Régulation émotionnelle et conduites alimentaires à risque : approfondissement du rôle de l’alexithymie et des émotions discrètes de types traits et états
Bibliographic record
Abstract
La forte prévalence des conduites alimentaires à risque (CAAR), par exemple la restriction alimentaire, les vomissements auto-induits ainsi que les crises d’hyperphagie boulimique de sévérité non diagnostique, et les conséquences importantes qu’elles peuvent entraîner ont amené les chercheurs à vouloir mieux comprendre les facteurs impliqués dans leur développement. Cette thèse s’intéresse à un phénomène à la base d’un nombre grandissant de théories sur les CAAR : la régulation émotionnelle. Le premier article se concentre sur le concept d’alexithymie, un trait de personnalité jouant un rôle clé dans la régulation émotionnelle ainsi que le développement, le maintien et la rechute des CAAR. Bien que l’association entre l’alexithymie et les CAAR soit bien établie, les études n’offrent pas d’explication quant aux facteurs qui contribuent à l’apparition de traits de personnalité alexithymiques qui, à leur tour, placent l’individu à risque de développer des CAAR. En explorant la documentation scientifique disponible, il est possible de constater que plusieurs psychanalystes ont autrefois proposé des concepts pour expliquer le développement de l’alexithymie (p. ex. refoulement primaire, expérience non formulée, déni), mais ces théories ont rarement fait l’objet d’études empiriques. L’objectif du premier article est donc de tester ces modèles en utilisant deux stratégies de régulation émotionnelle provenant du modèle de James J. Gross, soit la suppression expressive et la réévaluation cognitive. Un échantillon de 292 femmes provenant majoritairement d’une population non clinique universitaire a complété le Toronto Alexithymia Scale-20 items, le Emotion Regulation Questionnaire et le Eating Disorder Inventory-2. Les résultats des médiations proposent que la suppression expressive prédit positivement les traits de personnalité alexithymiques, ce qui prédit positivement les CAAR. Inversement, la réévaluation cognitive prédit négativement les traits de personnalité alexithymiques, ce qui prédit ensuite négativement les CAAR. Ces résultats suggèrent qu’il pourrait être pertinent d’intervenir sur certains mécanismes potentiellement précurseurs de l’alexithymie afin de favoriser la diminution d’agirs comportementaux comme les CAAR. Les résultats de cette première étude ouvrent la réflexion sur des pistes d’intervention concrètes pouvant être mises en application auprès des personnes souffrant de CAAR. En effet, les résultats de cette thèse suggèrent qu’il pourrait être important d’aider l’individu à diminuer l’évitement/la suppression de ses émotions pour plutôt encourager leur exploration. Il est possible d’émettre l’hypothèse que ce type d’intervention permettrait, avec le temps, la diminution des traits alexithymiques, ceci en favorisant la formation de représentations mentales des émotions. Conséquemment, la diminution de décharges somatiques comme les CAAR pourrait s’en suivre. L’implication des résultats pour les thérapies de différentes approches (p.ex. psychodynamique, cognitivo-comportementale et basée sur la mentalisation) est ensuite discutée. Afin de préciser l’étude de la régulation émotionnelle dans les CAAR, le second article a pour but d’identifier les émotions jouant un rôle particulier au sein de ces comportements. Pour ce faire, cet article, qui comprend deux études, s’intéresse aux liens entre les catégories émotionnelles distinctes du modèle des émotions différentielles d’Izard (p. ex. tristesse, joie) et les CAAR. La première étude a pour objectif d’explorer l’association entre les émotions-traits et les conduites alimentaires de recherche de minceur et boulimiques. Un total de 244 femmes provenant en majorité d’une population non clinique universitaire a complété le Eating Disorder Inventory-2 et le Differential Emotion Scale-trait version. Les analyses de régression démontrent que le modèle d’Izard prédit significativement les conduites de recherche de minceur et boulimiques. La contribution unique de chaque émotion-trait est ensuite étudiée. Les résultats indiquent que la honte est la seule émotion qui reste un prédicteur significatif des conduites de recherche de minceur et que seuls la culpabilité, le mépris et l’hostilité dirigée contre soi demeurent des prédicteurs significatifs des comportements boulimiques. Pour sa part, la seconde étude a pour but d’explorer l’association entre les émotions-états et les CAAR. Un total de 155 participantes provenant de l’échantillon de la première étude a complété un questionnaire leur demandant de rapporter par écrit un comportement de restriction ou de boulimie ayant eu lieu dans le passé. Elles ont ensuite complété le Differential Emotion Scale-state version. Les analyses descriptives démontrent que nonobstant la nature du comportement, la tristesse est l’émotion vécue la plus intensément par les participantes avant l’épisode rapporté. De plus, une comparaison de groupes a révélé que les personnes ayant décrit un épisode de boulimie ressentent significativement moins de joie et d’intérêt avant l’épisode que celles ayant rapporté un comportement restrictif. En résumé, les résultats suggèrent tout d’abord que les émotions négatives semblent jouer un rôle important au sein des CAAR. En ce sens, cet article appuie les recommandations de certains chercheurs à l’effet que l’intervention auprès des personnes ayant des CAAR nécessite d’inclure des volets dédiés à la régulation des émotions. Toutefois, ces études vont encore plus loin en proposant qu’il pourrait être pertinent de développer des interventions ciblées et concrètes permettant la gestion d’émotions ou de patrons d’émotions qui jouent un rôle prédominant auprès des différents CAAR.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.002 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".