième révision, codes E965.0 à E965.4), suicides par arme à feu [E955.0 à E955.4), décès non intentionnels causés par une arme à feu [E922.0 à E922.9) et décès reliés à une arme à feu dont l’intention n’était pas déterminée [E985.0 à E985.4); †N’ont déclaré que les décès non intentionnels reliés à une arme à feu Les adolescents de sexe masculin présentent notamment une part disproportionnée des blessures causées par une arme à feu : de tous les Canadiens de 15 à 19 ans décédés d’une blessure causée par une arme à feu en 2002, 96 % étaient de sexe masculin [1]. Au Canada, ce groupe de garçons est plus susceptible de mourir d’une blessure causée par une arme à feu que du cancer, d’un incendie, d’une chute ou d’une noyade combinés. Les blessures par balle constituaient 8 % de tous les décès chez les Canadiens de sexe masculin de 15 à 19 ans en 2002 [1]. La majorité des décès causés par une arme à feu chez les adolescents canadiens sont attribuables au suicide, qui représente 79 % de tous les décès causés par des armes à feu en 2002 chez les 15 à 19 ans. Chez les Canadiens plus jeunes [14 ans et moins), les suicides sont moins courants, mais les blessures non intentionnelles et les homicides prédominent davantage. En 2002, 13 % des 31 décès de Canadiens imputables à une blessure non intentionnelle causée par une arme à feu avaient frappé des jeunes de 19 ans ou moins. Les lois fédérales du Canada sur le contrôle des armes à feu exigent un processus de vérification avant l’autorisation d’achat d’une arme à feu, et tous les propriétaires d’armes à feu doivent posséder un permis. Toutes les armes à feu [armes de poing et carabines) doivent être enregistrées individuellement par leur propriétaire. Les règlements sur l’entreposage exigent que les armes à feu soient verrouillées [dans un contenant fermé à clé ou à l’aide d’un verrou d’arme) et déchargées, et que les munitions soient rangées ailleurs. Les exigences d’enregistrement des armes de poing existent depuis la fin des années 1970, et la récente loi implantée progressivement pendant les années 1990 inclut l’enregistrement des armes longues, telles que les carabines et les fusils de chasse. Au Canada, on évalue que de 21 % à 34 % des ménages possèdent une arme à feu à la maison, bien qu’une étude récente laisse supposer un taux plus réduit de 17 % [3]-[6]. Les taux provinciaux de détention d’arme à feu varient énormément, passant de 15 % en Ontario à 67 % au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. La plupart des propriétaires canadiens d’armes à feu possèdent une carabine ou un fusil de chasse. Seulement 12 % sont détenteurs d’une arme de poing [7]. Gabor et coll. [8], qui ont étudié les taux de mortalité attribuables à une blessure non intentionnelle causée par une arme à feu au Canada, ont découvert une forte corrélation positive entre les taux provinciaux de détention d’une arme à feu à la maison et les taux de décès imputables à une blessure non intentionnelle causée par une arme à feu. Il est démontré que la présence d’une arme à feu à la maison accroît les taux d’homicide et de suicide par rapport à ceux des maisons dans lesquelles on n’en trouve pas [9]-[12]. D’après des études sur le suicide d’adolescents menées par Brent et coll. [13],[14], la présence d’une arme à feu à la maison constitue un facteur de risque fortement positif de suicide mené à terme par un adolescent. Apparemment, l’adolescent qui n’a pas d’arme à feu à la maison est plus susceptible d’opter pour une méthode moins mortelle ou de ne pas tenter de se suicider. Birckmayer et Hemenway [15] ont analysé le lien entre les taux de suicide et la détention d’une arme à feu à la maison dans quatre groupes d’âge. Ils ont découvert que la détention d’une arme à feu est corrélée avec un taux de suicide plus élevé chez les 15 à 24 ans et chez les 65 à 84 ans, mais pas chez les 25 à 64 ans [15]. Ainsi, la disponibilité d’une arme à feu à la maison constituerait un facteur de risque de suicide pour certains groupes d’âge, mais pas pour tous. Il est probable que certaines caractéristiques du développement des adolescents, telles que l’impulsivité, la sensibilité à l’influence exercée par les camarades et l’expérimentation de l’alcool et des drogues, soient responsables de cet effet. Les armes à feu jouent un rôle important dans les incidents de violence conjugale au Canada. Une étude de Statistique Canada [16] sur la violence familiale entre 1991 et 1999 a démontré que la majorité des enfants et adolescents canadiens victimes d’homicide sont tués par des membres de leur famille. Les armes