49. L'université nouvelle et l’intégration des disciplines artistiques
Bibliographic record
Abstract
Les arts visuels et d’interprétation sont peu présents dans les universités québécoises. Certes, Sir George Williams compte un département d’arts plastiques et la musique s’enseigne dans certains établissements ; cependant, l’enseignement artistique supérieur relève pour l’essentiel d’établissements extérieurs à l’université : les écoles des beaux-arts, instituées par le gouvernement du Québec dans les années 1920, de même que divers conservatoires (musique, théâtre) également créés par le gouvernement. La commission Parent s’intéresse à la question de l’enseignement des arts, mais essentiellement en regard de l’enseignement primaire et secondaire. Cet état de choses, de même que des incertitudes croissantes sur la nature et les débouchés de l’enseignement artistique supérieur suscitent une grande agitation chez les étudiants de l’École des beaux-arts de Montréal : une première grève éclate en 1965, suivie d’une deuxième en 1966, qui se répand dans plusieurs établissements voués à la formation en arts et qui se cristallise autour de la revendication d’une commission d’enquête pour examiner l’ensemble de la problématique. Le gouvernement en accepte l’idée et constitue une Commission d’enquête sur l’enseignement des arts au Québec dont la présidence est confiée au sociologue de l’Université de Montréal Marcel Rioux (1919-1992).La Commission examine l’ensemble de la question de la formation en arts, de la maternelle à l’université, et elle dépose en 1968 un rapport en deux volumes, assorti de près de 370 recommandations. Pour la commission, le Québec, comme le reste des pays industrialisés, est appelé devenir une société « postindustrielle ». L’éducation doit donc chercher à préparer, non plus des êtres humains sachant s’adapter souplement aux impératifs de la société industrielle, mais qui « puissent donner un sens à leur vie et contribuer à créer une nouvelle culture ». La culture doit cesser d’être le propre de l’élite et devenir un milieu où baignent tous les êtres humains. Cette vision renouvelle les perspectives : les arts, pour la Commission, doivent être compris comme un mode de connaissance accessible à tous et la formation par les arts doit permettre à chacun d’exploiter pleinement sa créativité.La commission Rioux recommande donc d’intégrer aux universités « tous les enseignements artistiques de niveau supérieur », que des départements d’arts existent dans toutes les universités et que « l’on institue, au départ, dans au moins un campus universitaire un éventail complet des disciplines artistiques ». Mais la Commission cherche aussi à élargir le sens même de l’université qui doit devenir « créatrice, inventive et prospectrice », qui doit « s’adresser à l’homme complet ».Il faut que l’université « vise à l’union de la science et de l’art, du penser et du faire ». L’université, ajoute encore la Commission, si elle se veut adaptée aux exigences de la société postindustrielle, « intègre tous les éléments de la culture et ne privilégie pas indûment un seul type de démarche intellectuelle ». Le rapport préconise aussi des réorganisations des structures des universités dont la mise en place, en parallèle aux départements traditionnels, des unités responsables des programmes d’études, ce que l’on appellera, dans l’Université du Québec, des « modules ». Il y a donc, dans le rapport Rioux, une volonté de transformation en profondeur de l’université, notamment par l’intégration des arts et de toute la dynamique du faire, une volonté d’une université nouvelle et différente qui, par opposition à la seule formation d’une main-d’œuvre hautement spécialisée ou à la recherche ordonnée au seul développement économique, soit capable de former des êtres humains « nouveaux », « normatifs », c’est-à-dire créateurs de leurs propres valeurs et normes, et aussi pleinement épanouis que possible. Dans ce contexte, le rapport Rioux esquisse une vision de l’université qui s’éloigne de la vision humaniste traditionnelle, centrée sur le seul « penser », pour aborder aux rives d’une vision utopique de l’université.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.019 | 0.013 |
| Scholarly communication | 0.011 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.004 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.041 | 0.006 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".