Griffintown: Identity and Memory in an Irish Diaspora Neighbourhood by Matthew Barlow
Bibliographic record
Abstract
BARLOW, Matthew – Griffintown: Identity and Memory in an Irish Diaspora Neighbourhood, Vancouver et Toronto, UBC Press, 2017, XIII, 249 p. Griffintown, secteur en pleine effervescence dans l’arrondissement du Sud-Ouest, à Montréal, ne cesse d’étonner. L’endroit tient son nom de la femme d’affaires Mary Griffin, qui lotit le fief Nazareth à compter de 1804, vendant des petits lots à des immigrants d’abord d’origine britannique et allemande. Propulsé par le creusage du canal de Lachine, la multiplication des établissements industriels et la construction de chemins de fer, Griffintown fera partie de ce territoire reconnu comme le « berceau de l’industrie canadienne ». Une population ouvrière disparate va y élire domicile jusqu’au déclin industriel qui s’installe après la Deuxième Guerre mondiale. Nombreux sont alors les travailleurs et leurs familles à quitter l’endroit, laissant sur place une population largement diminuée dont les groupes dominants, dans les années 1960 et 1970, seront les Ukrainiens et les Italiens. Au commencement des années 2000, tandis que Griffintown connaît un second souffle grâce au rehaussement de ses infrastructures, le secteur est revendiqué par les Irlandais catholiques de Montréal et leur diaspora, qui le présentent comme leur foyer historique, véritable marqueur de leur identité collective. Dans sa recherche doctorale, publiée ici, l’historien Matthew Barlow s’est attaché à analyser ce processus d’appropriation mémorielle en l’inscrivant dans la longue durée. Les Irlandais catholiques, précise Barlow, se sont d’abord installés en nombre sur le territoire entre 1821 et 1825, lors de la construction du canal de Lachine. Ils y ont prospéré ensuite étant donné la diversification du marché du travail et l’établissement d’institutions culturelles, religieuses et nationales servant de piliers à leur communauté. Dans les années 1870, la génération de la Famine commence à s’éteindre. Une trentaine d’années plus tard, elle a quasi disparu. Toutefois, une identité irlandaise catholique vigoureuse, traçant les frontières culturelles avec « l’autre », s’est forgée chez les Irlandais à Griffintown, grâce à l’intense travail de mémoire de ces derniers. Matthew Barlow s’est donné comme mission de montrer comment cette relation identité/lieu a évolué ensuite depuis 1900, alors que la proportion d’Irlandais catholiques sur le territoire se met à reculer, puis à chuter radicalement. Ces identités s’avèrent fluides, rappelle Barlow, et peuvent être vues comme des processus modelés selon les représentations changeantes des acteurs des événements. Les schématisations sont en effet employées par les Irlandais catholiques pour se construire un passé utilisable qui, au tournant des années 2000, imprégnera Griffintown d’une identité irlandaise catholique nouvelle alors que les Irlandais y ont pratiquement disparu. La recherche fait appel à une documentation étonnante et variée. Barlow a notamment exploité le fonds montréalais de la Société Saint-Patrick, de même que les archives laissées par la Convention des sociétés irlandaises de Montréal (1879-1919). Notons aussi le regard fort intéressant jeté sur les dossiers militaires des hommes recrutés dans les régiments « irlandais » levés à Montréal au cours de la Première Guerre mondiale. Un effort considérable a également été déployé dans le dépouillement de journaux et, pour les décennies plus récentes, dans la conduite d’interviews auprès d’anciens résidents irlandais du Griff, de même que dans le nouveau regard jeté sur les histoires orales déjà disponibles. Le premier des cinq chapitres dépeint d’abord le Griffintown du commencement du XXe siècle comme un secteur ouvrier animé, où les Irlandais catholiques, bien que minoritaires, forment encore le groupe ethnoreligieux prédominant. Ce Griffintown irlandais catholique se trouve interpellé par la disparition de la génération de la Famine et les événements en Irlande, en particulier la mobilisation en faveur du Home Rule. À travers l’activisme des loges de l’Ancient Order of Hibernians et de prêtres de la St. Ann Church sympathiques aux nationalistes irlandais, un travail de mémoire est entamé localement. Cet ouvrage veut...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.012 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.006 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".