CATHY MCCLIVE, Menstruation and Procreation in Early Modern France, Farnham, Ashgate, 2015, 267 p., ISBN 978-0-7546-6603-5
Bibliographic record
Abstract
Fureur divine, publié en anglais par Darrin McMahon en 2013, paraît en traduction française avec le même sous-titre programmatique que sa version originale : « Une histoire du génie ».Dans un style très fluide et agréable, l'auteur, professeur d'histoire européenne aux États-Unis (Dartmouth), se propose de faire une « histoire des idées », malgré la mauvaise presse du genre dans l'espace académique francophone.Connu pour son histoire du bonheur (Happiness, A History, New York 2006), l'auteur se lance donc dans le pistage d'un mythe de la modernité, le génie, « besoin » qu'il fait remonter jusqu'à l'Antiquité, pour faire l'histoire de ce qu'il définit comme « des représentations kabbalistiques de Dieu » dont « nous avons besoin, même s'il nous remplit d'envie ou nous met mal à l'aise ».Cette histoire longue-période commence avec celle du genius, gardien spirituel reliant l'individu antique au divin tout au long de sa vie et qui, tout en gardant un lien indéfectible avec le religieux, aurait fini par muter progressivement en « génie moderne », cet individu hors du commun empli d'une force sacrée -ce que D. McMahon finit par appeler aussi « sainteté » -avant les dérives que l'on sait dans les dictatures totalitaires du xx e siècle, versant négatif d'un côté plus positif qui aurait eu en Einstein sa plus belle incarnation.Tantôt présenté comme l'histoire d'une construction sociale, tantôt comme une chronique jamais faite des mutations progressives d'un mot et d'une fonction, l'ouvrage ne cherche pas à expliquer la naissance du génie dont on finit par déduire qu'il est une fonction ou une structure à peu près permanente selon les cultures.Sa question centrale est plutôt de comprendre la naissance et l'histoire du génie face à deux évolutions décisives : le « retrait de Dieu » et le rejet des médiations vers lui (anges, prophètes, saints, apôtres, esprits), qui auraient laissé les hommes seuls face au divin ; la naissance de la croyance dans l'égalité humaine, contexte dans lequel les sociétés modernes auraient eu d'autant plus besoin de justifier l'existence d'individus d'exception.Un premier chapitre puise dans les auteurs grecs et romains pour comprendre le genius, intelligence divine extérieure à l'individu, puissance de vie hors du commun, dont le δαίμων de Socrate finit par être l'exemple le plus marquant -des générations de poètes et de philosophes allaient disserter de ses dons comme de ses dangers, le rejet par Platon des poètes prenant sens dans ce contexte.Les imperatores romains, Auguste au premier chef, se seraient inspirés du genius pour mieux asseoir leur autorité politique.Le chapitre suivant, « Le génie du christianisme », montre le genius antique passer par « translation » aux patrons et protecteurs des nouveaux chrétiens, dans l'acculturation d'un vocabulaire et de fonctions sociales et spirituelles païens.Ce chapitre expose assez clairement le retour, jusqu'à la Renaissance, de débats similaires à ceux des antiques -sur la limite floue entre inspiration et folie, ou sur les raisons de l'élection divine -mais insiste sur une nouveauté : l'apparition d'artistes dans la population des personnes habitées, alors que jusque-là seuls les saints étaient concernés.Le chapitre 3 sur « le génie des modernes » s'intéresse à la période où Dieu est exclu, et avec lui ses saints, début d'un processus tendant à désormais confondre le génie d'une personne avec la personne elle-même.Ici vient la thèse centrale : sans une transformation politique et religieuse (retrait de Dieu et darrin m. mcmahon, Fureur divine.Une histoire du génie,
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Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.006 |
| Open science | 0.002 | 0.001 |
| Research integrity | 0.004 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.021 | 0.007 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".