Bibliographic record
Abstract
Historiquement, le financement des universités au Québec et au Canada a reposé pour l’essentiel sur des fonds privés : droits de scolarité, contributions des Églises ou de communautés religieuses, philanthropie des diplômés, des bienfaiteurs et des entreprises. L’État intervient particulièrement pour faciliter les immobilisations ou, comme le fait le gouvernement fédéral, pour subventionner la recherche. Au milieu du XXe siècle, les universités ont des besoins financiers dont l’importance croît sans cesse et elles pressent les gouvernements, en particulier celui d’Ottawa, de délier les cordons de leurs bourses. En 1951, la Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences, instituée deux ans plutôt par le gouvernement du Canada, coprésidée par le P. Georges-Henri Lévesque, fondateur de la Faculté des sciences sociales de Laval, remet son rapport. Selon la Commission, si les universités sont des institutions provinciales, leur rayonnement dépasse largement les frontières des provinces. En conséquence, la Commission recommande que « le gouvernement fédéral apporte annuellement des contributions financières à l’œuvre des universités au prorata de la population de chacune des provinces du Canada ». Le gouvernement d’Ottawa accepte volontiers la recommandation et le parlement fédéral vote une loi autorisant un tel financement. Il en résulte un grave conflit constitutionnel entre Ottawa et Québec, le premier ministre Maurice Duplessis interdisant aux universités québécoises, avec l’appui des milieux nationalistes, d’accepter les subventions fédérales. Le conflit sera finalement résolu, à l’automne 1959, par Paul Sauvé pendant son bref mandat comme successeur de Duplessis.Parmi les universités québécoises, McGill est particulièrement indisposée de l’attitude du gouvernement provincial ; avec les universités des autres provinces canadiennes, elle s’est employée au fil des ans à convaincre le gouvernement fédéral de ses responsabilités à l’endroit de l’enseignement supérieur ; en outre, se percevant comme membre du réseau informel des universités canadiennes de langue anglaise, McGill se sent singulièrement désavantagée dans sa concurrence naturelle avec ses consœurs qui, elles, bénéficient des généreuses subventions fédérales. McGill ne ratera donc aucune occasion de formuler ses convictions de la légitimité des subventions fédérales.Une occasion lui en est notamment fournie par les travaux de la Commission royale d’enquête sur les problèmes constitutionnels, mise en place en 1953 par Duplessis, soucieux de trouver des moyens de contrer l’interventionnisme centralisateur du gouvernement fédéral dans des domaines de juridiction provinciale. Le mémoire de l’Université McGill à la Commission présidée par le juge Thomas Tremblay s’emploie donc à démontrer la légitimité des subventions fédérales aux universités. Par-delà la question des subventions se manifeste aussi une vision du rôle « national » (entendre à l’échelle canadienne) des universités et de l’importance pour préserver leur autonomie de diversifier leurs sources de financement.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.012 | 0.009 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.003 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.019 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".