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Record W2905746325 · doi:10.4000/books.pum.13318

23. Coût et financement de l’éducation

2002· book-chapter· fr· W2905746325 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

VenuePresses de l’Université de Montréal eBooks · 2002
Typebook-chapter
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicSocial Sciences and Governance
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsHumanitiesPolitical scienceArt

Abstract

fetched live from OpenAlex

La Commission Parent, sachant l’ampleur des réformes qu’elle propose, s’intéresse attentivement à la question du coût et du financement de l’éducation. L’État a la responsabilité première de mobiliser et d’allouer les ressources financières nécessaires à la mise en place d’un système d’enseignement accessible et de qualité. Avant de définir comment doit se réaliser le financement du système, la Commission établit certains principes directeurs en la matière. Il faut d’abord reconnaître l’éducation comme une véritable entreprise nationale : « Les bénéfices de l’éducation dépassent l’individu et la localité ; le progrès de l’enseignement sert principalement les intérêts généraux de la société, de sorte qu’on peut et qu’on doit désormais considérer l’éducation comme une entreprise nationale. » La société entière est responsable de l’éducation de chaque enfant. Cette conception rompt avec la pratique traditionnelle au Québec où l’éducation et son financement étaient perçus comme incombant d’abord à la responsabilité de la famille, de groupes privés comme l’Église et aux communautés locales par le moyen de l’impôt foncier perçu par les commissions scolaires. En définissant l’éducation comme une entreprise nationale et un véritable service public dont bénéficie toute la société, la Commission établit que le fardeau financier de l’éducation doit être pris en charge par toute la société, chacun contribuant à la mesure de ses moyens, comme pour les autres services publics. Ainsi, la Commission fait passer l’éducation du statut de bien privé et à la charge financière de ceux qui le désirent, au statut de bien public, à la charge de la collectivité. Cette conception confirme le rôle fondamental de l’État pour le financement de l’éducation. Comme les besoins seront considérables, un plan global de financement devra être élaboré. En deuxième lieu, la Commission soumet que le financement de l’éducation constitue un investissement et non une dépense, parce qu’elle « contribue à hausser la productivité du travail et à hausser le niveau de vie » et parce qu’elle devient un « important facteur de développement économique ». La technologie avancée requiert une main-d’œuvre qualifiée ; le progrès économique dépend directement du développement des connaissances scientifiques, de l’innovation technologique et de l’adaptation technique ; tout cela rend indispensable un rehaussement du niveau de formation de la population. La Commission se veut très claire quant aux enjeux du financement de l’éducation : « La croissance économique de l’avenir sera conditionnée par les investissements présentement consentis au secteur de l’enseignement. » Ces deux principes généraux renouvellent en profondeur la vision que la société québécoise a du financement de l’éducation.Comment, sur la base de ces principes, organiser le financement des divers ordres d’enseignement ? Pour l’enseignement élémentaire et secondaire public, il y a gratuité. Le financement proviendra de deux sources : l’impôt foncier prélevé par les commissions scolaires, mais selon des normes du ministère de l’Éducation pour rendre comparables et équitables tant le niveau de l’impôt requis que les dépenses et les services fournis aux élèves. À cet impôt foncier s’ajouteront des subventions gouvernementales statutaires et aussi régies par des normes. Les instituts pratiqueront aussi la gratuité scolaire. L’essentiel de leur financement sera assuré par des subventions gouvernementales. En contrepartie de son soutien financier, qui couvrira la très grande proportion des dépenses, l’État établira des plans de développement pour les instituts de même que des normes pour les différentes catégories de dépenses, dont la rémunération et les immobilisations. L’objectif est de réconcilier gratuité, accessibilité et qualité des études et utilisation équitable et optimale des ressources. Dans le cas des universités, et après un examen minutieux de la question, la Commission juge opportun de maintenir des frais de scolarité. Ceux-ci, avec des subventions gouvernementales statutaires considérablement augmentées, constitueront la base du financement des universités. Cependant, en contrepartie de l’augmentation très considérable de leurs subventions, les universités devront accepter des mesures d’encadrement : l’assujettissement des principales catégories de dépenses (traitements des personnels, dépenses de soutien direct à l’enseignement, immobilisations) à des normes gouvernementales et la mise au point de plans de développement du réseau universitaire. Il faut, en fait, que le Québec se dote d’une politique intégrée de l’enseignement supérieur balisant le partenariat entre les universités, le gouvernement et la société elle-même. Dans le cas des universités, le gouvernement devra aussi consentir un effort financier plus considérable pour assurer le développement de la recherche. Un Conseil provincial de la recherche agira comme organisme subventionnaire, mais verra aussi à faire un inventaire des activités de recherche et à encourager la collaboration entre chercheurs et la coordination de l’effort de recherche.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.002
metaresearch head score (Gemma)0.004
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: Other
Teacher disagreement score0.451
Threshold uncertainty score0.896

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0020.004
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.001
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0070.004
Scholarly communication0.0080.002
Open science0.0010.003
Research integrity0.0070.005
Insufficient payload (model declined to judge)0.0270.006

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.038
GPT teacher head0.245
Teacher spread0.207 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2002
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