Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: Francophonies d'Amériqueby Corina Crainic Laurence Clerfeuille Crainic, Corina, coordonnatrice. "Entre solitudes, contraintes et aspirations: de l'Acadie, des Caraïbes et de la Louisiane." Francophonies d'Amérique, no 49, Gatineau, Québec, Presses de l'Université d'Ottawa, printemps 2020. ISBN 9782760329997. 175 p. Ce numéro thématique de Francophonies d'Amériquedirigé par Corina Crainic, chercheuse à l'Institut d'études acadiennes de l'Université de Moncton, comporte six articles, suivis de quatre recensions. La "Présentation" claire, concise et perspicace de Rémi Léger, chercheur à l'Université Simon Fraser, donne le contexte nécessaire pour mieux comprendre ce qu'accomplit la revue: pluridisciplinaire, elle étudie la présence de la langue française en Amérique du Nord et a depuis plusieurs années opéré des changements qui méritent d'être salués. D'abord, la revue n'est plus [End Page 202]organisée autour de quatre blocs régionaux (Acadie, Ontario, Ouest canadien et États-Unis) et, surtout, elle inclut à présent les Caraïbes, comme l'indique le titre de ce numéro. Ces remarques de Léger se vérifient avec délectation puisque la revue fait le choix de positionner les Caraïbes au centre des francophonies des Amériques, et jamais dans la marge ou dans l'oubli. Le dossier comprend effectivement trois articles consacrés respectivement aux romans haïtiens publiés au Québec; à une revue annuelle pluridisciplinaire publiée à Haïti depuis 2012 et qui rassemble des textes remettant "en question le concept d'insularité, qu'il soit géographique ou identitaire" (88); et à des ouvrages antillais. On note également le retour constant de cadres théoriques inspirés des travaux d'Édouard Glissant dans l'analyse de contextes extérieurs à l'aire géographique des Caraïbes; ce qu'illustre l'article de Bruce sur l'Acadie, mais aussi sur la Louisiane, car ces zones géographiques francophones sont forcément en contact. En d'autres termes, les liens établis ne concernent pas uniquement Haïti et la Martinique, mais bien Haïti, le Québec, la Martinique, l'Acadie et la Louisiane entre lesquels s'établissent naturellement des ponts, ce qui permet aux auteurs d'éviter l'essentialisme géographique. Léger précise à juste titre que ces études permettent de "mieux comprendre les terrains de rencontre mais aussi de rupture entre ces trois aires francophones minoritaires et marginalisées" et conclut que ce numéro en particulier est celui qui "répond le mieux à une conception des plus inclusives des francophonies d'Amérique" (10). On l'aura d'ores et déjà compris, les amalgames faciles sont remplacés par des analyses nuancées tout au long du numéro. Le dialogue établi entre les différentes études du dossier permet une lecture fluide et passionnante. Si certains numéros thématiques le sont parfois de façon quelque peu artificielle, celui-ci relève en effet le défi d'explorer son sujet avec des articles qui se complètent et offrent des dialogues productifs. Dans l'"Introduction," Crainic explique notamment son projet de réflexion sur les zones francophones des Amériques, qu'elle conçoit à la fois comme proches dans leurs réalités et leurs défis et comme concrètement éloignées, du fait de leur emplacement géographique. Ce projet s'articule donc "autour d'une pensée de la rencontre d'imaginaires, de sensibilités et d'aspirations de personnes, de collectivités et de peuples divers qui ont eu à se côtoyer, à se découvrir parfois et, dans certains cas, à subir des changements radicaux" (11). Crainic rappelle le phénomène de création et de créativité propre à ces francophonies et met ainsi l'antillanité de Glissant au centre de son analyse d'une "francité des Amériques qui trace les horizons des failles tout autant que ceux des possibilités" (20). Crainic donne ainsi brillamment le ton au numéro en inscrivant les Caraïbes au centre d'une réflexion intellectuelle qui les replace dans les francophonies des Amériques. Si elle souligne les...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.098 | 0.022 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".