Une toponymie voilée : problématique des noms de lieux particulière à une minorité canadienne, la Fransaskoisie
Bibliographic record
Abstract
Depuis plus de deux cent cinquante ans, les « Français d'Amérique » ont foulé un sol canadien que l'on dit aussi saskatchewannais. Ils y ont laissé leurs empreintes. L'une d'entre elles est la toponymie. Les plus anciens noms de lieux marqués du sceau de la langue française dans l'Ouest canadien remontent au Régime français. Celui-ci fut suivi de la Conquête anglaise. Le commerce des pelleteries, moteur de l'économie et de la découverte, reprit sous l'initiative des marchands de Montréal et de Québec, puissamment épaulés par les Voyageurs. Ces pagayeurs réputés infatigables étaient francophones dans leur vaste majorité. Ensemble ils reprirent le chemin de l'Ouest et atteignirent de nouveau les rives de la rivière Saskatchewan, puis remontèrent encore plus au nord. Tout au long de leur route, ils semèrent des noms à leur image et à celle des occupants amérindiens au devant desquels ils allaient. En Saskatchewan, certains toponymes, associés à des lieux souvent remarquables par leur taille, perpétuent le souvenir de leurs passages. Avant qu'ils ne s'évanouissent dans les replis de l'Histoire, les Voyageurs et leurs épouses amérindiennes donnèrent naissance à une nation métisse. Elle prit le relai et maintint en maints lieux les désignations françaises héritées de leurs pères. Cette nation fut évangélisée par des missionnaires, principalement catholiques et français. Puis, peu de décennies après, ce fut la colonisation subite et massive de l'Ouest. Elle modifia profondément le paysage et la toponymie de la Saskatchewan. Cette province se constella alors d'une multitude de nouveaux noms reléguant nombre de toponymes français, désormais surannés, à n'occuper que les replis des mémoires et des papiers anciens. La langue anglaise parvint à occuper une place dominante qu'elle ne quitta plus depuis. Ainsi, la Saskatchewan acquit le visage toponymique qu'on lui connaît aujourd'hui. Plus encore que de retracer l'histoire de la toponymie française en Saskatchewan, ce qu'elle devint, ce qu'il nous en est resté, la présente étude tente d'en suivre et d'en caractériser l'évolution, d'en saisir la dynamique dans un contexte de contact des langues. Elle poursuit aussi l'ambition de rendre compte de sa diversité constitutive, de ses multiples traits acquis au fil du temps et de définir les entraves linguistiques et culturelles à la saisie de ce patrimoine en situation multilingue, mais largement dominée par une seule langue, l'anglais. Pour y parvenir, une base de données toponymique relationnelle a été constituée pour permettre le traitement statistique des résultats d'une enquête documentaire qui nous aura permis de réunir près de 2 500 toponymes d'origine et d'influence française sur le sol saskatchewannais. Au terme de ce parcours, on est à même de constater que la toponymie officielle d'origine et d'influence françaises en Saskatchewan ne représente qu'une partie seulement de l'ensemble de celle qui fut en usage depuis l'origine de la présence française sur ce territoire; que cette toponymie se distingue sous plusieurs rapports de celle observable au Québec, lieu d'origine ancestrale de la majorité des habitants d'expression française en Saskatchewan; enfin, que la toponymie « française », aussi nommée fransaskoise, vue sous l'angle d'un héritage identitaire, échappe en très large partie à ses « destinataires ». Cet état de fait illustre, par ricochet, la marginalisation du français dans l'Ouest canadien et la fragilité de la toponymie comme point d'appui pouvant servir à l'édification d'une identité fransaskoise.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.004 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".