Rôle du français dans l’accès aux services de santé et dans l’intégration des immigrants francophones de Sudbury au Canada
Bibliographic record
Abstract
Les tendances démographiques du Nord de l’Ontario sont inquiétantes à plusieurs égards : vieillissement de la population, taux de natalité inférieur au taux de mortalité, émigration des jeunes et de la population active vers d’autres régions. Afin de contrer certaines des conséquences négatives que cela pourrait avoir sur la communauté francophone et le développement socioéconomique de la région, l’immigration est considérée comme une solution. Or, pour que des immigrants, d’une immigration volontaire ou forcée, puissent s’installer, s’adapter et s’intégrer dans un nouvel environnement tout en y contribuant sur les plans démographique, culturel, politique, social et économique, il est indispensable qu’ils puissent accéder à divers services, notamment aux services de santé. Il importe également qu’ils puissent réussir à s’intégrer sur le plan socioprofessionnel, car de cela dépendent leur survie, leur épanouissement ainsi que le niveau de leur contribution dans leur communauté. Basé sur des recherches documentaires, cet article tente de comprendre si le fait d’être locuteur du français est un atout ou au contraire un handicap dans l’accès aux services de santé et dans l’intégration socioprofessionnelle des immigrants francophones qui choisissent de s’établir dans le Nord-est ontarien et plus particulièrement à Sudbury. À partir de données statistiques, l’article présente quelques enjeux de la décroissance de la population francophone en Ontario, décroissance qui entraine la promotion de l’immigration francophone dans la province et plus particulièrement dans le Nord de celle-ci. Il donne aussi un aperçu de l’immigration générale et francophone au Canada. Ensuite, l’article montre qu’en dépit de la Loi sur les services en français de l’Ontario, l’accessibilité et la qualité des services de santé en français laissent à désirer. En effet, même si des améliorations sont survenues depuis l’entrée en vigueur de cette Loi en 1989, la disponibilité et la qualité des services de santé en français ne sont garanties ni pour l’ensemble des francophones ni pour les immigrants francophones vivant en situation linguistique minoritaire à Sudbury. L’article présente quelques conséquences de cette situation pour les bénéficiaires et pour les prestataires des services de santé. Pour ce qui est du rôle du français dans l’intégration des immigrants francophones, cette contribution s’intéresse surtout au volet emploi et à son pendant chômage afin de voir quelle influence peut avoir sur eux le fait d’être francophone dans le Nord ontarien et à Sudbury. Il appert que « Les immigrants d’expression française à l’extérieur du Québec affichent des taux de chômage plus élevés que les francophones nés au Canada et que les immigrants non-francophones » (IRCC, 2017). La situation n’est pas différente dans le Nord de l’Ontario pour les immigrants récents, même si « il est plus probable que les immigrants dans le Nord ontarien possèdent ou dépassent la scolarité requise pour l’emploi » (Zefi, 2019). Cette situation est encore plus pernicieuse pour les immigrants non-caucasiens ou issus de communautés ethnoculturelles. Or, selon le recensement de la population de 2016, les immigrants francophones récents de l’Ontario sont majoritairement originaires d’Afrique41% pour l’Ontario et 76% pour le Nord de la province et 57% de ces immigrants récents du Nord de l’Ontario se sont établis à Sudbury (IPN/NPI, 2019). Nous pouvons donc en déduire que l’intégration professionnelle de ces immigrants francophones n’est pas chose aisée. Par conséquent, même si langue française est un atout, sa seule maitrise ne suffit pas à garantir un accès efficace aux services et une intégration socioprofessionnelle ni dans le Nord de l’Ontario, ni à Sudbury où l’anglais demeure la langue majoritairement utilisée. Il est donc nécessaire que les futurs immigrants désireux de s’installer dans ces régions soient conscients de cela, mais aussi et surtout que des dispositions concrètes soient prises pour faciliter leur intégration. Pourquoi les attirer si on ne peut favoriser leur intégration ?
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.010 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".