à feu constituent la principale méthode d’homicide des enfants de 12 à 18 ans. Avant 1990, environ 30 % des homicides par arme à feu au Canada impliquaient des armes de poing, et 70 %, des carabines et des fusils de chasse [17]. Depuis, le nombre d’homicides commis avec des carabines et des fusils de chasse a diminué régulièrement, tandis que celui commis avec des armes de poing est demeuré relativement stable. Pour cette raison, les homicides reliés à une arme de poing représentent désormais environ les deux tiers des homicides imputables à une arme à feu. D’après les données colligées depuis 1997, la plupart des armes de poing utilisées pour commettre un homicide n’avaient pas été acquises en toute légalité. Depuis dix ans, les jeunes canadiens de 12 à 17 ans représentent 9 % des individus accusés d’homicide, et 43 % de leurs victimes avaient entre 12 et 24 ans. Wintemute [18] a décrit le mouvement généralisé des armes à feu du marché légal au marché illégal des armes aux États-Unis, qui facilite l’accès des jeunes américains à de petites armes de poing peu coûteuses. Pour réduire les taux d’homicide chez les jeunes au Canada, il est essentiel de savoir où et comment les jeunes canadiens acquièrent leurs armes de poing. Les armes à feu sans poudre, comme les armes à balles BB ou à air comprimé, ne sont pas des jouets anodins. Ces armes sont associées à un taux de morbidité important et même à des cas de décès. Marshall et coll. [19] ont découvert que les blessures causées par une arme à air comprimé ont constitué la principale cause d’énucléation secondaire à un traumatisme chez les jeunes de 18 ans et moins à Ottawa, en Ontario, entre 1974 et 1993. Dans une analyse bibliographique des blessures fatales causées par une arme à feu sans poudre, Lawrence [20] a découvert que les armes actuelles, qui font appel à l’air ou au CO2 sous pression ou à un piston chargé par un ressort pour propulser des plombs de petit calibre ou des balles BB, peuvent décharger les projectiles à une vélocité assez élevée pour pénétrer dans la peau et provoquer des dommages internes importants. Il a analysé 11 décès causés par une arme à feu sans poudre, dont dix découlant de blessures à l’œil ou à la région frontotemporale. Un décès était secondaire à une blessure au thorax. Sur ces 11 cas, neuf mettaient en cause des jeunes de trois à 17 ans. Au Canada, seules les armes à feu dont les balles atteignent une vélocité de plus de 152 mètres à la seconde [m/s) sont régies par la loi fédérale sur le contrôle des armes à feu. La plupart des armes à air comprimé tirent des projectiles d’une vélocité inférieure à 152 m/s et ne sont donc pas régies par cette loi. De plus, ces armes ne sont pas réglementées par la Loi sur les produits dangereux. Certaines provinces et municipalités se sont toutefois dotées de règlements pour régir les armes à feu sans poudre. Par exemple, la province de l’Ontario exige qu’un acheteur de munitions d’armes à air comprimé ou à balles BB ait au moins 18 ans, et la municipalité de Halifax, en Nouvelle-Écosse, interdit les tirs avec ce type d’arme au sein de la municipalité [21],[22]. Le prix des armes à feu sans poudre varie de 70 $ à quelques centaines de dollars [23]. Les fusils marqueurs à balle de peinture, utilisés pour le sport de paintball, de plus en plus populaire, permettent de tirer une petite balle à la coquille extérieure mince et dure remplie de peinture, qui éclate sous l’impact. Ces balles peuvent être propulsées par du CO2, du nitrogène ou de l’air comprimé [24]. Elles peuvent atteindre une vélocité de 76 m/s à 91 m/s, soit deux fois celle nécessaire pour pénétrer dans l’oeil [39 m/s) [25]. Les fusils marqueurs ont déjà causé de graves blessures oculaires. Easterbrook et Pashby [26],[27] ont décrit le cas de 44 patients souffrant d’une blessure oculaire causée par une balle de peinture, dont 17 sont devenus aveugles au sens légal, 13 sont devenus malvoyants et seulement 14 ont retrouvé une vision normale. Dans les terrains de paintball réputés, le port du casque et de lunettes protectrices est obligatoire, et la vélocité des projectiles est surveillée. La plupart des blessures oculaires causées par une balle de peinture se produisent à la maison dans le cadre de jeux amicaux, et non dans des établissements officiels, où le port de lunettes protectrices est obligatoire [28],[29]. D’ordinaire, les blessures oculaires imputables à un fusil marqueur à balle de peinture se produisent en l’absence de matériel protecteur pour les yeux ou lorsque ce matériel est mal mis [30]. Pour ce qui est des conseils