L’euthanasie de convenance des animaux de compagnie : conceptualisation par les médecins vétérinaires de leurs responsabilités morales et professionnelles
Bibliographic record
Abstract
La profession vétérinaire fait face à une multitude de dilemmes éthiques. Pour certains de ces dilemmes, les vétérinaires peuvent orienter leurs actions en fonction des recommandations légales émanant de leur code de déontologie. Dans d’autres cas, aucune directive légale n’est impérative et les vétérinaires se retrouvent seuls face à la décision. L’euthanasie de convenance des animaux de compagnie est l’une de ces situations. L’euthanasie de convenance des animaux de compagnie se définie comme une euthanasie visant un animal en parfaite santé psychique et physique pour lequel le propriétaire demande la mise à mort pour des raisons qui lui sont propres. Les balises entourant le déroulement et les méthodes utilisées pour provoquer l’euthanasie de convenance sont bien définies, mais ces balises n’incluent pas d’évaluation de l’impact de cette mise à mort sur les acteurs concernés, dont l’animal. Le dilemme a été étudié précédemment par des philosophes et des éthiciens en éthique animale, mais n’a été que peu évalué dans la perspective directe des médecins vétérinaires. L’ensemble de ces auteurs conclut que l’euthanasie de convenance des animaux de compagnie est délétère pour la profession et pour les animaux. De plus, aucune statistique n’est disponible concernant la prévalence de cette pratique au sein des établissements vétérinaires québécois. Ceci étant dit, la pratique de l’euthanasie de convenance est présente dans la majorité des établissements vétérinaires au Québec. Si cette pratique est considérée comme délétère, alors pourquoi continue-t-on de la pratiquer au sein des établissements québécois et pourquoi aucune balise formelle ne la réglemente en profondeur? Comment le vétérinaire analyse-t-il la situation? Plus précisément comment le vétérinaire perçoit-il ses responsabilités professionnelles et morales dans le cadre de ce dilemme? Afin de répondre à certaines de ces questions, une recherche a été initiée. Cette recherche s’est déroulée en deux phases. La première phase visait une analyse réflexive du dilemme tel que vécu par les vétérinaires. Pour ce faire, une recherche qualitative a été entreprise et quatorze entrevues ont été menées auprès de vétérinaires. Par la suite, une recherche à plus grande échelle a été entreprise avec l’aide d’un questionnaire diffusé en ligne à l’ensemble de la population vétérinaire du Québec afin de vérifier la prévalence des constats émis suite à la première phase de la recherche et aussi afin de quantifier statistiquement le dilemme. Suite à la tenue de ces études, il est possible de mieux comprendre la complexité du dilemme et la diversité des circonstances entourant les demandes d’euthanasie de convenance. De ce fait, il a été établi que les vétérinaires font face à une double loyauté lorsqu’ils sont confrontés à une demande d’euthanasie de convenance. Cette double loyauté explique comment le vétérinaire visualise ses responsabilités envers l’animal et envers son client, le propriétaire de l’animal. Les vétérinaires se sont identifiés comme des acteurs importants dans ce dilemme. Ils considèrent que le dilemme émane d’une lacune sociétale en matière de compréhension de ce que représentent l’engagement et les responsabilités émanant de l’adoption d’un animal de compagnie. Les vétérinaires ont soulevé différentes pistes de solutions afin d’améliorer la problématique que représente l’euthanasie de convenance au sein des établissements vétérinaires. Ces pistes pourraient servir de base à la profession pour amener la société à prendre conscience du dilemme. Elles permettraient ultimement de diminuer le nombre d’euthanasie de convenance qui se pratique dans les établissements vétérinaires. De ce fait, elles pourraient même rediriger cet acte vers son but réel, soit le soulagement des souffrances d’un patient.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.011 | 0.009 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.005 | 0.048 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.007 |
| Open science | 0.002 | 0.005 |
| Research integrity | 0.006 | 0.007 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.005 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".