Association entre la thérapie antirétrovirale et les biomarqueurs de la fonction placentaire pendant la grossesse
Bibliographic record
Abstract
Contexte : L’infection à VIH demeure un problème majeur de santé publique avec 2.1 millions de personnes nouvellement infectées en 2015, dont 150 000 enfants infectés pour la plupart en périnatal. En vue d'éradiquer les nouvelles infections, l’OMS recommande depuis 2012 que toute personne infectée par le VIH soit sous thérapie antirétrovirale (TAR) (concept de « traitement à titre de prévention »). Il en résulte que la majorité des femmes sont actuellement déjà sous TAR au moment de la conception et en début de grossesse alors qu’auparavant, celle-ci n’était souvent initiée qu’au deuxième trimestre de grossesse. Or, quelques études ont montré que la TAR a été associée à des complications périnatales comme l'accouchement prématuré ou le faible poids des nouveau-nés à la naissance, et ce particulièrement pour les ARV à base d’inhibiteur de protéase (PI). Ces complications seraient liées à un dysfonctionnement du placenta, notamment à des anomalies de l’invasion trophoblastique. Objectif : Le but de ce mémoire est d’analyser l’association entre l’exposition à la TAR et le fonctionnement du placenta chez les femmes enceintes. Méthodes : L’étude a porté sur les données provenant de femmes enceintes vivant avec le VIH recrutées entre janvier 2003 et décembre 2016 dans les cohortes du CHU Sainte- Justine (Montréal) et du BC Women's Hospital (Vancouver). La fonction placentaire a été évaluée par le dosage de biomarqueurs utilisés dans le cadre du dépistage des aneuploïdies (la gonadotrophine chorionique humaine libre - β-hCG libre, la protéine plasmatique placentaire de type A - PAPP-A, l'alpha-foetoprotéine - AFP, de l'oestriol non conjugué - uE3, la gonadotrophine chorionique humaine - hCG et l'inhibine-A) et par le dosage de facteurs angiogéniques utilisés dans le dépistage de prééclampsie (PlGF et sFlt-1) au premier et au deuxième trimestre de la grossesse. Le dosage de PlGF et de sFlt1 a été effectué comme une étude pilote exploratoire sur un sous-groupe des échantillons stockés dans la banque biologique du CMIS. Les niveaux des différents biomarqueurs (après une transformation logarithmique) ont été comparés en fonction 1) des types de TAR, 2) de la durée d’exposition à la TAR et 3) du moment d’initiation de la TAR à l’aide de régressions linéaires multivariées ii et d’équations d’estimation généralisée (linéaires) avec un ajustement pour les variables de confusion. Résultats : Après ajustement pour les variables de contrôle suivantes : race, âge maternel, âge gestationnel, indice de masse corporelle, parité, tabagisme et sexe du foetus, les femmes sous TAR, à base d’IP ou non, ont eu une augmentation significative du niveau d’AFP (respectivement β= 0.139; IC 95% = [0.055-0.223] et β= 0.141; IC 95% = [0.043- 0.239]) en comparaison aux femmes qui ne reçoivent aucun traitement. Cependant, on ne retrouve aucune autre association significative entre le type de TAR - qu’elle soit à base d’IP ou non - et le niveau de PAPP-A, de β-hCG libre, d’oestriol, d’hCG totale, d’inhibine A, de PlGF et de sFlt-1. Aucune association significative n’a été montrée non plus entre la concentration sérique des biomarqueurs et la durée d’exposition à la TAR ou le moment d’initiation de la TAR. Conclusion : Cette étude suggère que la concentration sérique des biomarqueurs du dépistage de la prééclampsie et des biomarqueurs du dépistage des aneuploïdies ne semble pas être significativement altérée par la TAR sauf l’AFP qui augmente en cas d’exposition à une TAR quel que soit le type (avec IP ou non). Ces données paraissent dans l’ensemble rassurantes pour ce qui est des conséquences de l’utilisation précoce de la TAR pendant la grossesse.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.010 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".