au sujet des armes à feu et de la prévention des blessures, des études menées aux États-Unis démontrent que même si la plupart des médecins trouvent qu’ils sont utiles, peu l’intègrent à leur pratique [31]. L’attitude des médecins canadiens n’a pas fait l’objet d’études. Les attitudes des parents [aux États-Unis) au sujet des conseils des médecins à l’égard des dangers des armes à feu ont également été étudiées. Webster et coll. [32] ont découvert que 17 % des parents détenteurs d’une arme à feu seraient prêts à retirer l’arme de leur domicile si leur médecin le leur recommandait, et que 84 % seraient prêts à suivre des conseils sur l’entreposage sécuritaire des armes à feu. Cependant, deux études [33],[34] évaluant l’efficacité des seuls conseils en cabinet pour améliorer les habitudes d’entreposage des armes à feu n’ont démontré aucune amélioration de ces habitudes après que les conseils eurent été prodigués. Dans une intervention plus réussie, Brent et coll. [35] ont donné aux parents de l’information sur les risques que représente une arme à feu à la maison et ont recommandé le retrait de cette arme du domicile d’adolescents dépressifs. Vingt-sept pour cent des familles ont suivi ces conseils. Dans un autre type d’intervention, Horn et coll. [36] ont mis au point et évalué un programme dans le cadre duquel des coffres-forts à armes à feu [des contenants verrouillés pour les armes à feu) et des verrous d’arme ont été distribués aux domiciles de propriétaires d’arme à feu en Alaska, aux États-Unis, accompagnés d’information sur la sécurité. Cette intervention a suscité une forte augmentation des pratiques d’entreposage sécuritaire. Une analyse [37] de sept études [y compris les quatre précédentes) a été effectuée pour évaluer l’efficacité des programmes conçus pour améliorer l’entreposage sécuritaire des armes à feu. Les auteurs ont conclu qu’ils commençaient à comprendre les types d’interventions ou les éléments d’intervention qui incitent les propriétaires d’armes à feu à entreposer leurs armes de manière sécuritaire [37]. Une autre stratégie passive prometteuse consiste à installer des dispositifs de sécurité sur les armes à feu. Vernick et coll. [38] ont analysé tous les décès non intentionnels et non déterminés [intention non établie) causés par une arme à feu au Maryland, aux États-Unis, entre 1991 et 1998. Ils ont évalué si chacun de ces décès aurait pu être prévenu si l’un des trois dispositifs de sécurité qu’ils étudiaient avait été installé. Il s’agissait de dispositifs de personnalisation [qui permettent seulement à l’utilisateur de tirer), d’indicateurs de chargement de la chambre [qui indiquent que l’arme est chargée) et de dispositifs de sécurité du chargeur [qui empêchent le tir d’une arme semi-automatique lorsque le chargeur est retiré, même s’il reste une balle dans la chambre de l’arme). Les auteurs estiment que 44 % des décès auraient pu être évités grâce à l’usage d’au moins un dispositif de sécurité et que, selon toute probabilité, ce taux aurait été plus élevé pour les enfants. L’éducation des enfants sur la sécurité des armes à feu a été proposée comme méthode souhaitable pour réduire les taux de blessures causées par une arme à feu chez les enfants [39]. Des programmes en milieu scolaire ont été élaborés à l’intention des enfants du primaire pour qu’ils apprennent des stratégies sécuritaires s’ils trouvent une arme à feu à la maison ou dans leur environnement. Cependant, des études évaluant ce type de programme ont soulevé des doutes quant à leur efficacité. Himle et coll. [40] ont comparé des enfants qui avaient participé à un programme populaire sur la sécurité des armes à feu, Eddie the Eagle [élaboré par la National Rifle Association) à des enfants qui avaient participé à un autre programme élaboré par les auteurs. Ils disposaient aussi d’un groupe témoin d’enfants qui n’avaient pas reçu une telle éducation. Les enfants qui avaient suivi le programme Eddie the Eagle obtenaient de meilleurs résultats que le groupe témoin pour verbaliser les bons messages de sécurité. Cependant, dans une situation de jeu de rôle et dans une simulation de la « vie réelle », les enfants qui avaient suivi le programme Eddie the Eagle n’adoptaient pas plus le comportement sécuritaire souhaité [p. ex., Ne touche pas ! Cours avertir un adulte !) que les enfants du groupe témoin. Les enfants qui avaient participé au programme des auteurs verbalisaient mieux les consignes de sécurité que les enfants du groupe témoin et obtenaient de meilleurs résultats dans les jeux de rôle, mais là encore, ils ne réagissaient