Bibliographic record
Abstract
i (in)Visibilité(s) du monstre La question du monstre et du monstrueux fait florès depuis quelques années dans le milieu des études littéraires.Ces études interrogent le thème du monstre dans sa diachronie (histoire de la monstruosité), dans la création littéraire, dans le champ des représentations esthétiques, sociales, etc. Citons entre autres le numéro « Les représentations du monstrueux » paru dans la revue Imaginaire et inconscient (2004), Le Canari du Nazi: essais sur la monstruosité (Onfray 2013), la collection Qu'est-ce qu'un monstre ?(Ibrahim 2015) ou la collection La littérature et ses monstres (Servane, Levacher et Prigent 2006).Si le monstre pouvait à la Renaissance servir de signe, les monstres des siècles suivants sont redevables de la révolution scientifique, avec notamment l'essor de la tératologie.Au XIXᵉ siècle, « vaste conservatoire des annales de la monstruosité » (Chauvaud 244), le monstre aux traits résolument humains pose la question de la dénaturation de l'être que les théories scientifiques de l'époque, notamment celle de l'hérédité, tentent de rationaliser en proposant une généalogie du monstrueux.Le monstre devient le miroir d'un pendant sombre de l'être humain repoussant les marges de l'ordinaire et du "normal".Qu'il s'agisse d'avertir, d'annoncer ou de montrer, le monstre peuple durablement l'imaginaire collectif.Nous avons souhaité revenir sur la notion de "monstre" par le biais d'une réflexion bien connue de Corneille à l'égard de sa pièce, L'Illusion comique (1636).Dans la dédicace, le dramaturge l'a qualifiée d'« étrange monstre ».L'auteur faisait bien sûr référence à l'assemblage composite de sa pièce, mêlant différents genres dramatiques, et exhibait dès lors l'hybridité constitutive de son œuvre.Tout baroque que l'auteur puisse être, il n'était pas moins étonné de son œuvre, au point qu'elle lui paraisse inhabituelle, en rupture avec le cadre pourtant irrégulier de l'esthétique baroque.L'écart d'avec la norme se verrait donc redoublé à moins que le premier écart (la monstruosité) n'en soit pas un, ou du moins, ne soit plus (ou pas) pensé comme tel par Corneille.Bref, il y aurait des monstres qui n'étonnent pas (ou plus) car ceux-ci sont complètement banalisés dans l'imaginaire d'une époque.Ces monstres seraient en quelque sorte invisibles, au grand dam de l'étymologie du mot qui renvoie bien au champ du visuel observable (monstrare).C'est là aussi ce qu'illustre la chimère de l'illustration retenue pour la couverture de ce numéro.Du haut de Notre-Dame, la créature de pierre se dresse comme pour mieux observer la foule parisienne sans pour autant chercher à se dissimuler.Et pourquoi le ferait-elle ?Sa monstruosité est attendue (c'est une marque du style de la cathédrale depuis sa rénovation par Viollet-LeDuc dans les années 1850) et donc maintenant parfaitement anodine.Ce faisant, de tels monstres perdent de leur pouvoir de fascination ou de peur selon la fonction que leur assignait Antoine Furetière dans son Dictionnaire universel (1702) : « Prodige qui est contre l'ordre de la nature, qu'on admire, ou qui fait peur », les monstres évoqués plus haut n'étonnent plus.Il semble que la fréquentation et l'habitude, bref le passage du temps, les aient dévitalisés aux yeux de ceux qui les côtoient.C'est peut-être une des fonctions de certains genres ou disciplines que de ranimer les monstres assoupis du quotidien.En effet, les chimères gothiques (re)prennent vie assez facilement sous l'œil de la caméra (voir le film Ghostbusters par exemple) mais aussi sous la mine d'architectes tel Viollet-le-Duc qui a fait ressurgir de la mémoire
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.024 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".