Notre plaine et les leurs... : images du Manitoba et de la France chez Gabrielle Roy
Bibliographic record
Abstract
Entre la plaine canadienne («Le Manitoba»), où une eau sage nourrit à la fois d’abondantes récoltes et d’adorables mirages, et les finistères salins de Bretagne («Sainte-Anne-la-Palud») et de Camargue («La Camargue»), plaines gorgées d’une «eau malsaine», Fragiles lumières de la terre évoque non seulement la distance physique entre deux continents mais celle aussi entre le paradis enfantin revisité, niché au «milieu du monde», et deux espaces saumâtres, excentrés, à la fois marqués par la guerre et voués à la pire modernité. Notre étude des modes d’organisation interne du descriptif dans ces trois reportages va privilégier trois opérations recensées par les théoriciens: l’ancrage, la reformulation et l’assimilation. L’examen de l’ancrage, celui surtout du mot-légende qui accompagne le thème-titre, permet ici d’assigner au descriptif une fonction positionnelle qui l’indexe à un genre spécifique: l’idylle pour «Le Manitoba», l’élégie pour «Sainte-Anne-la-Palud» et «La Camargue». Mais le marquage générique initial des trois textes est remis en question à travers l’opération de reformulation. La description idyllique du Manitoba débouche sur une conclusion saumâtre, rejoignant ainsi l’esprit des deux autres, qui, à leur tour, vont glisser de l’élégie à la polémique. Or, ce dernier mot va retrouver son sens originel lors de l’étude des opérations d’assimilation: comparaisons et métaphores s’organisent ici en allégories de la guerre et de la paix. La gestion de ces trois opérations descriptives dans les textes à l’étude appelle la métaphore camusienne de l’exil et du royaume. À première vue, la plaine manitobaine figure le royaume; celles du Finistère breton et de la Camargue représentent l’exil. Mais ce royaume qu’est le Manitoba n’est pas à l’abri de l’amertume. Une prise de conscience s’impose: nul royaume, fût-il paradis d’enfance, n’est désormais dissociable de l’exil.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.008 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.008 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".