Dialectique de l'intimité dans l'espace carcéral : l'expérience des personnes incarcérées
Bibliographic record
Abstract
Au sein d’un milieu carcéral se caractérisant par une vie en communauté permanente et faisant face à la surpopulation carcérale et à la double occupation cellulaire, l’intimité des personnes incarcérées s’avère être une problématique importante, mais trop souvent négligée. Par conséquent, cette étude a pour objectif de combler une lacune de la littérature en proposant de comprendre comment l’intimité est vécue dans un environnement qui lui semble à priori hostile. Pour se faire, notre recherche s’émancipe d’une lecture réductrice de ce phénomène complexe, qui a tendance, dans la plupart des travaux empiriques sur le milieu carcéral, à être exploré sous l’angle de la sexualité ou étudié comme une problématique parmi d’autres. S’inscrivant dans une approche interdisciplinaire, cette étude s’inspire de la sociologie de l’expérience de Dubet et puise dans la richesse conceptuelle de de Certeau pour proposer une nouvelle compréhension de l’intimité des personnes incarcérées, qui les replace dans une position active. Cette recherche s’appuie sur une méthodologie qualitative, qui a mené à la construction d’un corpus de 44 entrevues semi-dirigées, réalisées auprès de détenus, hommes et femmes, incarcérés dans cinq prisons provinciales du Québec. L’analyse phénoménologique employée a permis d’accéder au sens que les détenus donnent à leur propre intimité et par conséquent de comprendre leur vécu, en se plaçant de leur point de vue. Nos résultats révèlent la complexité de l’intimité, particulièrement lorsqu’elle est vécue dans un contexte carcéral. Tout d’abord, cette étude revient sur la perception qu’ont les détenus de leur intimité et souligne les multiples dimensions et acceptions de ce phénomène. Ensuite, elle dévoile en trois temps, à partir d’une approche spatiale du milieu carcéral, l’environnement dans lequel les détenus tentent de reconstruire des moments intimes. Dans un premier temps, elle explore les espaces collectifs du secteur de détention et y interroge la possibilité d’y retrouver une intimité, malgré la vie en communauté qu’ils imposent. Dans un second temps, elle s’intéresse à un espace en particulier de la détention : la cellule. Souvent considérée comme le lieu par excellence de l’intime en prison, notre étude questionne sa qualité de refuge, alors que les intrusions y sont constantes. Dans un troisième temps, elle propose de s’émanciper des murs de la prison afin de s’intéresser à une intimité qui les dépasse parfois, que ce soit dans les relations avec les proches ou lorsque les détenus sont amenés à sortir de l’enceinte carcérale. À travers ces développements, nos analyses mettent en lumière la capacité d’action et les marges de manœuvre que déploient les détenus pour (re) construire leur intimité, par la négociation quotidienne de l’espace carcéral et des objets qui le composent. Cependant, elles révèlent également les entraves incessantes à l’intimité, qui se retrouve au cœur d’un jeu constant entre intrusions et tactiques, qui se répondent les unes aux autres. En dévoilant cette dialectique au centre de laquelle les personnes incarcérées tentent de préserver leur bulle intime, cette thèse envisage la prison comme un environnement flexible, mais qui reste avant tout contraignant. De plus, elle nuance la portée des tactiques mises en œuvre, qui, tout en témoignant de la capacité d’action des détenus, permettent de renforcer l’institution sur certains de ces aspects. Cette approche nous permet, en définitive, d’apporter une réflexion sur l’intimité des personnes incarcérées, sur leur expérience, sur la prison contemporaine ainsi que de proposer une réflexion sur la notion de « carcéral ».
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.005 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.018 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.008 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.006 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".