Expériences de pensée et pensée du possible, de Fontenelle à Rousseau
Bibliographic record
Abstract
La pensée des Lumières s’est régulièrement plu à faire reposer sa force de conviction sur diverses expériences de pensée. En s’appuyant sur la typologie générale proposée par Stéphane Chauvier (Le sens du possible, 2011), on propose de distinguer d’abord des expériences de pensée empathiques particulièrement fréquentes dans la pensée empiriste et sensualiste : pour faire accéder à une connaissance que le lecteur porte en lui sans le savoir, l’expérience de pensée doit alors agir comme un filtre appauvrissant intentionnellement le réel afin de mieux mettre en valeur l’élément qu’il s’agit de faire voir en pleine lumière. Les expériences de pensée exploratrices, quant à elles, ne cherchent plus à dissiper une confusion ou à dévoiler une réalité occultée, mais à faire accepter « des énoncés nomiques que la réalité se refuse à illustrer » (S. Chauvier). De Fontenelle à Diderot, une part essentielle de la pensée des Lumières invite ainsi à concevoir des possibles dépassant la sphère du connu. Dans ce panorama, une place spécifique doit être accordée à Rousseau, non seulement parce que l’expérience de pensée et la pensée du possible occupent chez lui une place considérable, mais parce que, dans son oeuvre, l’expérience de pensée tend à articuler un élément de simulation empathique et une visée exploratrice. Avec Rousseau, l’expérience de pensée n’ouvre plus à la spéculation : elle ménage avec le réel un rapport de distance critique qui invite à discerner en lui tous les possibles qu’il recèle.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.011 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".