Auctoritas, auteur et autorité chez Diderot. A propos de quelques épigraphes
Bibliographic record
Abstract
Diderot interroge de bien des manières les notions d'oeuvre et d'auteur. Ses textes nous entraînent au-delà des représentations habituelles que de telles notions présupposent : par exemple, l'idée qu'une oeuvre forme une unité logique, qu'elle peut être circonscrite, qu'elle s'achève avec la dernière ligne ; l'idée que son auteur en est l'unique dépositaire, qu'il lui confère une seule et même autorité. Au contraire, les oeuvres de Diderot ne sont « oeuvres » que parce qu'elles « opèrent », au sens où elles transforment de l'intérieur les catégories d'auteur et de lecteur, défaisant du même coup les limites entre texte et paratexte, entre centre et périphérie. Ce travail de déconstruction critique est l'effet d'une remise en cause de l'ordre du propre : du côté de l'oeuvre, ces textes refusent la conformité à un genre approprié, de même qu'ils réfutent le partage du littéraire et du philosophique ; du côté de l'auteur, ils mettent en scène de nouvelles appropriations, ils font intervenir non pas une voix, mais plusieurs voix, y compris des voix parasites. Le désordre semble alors y régner : les interruptions se bousculent et le sens, en tant que modalité univoque et définitive, semble souvent détourné ou reformulé. Notre idée est que cette déconstruction est profondément liée à la conception que Diderot se fait de la création « littéraire ». Il y a chez lui une absence d'oeuvre 1 au profit d'expériences de pensée qui mobilisent à chaque fois de nouveaux protocoles de lecture et d'écriture, en modifiant la situation de l'objet regardé comme le point de vue du sujet regardant, en instillant partout le questionnement et le doute. Il y a peut-être aussi une absence d'auteur, au sens où l'autorité d'une instance unique de discours est constamment désavouée, au point qu'on ne sache plus qui parle, ni où se situe la voix auctoriale.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.013 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.011 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".