pas vraiment mieux que les enfants du groupe témoin dans des simulations de la vie réelle. Hardy et coll. [41,42] ont procédé à une étude aléatoire et contrôlée comparant des enfants de quatre à sept ans qui avaient participé à un programme d’une semaine sur la sécurité des armes à feu à un groupe témoin qui n’avait pas suivi ce programme. Après le cours, les enfants placés en dyade ont été observés discrètement pendant qu’ils jouaient dans un endroit où se trouvait un pistolet semi-automatique. Cinquante-trois pour cent des dyades ont joué avec l’arme, et on n’a remarqué aucune différence entre le groupe témoin et le groupe d’intervention. De plus, les programmes d’éducation sur la prévention des blessures peuvent avoir des effets non intentionnels [43]-[46]. Il est possible que des enfants sur la sécurité des armes à feu leur en présence d’une arme à feu, notamment s’il de programmes qui des de des Les parents peuvent avoir à leur ou leurs pratiques d’entreposage sécuritaire si leurs enfants apprennent la sécurité des armes à feu à Pour programme sur la sécurité des armes à feu pour les enfants ne dans des simulations de Des pour un de le comportement des enfants en présence d’armes à feu. Il pas d’opter pour le généralisé à ces programmes tant qu’un programme pas été mis sur Les blessures causées par une arme à feu des taux de mortalité chez les enfants et adolescents Les taux de blessures causées par une arme à feu chez les jeunes canadiens sont les plus élevés des pays La présence d’une arme à feu à la maison accroît le risque de suicide, d’homicide et de blessures non intentionnelles à la maison. Les armes à feu sans poudre et les fusils marqueurs à balle de peinture ne sont pas par la loi sur le contrôle des armes à feu, comme les armes à feu, mais ils peuvent provoquer des blessures notamment aux Les programmes canadiens d’éducation des enfants sur la sécurité des armes à feu en milieu scolaire ne sont pas et peuvent avoir des effets non La de est de ne pas avoir d’armes à feu à la maison ou dans où les enfants et les adolescents et une arme à feu être aux règlements de la Loi sur les armes à feu, être et et que les munitions doivent être rangées ailleurs. Les les pour le contrôle de de la détention et de l’entreposage d’armes à feu. Les médecins si une arme à feu se trouve à la maison dans les parents des risques reliés à une telle Les médecins sont de l’information aux parents tant qu’une de conseils reliés à la prévention des blessures causées par une arme à feu pas été Il de retirer l’arme à feu de la maison en présence de de risque de suicide d’un adolescent. De les médecins peuvent de retirer l’arme à feu de la maison en présence de de risque de blessure non intentionnelle d’un ou de violence même si l’efficacité d’une telle n’a pas été Les sur la sécurité des armes à feu, compris et les dans telles que de verrous d’arme et la de coffres-forts pour les mieux que les programmes Cependant, la de données pas le la sécurité en d’armes à feu à la maison. L’éducation des enfants sur la sécurité des armes à feu ne être pour que les programmes pas de de comportement chez les enfants et qu’ils avoir des résultats non que le de la Des études avant un programme d’éducation des enfants sur la sécurité des armes à feu. Le à des telles que la personnalisation des armes à feu, constitue une stratégie prometteuse qui des études Des sont également sur les jeunes canadiens et leur d’armes à feu Les armes à feu sans poudre [armes à air comprimé ou à balles sont et ne pas être comme des jouets pour les enfants et les Les jeunes ne les à moins sous d’un Les médecins qui les enfants par de telles armes savoir que les plombs peuvent provoquer des blessures internes Les fusils marqueurs à balle de peinture ne être utilisés que sur des terrains où les des de Une la et l’usage des armes à feu sans poudre Les données entre la présence d’une arme à feu à la maison et le risque de blessure non intentionnelle causée par une arme à feu, de suicide ou d’homicide se sur de études de et études bien menées au Canada et aux États-Unis de Les données à l’efficacité de la aux parents de retirer l’arme à feu du domicile d’un se sur une étude aléatoire et contrôlée bien de et seraient Les données l’absence de des enfants sur la sécurité des armes à feu se sur études et de Le de la de l’adolescent le de prévention des blessures le présent de : du : de la de de : des et de : Les du présent de ne constituent pas une ou un de Des de la situation du peuvent se Les sont à au de la
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".