Bibliographic record
Abstract
Le style est fidèle à celui des autres romans d’Azzeddine, ponctué de comparaisons cinglantes, d’un humour mordant ainsi que d’une verve sanglante et sans retenue. Comme par exemple, cette comparaison à propos de sa mère, devenue lesbienne, et de ses amies: “Toutes ces cloches défraîchies qui réorientaient leur sexualité après avoir été plaquées comme des sacs à merde percés” (99). Le dénouement fatal survient lorsque son petit frère de dix ans (fils de son père et de sa nouvelle femme arabe) lui raconte son bonheur le jour de son anniversaire. La jalousie, la rancœur et la vengeance le saisissent. Le lecteur sent alors le danger imminent. En effet, le narrateur décide de construire une bombe avec l’intention de la placer dans une crèche bilingue franco-américaine. Cependant, l’ironie du sort fera que la bombe lui explose entre les mains avant qu’il ne puisse la déposer, car il n’avait pas calculé “qu’on passait à l’heure d’été” (122). Une fin sans héroïsme qui rendra le personnage encore plus anodin et anonyme. California State University, San Marcos Véronique Anover BENOÎT, MYLÈNE. Les jours qui penchent. Montréal: Triptyque, 2011. ISBN 978-2-89031718 -5. Pp. 165. $19 Can. Alors que maints premiers romans s’inscrivent dans une veine autobiographique , celui de Benoit aborde des thèmes immémoriaux de la littérature: le temps et son passage, la vie, la mort. Vieille Parque esseulée, Ma vit retirée dans une cabane adossée à une mer dont le vacarme noie tous les autres bruits. Jaal, l’étranger, ne s’y trompe pas et ne frappe pas sur le bois de la porte mais au carreau. Trois fois, comme les trois coups du destin camusien. S’entame alors une négociation entre l’ancien marchand de sel et la vieille tisserande obsédée par la propreté de ses carreaux et dont la vie est réglée par son tissage et les rares visites du Trapu qui lui apporte semences et fil et remporte ses travaux. Le roman s’articule autour de ce “point de friction”, cette négociation entre Jaal et Ma, à savoir, qu’il “partira quand elle aura achevé son tissage. Maintenant elle voit comment les choses se succèdent et comment elles se succéderont encore, comment tout ça ressemble à de la laine qu’on file” (52). Mais c’est compter sans l’extensibilité du temps. Tandis que Pénélope, attendant Ulysse, défaisait chaque nuit le travail accompli le jour, Jaal suspend le vol du temps en arpentant les alentours et en découvrant le village de Cairn dont les habitants rappellent les personnages étranges qui peuplent les films de Jeunet et Caro. Jaal y rencontre d’abord trois vieillards, sortes de rois mages qui seraient restés au village après la naissance de l’Enfant (l’Enfant Mariné, ici), puis Palu le tenancier qui lui raconte Cairn par bribes que Jaal s’empresse de rapporter à Ma. Les soirées et matinées sont alors bientôt consacrées aux mots qui s’égrènent comme autant de mailles tissées en lieu et place du tissage de Ma. Jaal morcelle ces histoires qu’il rapporte, il les étale, en ralentit le débit et, ce faisant, ralentit la progression de l’ouvrage de Ma, une “question de vie ou de mort” (73). Jaal donne vie et consistance à la Poisseuse, qui a un jour trouvé l’Enfant Mariné, abandonné dans une cuve d’eau salée par sa mère la Blanchisseuse. Cet enfant “imperméable au temps qui s’abattait sur eux tous comme une pluie d’automne” (156), fut d’abord recueilli par Palu puis partagé par tous les habitants. De Cairn, Jaal rapporte aussi le “détraquage du temps” (81), une conception différente où les jours et années sont remplacés par des morceaux et plaines annoncés par une cloche, contenus par 594 FRENCH REVIEW 86.3 exemple entre la naissance de l’un et la mort de l’autre. Ainsi, la vie de...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.008 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.025 | 0.006 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".